Catégorie : 6e

Le recul des forêts « sauvages »

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Les IFL (pour l’anglais « Intact Forest Landscapes ») se présentent comme des mosaïques de forêt d’aires d’au moins 500 km² d’un seul tenant, à peu près exemptes de signes d’activités humaines détectables à distance – mais on peut y trouver des chasseurs, par exemple –, essentiellement composées des parcelles boisées, mais qui peuvent aussi englober des marais ou des lacs.
Les images par satellite, notamment produites par Google Earth, indiquent que seules quelques régions du globe abritent encore des écosystèmes forestiers de cette valeur : l’Amazonie, l’Afrique Centrale, le Grand Nord, l’Asie du Sud-Est.
Ces espaces de biodiversité ont diminué globalement de 7,2 % entre 2000 et 2013, soit environ 920 000 kilomètres carrés rayés de la carte. Et cette dégradation s’accélère : en 2011-2013, les pertes étaient trois fois supérieures à celles de 2001-2003.
Sur les 65 pays concernés, le Canada, avec 3 millions de km², la Russie (2,7 millions) et le Brésil (2,4 millions) en représentent les deux tiers. Ces trois pays ont connu de sévères réductions, respectivement de 4,7 %, 4,3 % et 6,3 % par rapport à leurs paysages de 2000. Globalement, 60 % des disparitions sont enregistrées dans les régions tropicales, en particulier en Amérique du Sud (avec 322 000 km² en moins) et en Afrique (101 000 km2).
Souvent situées dans des endroits reculés, perchées dans les montagnes, les écosystèmes intacts, eux, sont au premier chef touchés par l’exploitation forestière, responsable de 37 % de leur disparition, de l’expansion de l’agriculture industrielle mais aussi paysanne (27,7 %), ainsi que de la propagation des feux délibérée ou bien naturelle – surtout dans le sud-est asiatique et en Afrique –, de la création d’infrastructures (routes, pipelines, grands barrages hydroélectriques), de l’extraction de pétrole, de gaz ou de l’ouverture de mines…

D’après un article du Monde.fr

Des exercices interactifs

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Les éditions Belin m’ont proposé de réaliser pour elles une centaine d’exercices interactifs en ligne en histoire entre le début des vacances de Noël et la fin du mois de janvier. Il s’agit d’images à étudier en répondant à trois ou quatre questions correspondant aux programmes des cycles 3 et 4 du CM1 à la 3e.

Ces exercices seront ensuite disponibles sur la plate-forme Digithèque. L’outil de création d’exercices en ligne est simple et intuitif mais je n’ai pas compris s’il est accessible avec un compte enseignant, avec lequel on peut déjà créer des séquences en piochant dans les documents ou les exercices disponibles sur la plate-forme.
Je précise que l’exercice montré dans cet article ne fait pas partie des 100 que Belin m’a commandé. Je l’ai créé avec un document personnel.

Les vêtements d’Ötzi

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J’ai été intéressé dès le départ par la découverte de la momie de cet homme préhistorique dans un glacier et j’ai souvent parlé des découvertes faites à son sujet sur ce blog. Les dernières en date concerne ses vêtements. De toute évidence ils étaient faits d’une sorte de cuir, mais ils sont un patchwork de différentes peaux cousues ensemble et à différents moments. Cela suggère qu’il y a eu de réguliers réassemblages au fur et à mesure que des morceaux s’usaient.

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Il y a de nombreuses choses qui rendent ardue l’étude des anciens cuirs. Tout d’abord, même les échantillons les mieux préservés sont fortement dégradés, rendant méconnaissable la texture de la peau qui pourrait permettre d’identifier l’animal. Et, alors que l’ADN peut survivre des millénaires dans un profond gel glaciaire, le processus même de fabrication du cuir (raclage, chauffage, traitement de la peau avec des acides), détruit souvent le matériel génétique. Mais, alors que l’ADN nucléaire (celui qui se trouve dans le noyau de la cellule) est détruit, l’ADN trouvé dans les mitochondries de production d’énergie de la cellule peut survivre.
Une équipe de scientifiques a utilisé la technique de l’enrichissement mitochondrial sur l’ADN des peaux d’Ötzi. Comme le suggère le nom, cette méthode implique la récolte de l’ADN mitochondrial qui est disponible et utilise des réactifs et des enzymes afin de le concentrer et de l’amplifier.
Ce travail a révélé qu’Ötzi s’était vêtu à partir d’une grande variété d’animaux : ses jambières provenaient de chèvres, son pagne était en peau de mouton et son manteau en peau de ces deux espèces. il y a eu au moins quatre moutons et deux chèvres utilisés dans la production.
Les lacets provenaient de bovins (ils sont semblables aux lacets en cuir des bottes de randonnée modernes) et le carquois était fait avec du chevreuil.
Enfin le chapeau était l’objet qui avait dû demander le plus de temps de travail: il provenait d’un ours brun.
Les génomes retrouvés des bovins, des moutons et des chèvres sont compatibles avec les animaux d’aujourd’hui à travers la plupart de l’Europe. De même, le chevreuil et l’ours brun ont des descendants contemporains dans la région alpine.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Découverte de tablettes romaines à Londres

Lors d’un chantier de fouilles à Londres, des archéologues ont trouvé 400 chaussures, six chaises mais surtout plus de 400 tablettes d’écriture remontant à l’an 43, qui sont les plus anciennes traces de vie de la ville.
Même si la cire utilisée pour écrire a complètement disparu, le bois servant de support contient lui encore des traces. Sur les 407 tablettes, utilisées entre l’an 43 et l’an 80, 87 ont pu être déchiffrées. Elles racontent l’histoire de la création de Londres par les Romains qui venaient à l’époque d’envahir l’Angleterre. Les fines feuilles de bois montrent qu’en quelques années, la ville s’est développée avec de nombreux corps de métier comme des soldats, des juges, des marchands et même un brasseur.

