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La Côte d’Ivoire et le cacao

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Emplacement traditionnel des différentes cultures en Côte d’Ivoire

Le cacao est un produit d’exportation stratégique pour la Côte d’Ivoire. Il représente 10 % du PIB, 40 % des recettes d’exportation, ainsi que des revenus directs et indirects pour près de 5 millions de personnes, sur 23 millions d’Ivoiriens.
Au total, la campagne cacaoyère 2017-2018 devrait se solder par une production nationale de 2 millions de tonnes (soit près de 35% de la production mondiale), gérée par plus de 3000 coopératives. Parmi cette production, les volumes de cacao vendus aux conditions du commerce équitable sont de plus de 150 000 tonnes en 2017, produites par près de 200 coopératives, rassemblant plus de 120 000 producteurs certifiés.
Mais face à une pauvreté persistante, de nombreuses familles rurales font souvent travailler leurs enfants au détriment de leur scolarité et la Côte d’Ivoire est aussi considérée comme une importante destination régionale du trafic d’enfants en provenance des pays frontaliers. Environ 1,2 million d’enfants ont ainsi été engagés dans la cacaoculture en Côte d’Ivoire en 2013-2014, selon l’Initiative internationale pour le cacao (ICI), une organisation créée par l’industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants dans la filière.

D’après un article du Monde.fr

La culture de l’arachide au Sénégal

Culture historique au Sénégal, introduite par les Portugais au XVIe siècle, l’arachide était le premier produit d’exportation du pays dans les années 60 avant de connaître un déclin dans les années 90 à cause des fluctuations du marché, de la dégradation des sols et de la sécheresse.
La culture de l’arachide demeure toutefois importante dans toutes les régions du pays, mais l’essentiel de la production destinée au marché provient de la partie centrale du pays communément appelée bassin arachidier (régions de Louga, Diourbel, Thiès, Kaolack et Fatick ou elle occupe 45 à 60 % des terres cultivées) et d’une partie de la Haute et Moyenne Casamance.
Lors de la campagne agricole 2017-2018, le Sénégal a enregistré une production record de 1,4 million de tonnes d’arachides. Cette culture occupe près de 70% des actifs dans le monde rural, avec 480 000 ménages cultivant l’arachide selon la Banque mondiale.
La plante occupe une place importante dans le régime alimentaire des familles et ses sous-produits sont utilisés pour l’alimentation du bétail.
L’arachide est aujourd’hui le quatrième produit d’exportation du Sénégal, rapportant chaque année au pays entre 20 et 70 milliards de francs CFA. Pour soutenir les ventes, le gouvernement a suspendu la taxe imposée aux exportations.
La Chine est le principal acheteur de l’arachide sénégalaise mais le gouvernement voudrait développer la transformation de l’arachide sur place.

D’après un article de Jeune Afrique et ce site

Le retour de la famine en Corée du Nord ?

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C’est évidemment le lancement réussi d’un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord qui fait parler d’elle en ce moment, mais une nouvelle crise alimentaire s’annonce dans ce pays, due à la plus grave sécheresse en seize ans. L’ONU craint le retour de la famine, comme celle du milieu des années 1990, qui fit de 600 000 à un million de morts sur 24 millions d’habitants.
Les rations alimentaires des habitants de Corée du Nord viennent d’être officiellement réduites de 400 grammes de céréales à 300 g par jour, soit la moitié du minimum fixé par le Programme alimentaire mondial.
Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les récoltes pourraient chuter de 30 % cette année en raison de précipitations bien inférieures à la moyenne. Les provinces de Pyongan du Nord et du Sud ainsi que celle de Hwanghae, considérées comme le « grenier à riz » du pays, sont durement touchées, estime la FAO dans un rapport, publié le 19 juillet.
Cette chute de la production des denrées de base (riz, maïs, soja), conjuguée à la rareté de l’herbe pour le bétail, entraîne une grave détérioration de la situation alimentaire. Selon la FAO, en 2017, la RPDC devra importer 458 000 tonnes de céréales alors que le volume des importations officielles se situe à 200 000 tonnes. Il reste donc à trouver 258 000 tonnes pour éviter que les couches les plus vulnérables de la population (personnes âgées et enfants) ne soient durement affectées, alors que 2 personnes sur 5 souffrent déjà de malnutrition dans le pays.

