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Il va falloir rayer l’égalité et la fraternité de notre devise…

Malgré des critiques venues aussi bien de la droite et de la gauche, l’Assemblée nationale a adopté, vendredi 1 juin, le projet de loi « Elan », qui fait passer de 100% à 10% la part de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve.
Les associations représentant les personnes en situation de handicap ont dénoncé une grave régression sociale et une marche arrière sur le principe d’accessibilité universelle.
Les députés ce la majorité se sont félicités au contraire du rétablissement d’un équilibre car le 100% accessible était un excès selon eux. Ils ont osé clamer que le gouvernement est pleinement mobilisé pour la société d’inclusion et déclaré que ce projet de loi permettait le passage « de la taille unique au sur-mesure » : la plupart des logements pouvant évoluer tout au long de la vie via des travaux simples, en cas d’accident ou avec le vieillissement.
Pauvre tentative de justifier l’injustifiable…

A propos du fichier S

Je résume ici les propos de Claude Moniquet, ancien journaliste et spécialiste des questions de sécurité, que vous pourrez lire en intégralité ici.

La Fiche S est un document rattaché au Fichier des Personnes Recherchées (FPR), un outil de la Police Nationale placé sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. L’ensemble du FPR compte des centaines de milliers d’entrées individuelles qui reprennent l’identité de la personne (quand elle est connue), ses alias éventuels, une photographie (quand on en dispose), les faits pour lesquels la personne est recherchée, et la conduite à tenir à son égard. Les sujets y sont classé par catégories – évadés, délinquants et criminels recherchés, mineur en fugue, personnes disparues, etc.
La Fiche S est l’une des catégories du FPR et recense les personnes présentant un risque potentiel pour la Sûreté de l’Etat, quel qu’il soit soit. Cela concerne entre 20 000 et 25 000 personnes . Ce fichage particulier est, le plus souvent, alimenté par la DGSI. L’ensemble des fichés S ne sont donc pas recensés pour faits liés à l’islam radical, ceux-ci représentent entre 12 000 et 15 000 personnes. Les autres personnes fichées S peuvent être des agents d’une puissance étrangère, les sympathisants d’un mouvement terroriste non islamiste (PKK, FLNC), des zadistes, des militants de l’ultra-droite ou gauche, etc.
Nombre de fichés S n’ont jamais commis de délit et sont simplement répertoriés à des fins de « suivi ». Enfin, le degré de dangerosité des fichés varie : on peut retrouver parmi eux un jeune homme qui a tenté à plusieurs reprises de gagner un terrain de djihad comme un imam s’étant « contenté » de proférer des prêches de haine, ou même un individu ayant simplement fréquenté régulièrement un suspect.
Par suivre les personnes potentiellement radicalisée, il existe aussi le Fichier des Signalés pour la Prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Au printemps 2017, le FSPRT comptait entre 16 000 et 17 000 fiches , soit environ 50% de plus que dix mois auparavant. Fichier S et FSPRT ne se recoupent pas spécialement : on peut être « S » mais pas FSPRT….
Les personnes fichées S font, de fait, l’objet d’un « suivi » (avec une évaluation plus ou moins régulière de leur évolution et de leur dangerosité, qui peut aboutir à une destruction de la fiche si l’individu ne s’est plus signalé depuis un certain temps…) puisqu’ils ont été « fichés ». Mais ce document est un simple instrument de travail qui permet, au cours d’une enquête, de savoir que telle personne interpellée est « connue » pour telle raison et est en relation avec telle autre dans telle région, etc. Au passage d’une frontière européenne ou lors d’un banal contrôle de police ou de gendarmerie, la fiche S, permettra de savoir que tel sujet se trouve ou se rend à tel endroit et qu’il est accompagné de telle autre personne.
Sur ces fiches, quelques milliers de personnes font l’objet d’une attention particulière parce que considérées comme potentiellement dangereuses : entre 2000 et 4000 personnes seraient dans ce cas en France. Une surveillance comportant une attention permanente, y compris physique et portant également sur les moyens informatique et la téléphonie de ces personnes est rigoureusement impossible à cette échelle. Pour surveiller de la sorte un seul sujet, entre 25 et 40 fonctionnaires seraient nécessaires sur le terrain, plus un certain nombre d’autres pour exploiter les interceptions techniques ou coordonner le tout : pour suivre l’ensemble des Fichés S, il faudrait entre 300 000 et 500 000 fonctionnaire. Pour appliquer le même traitement aux quelques milliers de personnes potentiellement susceptible de passer à l’acte (admettons toujours qu’ils soient deux mille en France), ce sont entre 50 000 et 80 000 fonctionnaires qui seraient nécessaires. Or, les capacités de surveillance simultanées, en France, permettent de suivre quelques centaines de personnes au plus. Les fichiers apparaissent plutôt comme un outil « de mémoire » que comme le moyen de neutraliser d’éventuels terroriste.

