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Une rencontre sur Vidal de la Blache

(mon exemplaire date de 1908)

La BNF François Mitterrand organise une rencontre sur l’héritage du géographe Paul Vidal de la Blache (1845-1918), le mardi 14 novembre 2018 de 14h30 à 17h15.
Paul Vidal de la Blache est l’auteur du Tableau de la géographie de la France, publié en 1903 comme premier tome de la série Histoire de France d’Ernest Lavisse. Considéré comme l’un des inventeurs de la géographie à la française, son oeuvre s’est diffusée largement via l’école du début du XXe siècle avant d’être peu à peu remplacée par d’autres visions de la géographie.

Les interventions prévues :
– La collection de cartes murales Vidal-Lablache par Olivier Loiseaux, Chef du service des acquisitions et des collections géographiques au département des cartes et plans de la BnF.
– Comment parler d’un territoire perdu ? par Bertrand Tassou, Chargé de collections en géographie au département Philosophie, histoire, sciences de l’homme de la BnF
– Vidal de la Blache : quelles ouvertures contemporaines ? Table ronde animée par Sylvain Allemand, journaliste, essayiste, avec Marie-Vic Ozouf-Marignier, Directrice d’études à l’EHESS, Directrice du Groupe de géographie et d’histoire des territoires, de l’environnement, des ressources et des sociétés (GGH-TERRES), Marie-Claire Robic, Directeur de recherche émérite au CNRS, laboratoire épistémologie et histoire de la géographie (EHGO) et Jean-Louis Tissier, UMR Géographie-Cités, professeur émérite de géographie à l’Université Panthéon-Sorbonne.
Débat suivi d’échanges avec la salle jusqu’à 17 h
– Clôture par Thierry Grillet, directeur de la Diffusion culturelle à la BnF

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Reconstruction de 31 écoles à Marseille pour un milliard d’euros

Régulièrement critiquée à propos du délabrement de nombreuses écoles publiques, la ville de Marseille a voté, lundi 16 octobre, un plan massif de reconstruction d’un montant d’un milliard d’euros. Le projet repose sur des partenariats public-privé qui permettront à la municipalité de confier la totalité du projet, du financement à la construction, à des entreprises privées. La ville leur versera ensuite des loyers pour un montant d’environ 41 millions d’euros par an pendant vingt-cinq ans, soit un coût total de 1,04 milliard d’euros.
Le plan prévoit la destruction de 31 établissements vétustes, construits dans les années 1960, et leur remplacement par 28 nouvelles écoles. Six établissements supplémentaires seront également construits en six ans.
En 2016, les témoignages de la part de parents d’élèves et enseignants, décrivant des murs moisis, des classes non chauffées, ou encore des locaux infestés par les rats avait poussé l’État à sommer la mairie, qui accueille 77 000 enfants dans plus de 440 écoles, d’entreprendre des travaux en urgence.

D’après un article du Monde.fr

Accueillir et rejeter

La France va envoyer des missions au Niger et au Tchad pour identifier des personnes pouvant bénéficier du droit d’asile, sur des listes proposées par le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Ces missions menées par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) visent aussi à mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques non éligibles au droit d’asile.
Au total, la France ouvrira sur les deux prochaines années 10 000 places pour ces réfugiés réinstallés depuis le Niger, le Tchad, mais aussi de Turquie, du Liban et de Jordanie. Parmi eux, 3000 seront issus des «missions de protection avancées» de l’Ofpra au Niger et au Tchad qui débuteront dans les prochaines semaines.
Mais dans le même temps, le gouvernement compte aussi réaliser des modifications législatives et réglementaires dans les prochaines semaines pour rapprocher sa politique d’organisation de l’asile avec celle de l’Allemagne, afin notamment d’expulser de manière beaucoup plus rigoureuse les migrants économiques, qui eux n’ont pas droit au statut de l’asile.
Le président Macron a aussi annoncé une augmentation de 10 millions d’euros des concours de la France au HCR et à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), notamment pour appuyer leurs actions en Libye.

D’après un article du Figaro.fr

Pour jouer avec l’histoire le temps d’un week-end

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Les 21 et 22 octobre, le Centre des monuments nationaux propose une nouvelle programmation spéciale pour « Monument Jeu d’enfant » édition 2017.
Abbayes, châteaux, palais ou sites archéologiques se transformeront ainsi le temps d’un week-end en terrain de jeu privilégié pour le plus grand bonheur des enfants, partout en France. L’histoire des monuments se raconte et se comprend de manière ludique et pluridisciplinaire au travers de nombreux ateliers : jeux de piste, visites théâtralisées, musique, danse, arts plastiques, mais aussi art culinaire ou reproduction de cabinets de curiosités.
Les enfants pourront vaincre leur peur en partant à la rencontre des animaux fantastiques qui parent les murs du château de Pierrefonds ou de l’abbaye de Cluny. Devenir tailleur de pierre, fabriquer une cotte de mailles ou son blason en héraldique ? Ce sera possible au monastère de Brou, au palais Jacques Coeur de Bourges ou à la basilique de Saint-Denis. Une histoire de chevalier sans peur et sans reproche conduira les plus jeunes dans les couloirs du château de Châteaudun.
La vie de Marie-Antoinette n’aura plus de secrets pour les visiteurs de la Chapelle expiatoire à Paris, les bonnes manières à table et l’art du dressage non plus à la Conciergerie. Enquête mystérieuse dans les pas de Jean Héroard, médecin de Louis XIII au château d’Azay-le-Rideau, chasse au trésor dans les dédales de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, spectacle de marionnettes pour conter les grandes étapes de la préhistoire sur le site des Eyzies-de-Tayac, spectacle équestre au château de Bouges…
Et bien d’autres choses encore !

Vous trouverez ci-dessous la liste des sites concernés par ces animations.

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Les cantines scolaires, marqueurs des inégalités

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) publie une enquête sur la restauration scolaire, montrant qu’elle est le miroir – sinon l’un des facteurs – d’une école marquée par les inégalités. Plus de neuf établissements sur dix proposent leur propre service de restauration scolaire, mais 30 % des collégiens n’y sont pas inscrits – contre 45% il y a vingt ans. L’enquête a porté sur 3800 collèges et lycées, avec 869 réponses exploitables retenues.
Les élèves issus de familles défavorisées sont environ deux fois plus nombreux (40 %) que ceux issus de familles favorisées (22 %) ou très favorisées (17 %), à ne pas pouvoir  bénéficier des repas de la cantine.
L’inégalité est évidemment encore plus importante dans les réseaux d’éducation prioritaire. Dans les établissements du second degré concernés, les deux tiers des élèves issus de milieux défavorisés ne bénéficient pas de la restauration scolaire. Et en REP +, seul un adolescent sur quatre déjeune à la cantine.
Les raisons de ces inégalités sont évidemment économiques : le prix moyen d’un repas étant de 3,30 euros par enfant (contre 5,40 euros dans le privé). En dépit des efforts consentis par les collectivités, seuls 40 % des chefs d’établissement déclarent qu’une politique tarifaire spécifique est appliquée pour les élèves les plus démunis ; dans la moitié des cas, cela peut aller jusqu’à la gratuité. Un quart des collèges et lycées, seulement, permet une inscription « au ticket » – souplesse pouvant bénéficier aux familles les plus vulnérables.
Si des familles en difficulté peuvent recevoir une aide grâce à des bourses des collectivités territoriales, elles ne font pas toujours valoir leurs droits. Les procédures sont en effet compliquées et n’aboutissent pas toujours selon le Cnesco.

D’après un article du Monde.fr