Le Tiers – Mondopoly

Voici un « nouveau » jeu (datant en réalité de 1986) pour le club l’an prochain.

Dans cette version altermondialiste du célèbre jeu, vous jouez un paysan du Pérou qui essaye de s’en sortir avec ses cinq petits champs. Le jeu se joue en individuel, mais les joueurs peuvent s’aider et créer des fonds mutuels, se prêter de l’argent à des taux non usuraires, etc.

Chaque joueur devra faire des choix pour son exploitation. Il devra d’abord choisir les cultures qu’il souhaite produire. Il pourra décider, par ailleurs, de faire partie d’une coopérative afin de bénéficier de conseils techniques et d’appuis financiers mais il acceptera alors d’entrer dans le système de solidarité que celle-ci impose. Ensuite, les paysans parcourront l’année en tentant de résister aux divers aléas (climatiques, agressions…) mais profiteront également des aides de la coopérative par exemple, ou des lois éditées en leur faveur.
Ils pourront également, tout au long de l’année choisir de s’impliquer dans la vie de leur village et de leur communauté (défense de leurs droits, construction de diverses infrastructures.) A la fin de l’exploitation (en principe 4 ou 6 années) chacun devra faire ses comptes.

Préserver la forêt en Amazonie

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Trois images, prises par satellite, de la forêt amazonienne acquises respectivement en 1986, 1998 et 2005. Cela montre bien l’importance de la déforestation.

La forêt primaire constitue 30 % du territoire amazonien, contre 60 à 70 % de forêts plus ou moins bien exploitées pour produire du bois d’œuvre (charpente, menuiserie), allant d’une exploitation sélective et durable à une déforestation totale pour y planter des palmiers à huile, du soja ou y élever des zébus à viande.
Des chercheurs ont travaillé sur dix sites expérimentaux répartis dans tout le bassin amazonien et regroupant un total de 79 parcelles sur une surface totale de 380 ha, soit à peu près la surface de 38 terrains de football.
Ils ont cherché à estimer le temps nécessaire après exploitation pour que la forêt reconstitue son stock de carbone initialement contenu dans la biomasse aérienne des arbres (tronc, branches, feuillage) et perdu pendant l’exploitation.
Leur étude révèle d’une part que, avec une intensité d’exploitation raisonnable (5 à 6 arbres sur 500 que contient un hectare), le temps de reconstitution de la biomasse varie entre sept et vingt et un ans. Alors que reconstituer une forêt très exploitée ou totalement rasée nécessite soixante à cent ans.

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Il s’agit donc de trouver un équilibre, à l’échelle de la région, entre la production de bois d’œuvre et le maintien de l’équilibre environnemental. Malheureusement, les pratiques d’exploitation peu soucieuses de l’environnement constituent aujourd’hui l’essentiel de l’activité et les forêts tropicales disparaissent, remplacées par des pâturages ou des plantations industrielles, plus rentables. Il parait donc nécessaire de promouvoir des pratiques de gestion durable des forêts tropicales.

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D’après un article de La Croix.fr

La dernière ferme de Mont Saint Aignan

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Une parcelle agricole de 4 hectares de terres cultivables, située près de la rocade et de la zone d’activités de Mont Saint Aignan, avait été transformée depuis 2012 en un lieu de cultures maraîchères bio et un lieu de vie des militants alternatifs qui refusaient qu’Immochan, la branche immobilière du géant de la distribution Auchan y implante une zone commerciale. On avait entendu parlé de leur combat dans un récent documentaire d’Ariane Doublet passé sur Arte.


Début août 2015, Immochan a effectivement renoncé à ce terrain – devenu en 2014 zone naturelle protégée par la commune à la suite d’un vote du conseil municipal – et a signé un compromis de vente avec des experts paysagistes qui ont formé une SCI familiale et présenté un projet de maraîchage bio et de permaculture.
La Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de Haute-Normandie a obtenu que dans l’acte de vente définitif soit inséré le principe du maintien d’une activité agricole pendant vingt-cinq ans au moins.
En conséquence, les « agriculteurs – squatteurs » ont été refoulé du site ce mercredi 19 août. La Safer  devrait cependant proposer au maraîcher qui travaille actuellement à la ferme des Bouillons un autre terrain dans la périphérie de Rouen.