Les conséquences de la politique du président Macron

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Une fois toutes les mesures fiscales et budgétaires prises en compte, il est possible d’estimer dans quelles proportions les différentes catégories de contribuables français bénéficieront ou non de la politique d’Emmanuel Macron. C’est ce qu’a fait l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques, dans une étude publiée le 15 janvier.
Selon ses estimations, les Français les plus riches (5 % de la population), sortiront proportionnellement, nettement gagnants de l’année 2018, avec un gain de 1,6 % de pouvoir d’achat, qui s’explique principalement par la baisse de l’ISF et la mise en place du prélèvement forfaitaire unique. Inversement, la plupart des catégories de ménages verront leur pouvoir d’achat stagner et deux catégories de foyers verront leur niveau de vie diminuer :
– les 25 % de ménages les plus aisés, dont de nombreux retraités pénalisés par la hausse de la CSG ;
– les 5 % de ménages les plus pauvres, à cause de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac. Deux mesures qui répondent à des enjeux de santé publique et environnementaux, mais risquent de les pénaliser plus fortement.

L’OFCE a procédé à une seconde estimation de la situation des mêmes types de foyers à horizon fin 2019 dans son rapport. A cette date, la plupart des catégories de revenus devraient sortir gagnantes de la politique socio-économique du gouvernement, selon l’organisme. Seule exception, les ménages qui se situent parmi les 15 % les plus aisés, toujours à cause de la hausse de la CSG pour les retraités et de la fiscalité écologique.

Les Français les plus fortunés sont donc bien les grands gagnants des premières années de mandat d’Emmanuel Macron. Le président de la République a malgré tout toujours contesté faire des cadeaux aux plus riches, justifiant l’orientation de sa politique par la nécessité de favoriser les investissements dans l’économie française. Mais cet argument est au mieux naïf, puisque rien n’oblige les grandes fortunes bénéficiaires de la baisse de l’ISF à investir.

D’après un article du Monde.fr

 

Il y a des choses que je ne comprends pas !

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Avec 226 000 praticiens en activité au 1er janvier 2018, soit 10 000 de plus qu’en 2012, la France n’a jamais compté autant médecins. Ces chiffres viennent d’un rapport de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé (Drees).
Si le nombre global de médecins a crû de 4,5 % entre 2006 et 2012, en raison notamment d’un desserrement régulier du numerus clausus à l’issue de la première année de médecine, le nombre de généralistes libéraux a baissé de 3,5 % (+ 0,7 % tous modes d’exercice confondus). Au cours de cette même période, le nombre de spécialistes salariés a pour sa part bondi de 13,9 %. 15 % de ces 8600 nouveaux inscrits sont des médecins à diplôme étranger, dont les deux tiers sont des spécialistes salariés, exerçant notamment dans les petits hôpitaux qui peinent à recruter certaines spécialités.
Selon les calculs de la Drees, près de 5,7 millions de Français, soit 8,6 % de la population, résidaient en 2016 dans une commune « sous-équipée » en médecins généralistes, c’est-à-dire avec une accessibilité à des praticiens inférieure de 30 % à la moyenne nationale. Au total, 9142 communes sont dans cette situation.
Les principales zones concernées sont sans surprise les communes rurales périphériques des grands pôles urbains ou les communes hors influence des pôles, Plus étonnant, des espaces urbains sont également touchés. Un quart de la population habitant dans une commune sous équipée en médecins généralistes vit dans un pôle urbain, dont près de 18 % dans l’unité urbaine de Paris.
Cette étude contredit plutôt l’idée communément admise que la France manque de médecins, et notamment de spécialistes.

