Catégorie : 6e

A partir de demain, nous vivrons à crédit

A partir du mercredi 2 août, l’humanité vivra à crédit : nous aurons consommé, en seulement sept mois, toutes les ressources que la Terre peut produire en une année. Jusqu’à la fin 2017, pour continuer à boire, à manger, à nous chauffer ou à nous déplacer, nous allons donc surexploiter les écosystèmes et compromettre leur capacité de régénération.
Ce « jour du dépassement de la Terre » est calculé chaque année par le Global Footprint Network, un institut de recherches international basé à Oakland, en Californie. Grâce à de nombreuses données des Nations unies, il compare l’empreinte écologique de l’homme, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre.
Selon ses calculs, la consommation de l’humanité dépasse de 70 % les ressources disponibles. Autrement dit, l’équivalent de 1,7 planète est nécessaire pour assouvir les besoins des humains.

Coup de vieux de 100 000 ans pour l’espèce humaine ?

Entre 2004 et 2016, une équipe internationale de chercheurs a trouvé et analysé plus de 16 restes fossiles d’Homo sapiens sur le site archéologique de Jebel Irhoud, au Maroc (le site, situé entre Marrakech et l’océan Atlantique, a d’abord été une mine, dans laquelle les carriers ont trouvé un premier crâne en 1961), dont ceux de trois adultes, d’un adolescent et d’un enfant. Il y avait également de nombreux éclats de silex brûlés. Ces traces ont été datées d’il y a 300 000 ans, alors que celles qu’on avaient trouvées jusque là dataient de 200 000 ans. Ce sont donc les restes les plus anciens de notre espèce connus à ce jour et ils ne viennent pas d’Afrique de l’est, berceau supposé de l’humanité jusqu’à maintenant.

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Il y a 300 000 ans, plusieurs espèces apparentées coexistent sur la planète – Néandertaliens en Europe, Dénisoviens et Erectus en Asie, Florès en Indonésie et Sapiens en Afrique. De ce buissonnement du genre Homo ne subsiste aujourd’hui qu’une seule espèce, la nôtre, Homo sapiens.

D’après un article du Monde.fr