Catégorie : Journal du collège

La couverture du dernier numéro du journal du collège

Couverture de delacour n°13

J’ai pris la décision d’arrêter d’encadrer le journal du collège, Des nouvelles Delacour, à la fin de l’année. L’équipe de rédaction donc fière de présenter la couverture de ce  treizième et dernier numéro du journal, dont l’aventure a débuté en janvier 2015 suite à l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo.
Il s’agit de ma seconde expérience de journal de collégiens, puisque j’en avais déjà encadré un au collège Courbet de Gonfreville l’Orcher durant les deux ans où j’y avais enseigné. L’expérience est positive, mais c’est un projet lourd car la mise en page n’est pas à la portée d’élèves de collège ou du moins, le nombre de journalistes interdit de leurs confier le travail, à moins de bénéficier d’un réseau performant. Ce qui est surtout décevant, c’est de ne pas avoir réussi à  faire vivre ce journal en dehors du cercle des élèves journalistes et de leurs familles, la participation et la lecture du journal n’intéressant pas vraiment la communauté éducative.

L’avant dernier numéro du journal du collège

Pages de delacour n°12 réduit

delacour n°12 

Il y aura encore un numéro du journal au mois de juin, qui devrait sortir au moment de la matinée porte ouverte du collège. J’ai prévenu les élèves que je ne poursuivrai pas l’encadrement du club journal l’an prochain. J’envisage à la place un club de jeux de société liés à l’histoire, la géographie et l’éducation civique. A moins que le journal ne se transforme en « journal télévisé », mais je n’en suis pas du tout sûr.

Le onzième numéro du journal du collège

Voici le nouveau numéro Des Nouvelles Delacour, écrit par une quinzaine d’élèves du collège de Clères. Pour cette année, nous avons décidé d’un changement de formule, afin d’adopter un style graphique plus proche du format magazine. Par ailleurs, nous allons sortir trois numéros par an au lieu des cinq des deux années précédentes.

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Initiation au métier d’historien en quatrième

A la suite de l’étude des registres paroissiaux présentés ici,les élèves de chacune de mes quatrièmes ont rédigé un article pour le journal du collège en utilisant l’application d’écriture collaborative Framapad. L’étude des registres a duré deux heures, chaque groupe de 4 élèves ayant un extrait à étudier (Le Havre, Dieppe, Yvetot et Fécamp) et l’écriture des articles, en classe entière, deux heures également.

LA RELIGION AU CENTRE DE NOS VIE AU XVIIIE SIECLE

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La première page du registre paroissial de Neuville à Dieppe pour l’année 1714

Pendant deux séances d’histoire, nous avons étudiés des registres paroissiaux sur internet. Monsieur Auger nous a envoyé sur internet sur un site avec des archives de Dieppe, Rouen, Fécamp, Le Havre et Yvetot. Nous avons d’abord décrit les registres paroissiaux, puis nous avons complété des tableaux en notant les mariages, les baptêmes et les décès de l’année 1714. Nous avons enfin construit un graphique avec le taux de mortalité des personnes de l’époque.
En France, les registres paroissiaux existent depuis la fin du Moyen Âge. Les actes de baptême, les actes de mariage et les actes de décès y sont rédigés. L’Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 a rendu obligatoire la tenue de ces registres, en français, par les curés des paroisses. Les registres devaient être déposés, chaque année, au greffe du bailliage ou de la sénéchaussée. A chaque fois que quelqu’un était baptisé, se mariait ou mourait, le curé devait préciser dans un cahier le nom des personnes et des témoins de l’acte et leur âge. A cette époque le baptême était obligatoire car selon la religion chrétienne, ne pas être chrétien amenait en enfer. Tout tournait autour de la religion, le mariage était aussi obligatoire si l’on désirait vivre en couple.
Il y avait plus de décès que de mariages ou de naissances dans les registres que nous avons étudié.. L’étude des registres nous a en effet appris qu’au XVIIIe siècle, les personnes mouraient très jeune car il n’avait pas vraiment de médicaments et l’espérance de vie était très courte : avoir 40 ans c’était être très vieux pour eux. En construisant les graphiques nous avons vu que les nouveaux nés mouraient très souvent avant l’âge de 4 ans. La plupart des gens vivaient dans la pauvreté, les gens travaillaient beaucoup mais gagnaient peu d’argent pour payer de nombreux impôts. Ils se nourrissaient donc très peu et mouraient parfois de faim.

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Le parrain et la marraine du baptisé ont signé d’une croix

Plusieurs fois dans les registres, nous avons observés que les personnes qui ne savaient ni lire, ni écrire, devaient mettre une croix pour signer. L’orthographe des mots était aussi très différente d’un registre à l’autre.
En plus des historiens, Les registres paroissiaux permettent à ceux que cela intéresse de voir ce qui c’est passé dans leurs familles avant leurs naissances.
Aujourd’hui, et depuis la Révolution française, les registres paroissiaux n’ont été remplacés pas l’état civil. Maintenant on a aussi des livrets de famille que l’on peut garder chez soi.
Le lien du site des archives départementales que nous avons utilisé :
http://www.archivesdepartementales76.net/documents/Media/demographie_ancien_regime/accueil.html

Les élèves de 4e2

MAIS COMMENT FONT DONC LES HISTORIENS ???
Vous êtes – vous déjà demandé comment les profs d’histoire savent ce qui s’est passé avant ? Comment être sûr de ce qu’ils racontent ? Après deux heures de recherches, nous allons vous l’expliquer de A à Z. En prenant exemple des paroisses de Dieppe, d’Yvetot, du Havre et de Fécamp au XVIIIème siècle, nous avons effectué le travail des historiens et observé l’espérance de vie sous l’Ancien régime et beaucoup d’autres choses .Nous allons vous présenter toutes les informations que nous avons récoltées. Vous verrez ainsi que les profs d’histoire ne racontent pas des mensonges. Dans la suite de cet article vous allez également apprendre ce qu’étaient les registres paroissiaux, et à quoi ils servaient.
C’est dans les différentes paroisses que les curés tenaient des registres paroissiaux. Une paroisse est un ensemble d’habitations dirigés par une église. Les registres paroissiaux sont des cahiers où il est marqué les différents actes de baptêmes, de mariages et de décès avec les dates dans chaque paroisse. Le registre est écrit par le curé.
Les registres que nous avons étudié datent du XVIIIe siècle, les premiers registres ont fait leur apparition au Moyen – Age. Les registres paroissiaux ont été créés afin de garder une trace des baptêmes, des mariages, des naissances et des inhumations (décès) ; tout ça dans l’ordre chronologique. C’est grâce à cela que aujourd’hui, nous pouvons avoir tous ces renseignements. A l’époque , les registres servaient à garder une trace de tous ces actes pour être sûr qu’ils avaient bien été exécutés parce qu’ils étaient obligatoires; par exemple pour se marier, il était obligatoire d’être baptisé afin de se marier dans les années à venir. Ces registres servaient également à compter la population.
Grâce à l’étude des registres, nous avons constaté que les personnes mouraient jeune au XVIIIe siècle, avec une espérance de vie de quarante ou cinquante ans. Beaucoup d’enfants mouraient à la naissance à cause des maladies, des guerres et des famines. La plupart des gens étaient analphabètes et signaient le registre avec une croix car il n’y avait pas d’école à l’époque.

Les élèves de 4e1