 

Imitation délictueuse

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Lors des manifestations organisées pour le premier mai à Paris, des bâtiments et des véhicules ont été endommagés par les manifestants qui ont revendiqué leur action comme en témoignent ces deux tracts apposés sur un restaurant Mc Donald, vandalisé et incendié alors que des clients et les employés s’y trouvaient.
L’hypocrisie ou la bêtise des auteurs de ces tracts est sidérante quand on compare leurs écrits et les actes qu’ils cautionnent !

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Je voudrais y croire…

Le texte du rapport Borloo (ancien ministre de la ville), de son vrai nom « Vivre ensemble – vivre en grand la République »  remis officiellement au premier minsitre Edouard Philippe jeudi, compte dix-neuf « programmes » thématiques pour remédier à la situation catastrophique des banlieues françaises. Elus et associations ont imaginés conjointement des solutions dans de nombreux domaines. Voici ceux qui concernent l’éducation et l’enseignement.
– Création de « cités éducatives » :
Le volet scolaire du plan entend remettre l’école et le collège au cœur d’une entreprise globale d’éducation, qui implique des dimensions sociales et culturelles, l’environnement de l’enfant formant un « tout ». Ils formeront une « cité éducative » mettant en réseau tous les acteurs et les lieux qui participent à l’éducation des enfants (centres sociaux, de loisirs, de santé…). Le pilotage de ces cités sera confié au chef d’établissement. L’autonomie de gestion et de budget devra permettre de stabiliser les équipes. Le turnover des enseignants, fléau de l’éducation prioritaire, pourra être régulé par des primes et des avantages décidés à l’échelle de l’établissement. Il s’agit d’une grande nouveauté dans la gestion très centralisée des ressources humaines de l’éducation nationale.
Le plan veut élargir et renforcer les « programmes de réussite éducative », ces réseaux d’acteurs qui prennent en charge de manière « globale » un enfant diagnostiqué à risques en proposant des activités adaptées pendant quelques mois, voire un ou deux ans. Ces programmes sont aujourd’hui sous-dotés et de faible ampleur à l’échelle nationale, puisqu’ils concernent tout au plus 150 000 enfants par an, pour un suivi très court.
– Déploiement de 200 campus numériques :
Au programme, le déploiement de 200 campus numériques, dont chacun est défini comme « un vaste lieu (…) permettant au plus grand nombre un accès total, via les outils digitaux les plus innovants, à une offre de services complète et clairement identifiée : formation, emploi, services publics, culture, aide aux juniors, bénévolat. » Avec un investissement initial d’un milliard d’euros – puis 200 millions de fonctionnement par an – ils entendent notamment s’appuyer sur les jeunes des quartiers, agiles sur le numérique.
Un des principaux objectifs de ces campus est de faire exploser le nombre d’étudiants à distance , dans différents domaines, en espérant notamment former davantage de jeunes aux métiers du numérique, où la demande est forte. L’idée est également de proposer sur ces campus des services publics, comme des cabines de télémédecine ou un accompagnement, pour les personnes moins expérimentées, afin de pouvoir utiliser par exemple les sites Web des administrations.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a cependant déjà qualifié les préconisations de Borloo de base de travail. « Ce n’est pas à Borloo de décider », a-t-il insisté. Selon le Premier ministre, le rapport est destiné à nourrir le futur plan présidentiel  qui sera, on s’en doute, beaucoup moins ambitieux… Les propositions cru rapport étant chiffrées à 48 milliards d’euros !