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le nom de Londres écrit sur une tablette

Les tablettes témoignent de nombreux échanges entre des membres de la communauté : des demandes de paiement, des prêts d’argent mais aussi des litiges. Des traces d’écritures et de calculs semblent également prouver l’existence d’une école.
L’état exceptionnel de conservation des tablettes s’explique par le fait qu’à cet endroit, se trouve une rivière souterraine, la Walbrook. Le sol gorgé d’eau étant privé d’oxygène, c’est ce qui a permis aux objets de ne pas s’oxyder au cours des siècles.

Une tombe pour un bateau égyptien ?

Pour les égyptologues, Sésostris III est connu comme le premier à avoir opté pour une autre forme de tombeau que les pyramides,qui disparaîtront définitivement environ un siècle plus tard. Situé dans le centre du pays, à Abydos, sa tombe est pour la première fois entièrement souterraine, et semble annoncer celles de la Vallée des Rois, construite sur ce modèle.

C’est à une soixantaine de mètres de l’enceinte de ce tombeau qu’au début du XXe siècle, un archéologue britannique avait découvert un édifice enterré. Mais l’effondrement de la voûte de celui-ci avait stoppé ses recherches, lui laissant tout de même le loisir d’apercevoir quelques graffitis de bateaux sur ses murs. Il ne revint pas sur les lieux, et la découverte disparut pendant plus d’un siècle sous le sable.
Ce n’est qu’en 2014 que les fouilles reprirent. Une équipe d’archéologues menée par Josef Wegner, de l’université de Pennsylvanie, finit par retrouver l’endroit. Ils mirent alors au jour une grande salle souterraine voûtée, large d’environ quatre mètres et longue de vingt. La construction, en briques crues enduites, est très soignée. Les briques ont la même taille et la même composition que celle de l’enceinte du tombeau de Sésostris III. Ses constructeurs l’avaient visiblement conçu pour qu’il soit totalement dissimulé sous le sable.
En mettant au jour la salle, ils constatent qu’elle est littéralement constellée de graffitis de bateaux. Il y en a 120, et encore, de grands pans de l’enduit des murs sur lequel les dessins sont gravés ont disparu. À première vue, il ne semble pas s’agir pas d’une décoration planifiée à l’avance, mais de dessins sans ordre immédiatement apparent. Et sans doute l’œuvre de plusieurs mains. Plusieurs types d’embarcations sont dessinés, qui vont de simples barques à des bateaux plus équipés avec mâts, voiles, gréements, cabines, roufs, gouvernails, ou encore rames et rameurs. Certains dessinateurs ont visiblement le souci du détail, alors que d’autres se bornent à esquisser coque et cabine en quelques traits.
Que contenait cette salle ? Probablement un bateau. Pas seulement à cause des dessins. Mais aussi parce que les Égyptiens en ont creusé le sol, façonnant un réceptacle parfait pour accueillir la coque d’un bateau d’une vingtaine de mètres de long. Devant l’entrée, ils ont aussi aménagé une rampe en pente douce, sans doute pour l’installer plus facilement. Sur cette rampe, les Égyptiens ont déposé et aligné soigneusement des dizaines de jarres, à l’envers. Les archéologues les ont découvertes pratiquement toutes intactes. Ce qui implique probablement que les Égyptiens les ont ensevelies tout de suite après les avoir déposées. En d’autres termes, elles faisaient peut-être partie du rituel d’enfouissement du bateau. La plupart ne semblaient pas fermées, à part quelques-unes qui portent les traces d’un bouchon en terre crue. Elles ne contenaient sans doute que de l’eau.
La tombe à bateau n’est pas seule. À une dizaine de mètres et alignés avec elle, se trouvent quatre autres édifices un peu plus petits. Ils sont également en briques crues recouvertes d’un enduit blanc. Tous ressemblent à des puits rectangulaires de quelques mètres de profondeur, l’un assez long (cinq mètres environ). Quant au quatrième édifice, son puits permet d’accéder à une petite salle voûtée. Il ne s’agit sans doute pas d’une tombe, elle n’en a pas les proportions. Josef Wegner pense que ces cavités contenaient peut-être d’autres objets provenant du bateau : gréement, voiles, rames, etc.

Cet édifice ressemble beaucoup à un autre fouillé par une équipe française à la fin du XIXe siècle : même cavité souterraine, même voûte, même largeur et presque même longueur. Pas de dessins sur les murs, mais cinq barques d’une dizaine de mètres de long, ainsi qu’une sorte de traîneau ayant visiblement servi à les amener jusque-là, à travers le désert. Elles pourraient avoir servi pour des cérémonies funéraires. Elles étaient peintes en blanc et rouge, d’un revêtement qui n’aurait pas persisté longtemps au contact de l’eau. Ce qui implique qu’elles n’ont guère navigué.

Ci-dessous, les pages relatant la découverte en 1895 :

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Article rédigé d’après celui du blog Dans les pas des archéologues.