Étiquette : Photographie

Même planète… Et parfois, même pays !

Ces photographies ont été prises dans le cadre du projet Material World, a global Family portrait, chapeauté par le photographe Peter Menzel dont j’ai déjà étudié les photographies issues du livre Hungry Planet avec les élèves de cinquième.

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Un artiste chinois a eu la même idée et a parcouru la Chine pour montrer les différents types de famille et de niveaux de vie dans son pays.

Cela me semble intéressant à exploiter dans le cadre du chapitre de cinquième « Richesse et pauvreté dans le monde », ou tout simplement pour ouvrir les yeux de mes élèves, trop ignorants du monde qui les entoure.

Les lieux de mémoire ne sont pas des endroits comme les autres

De nombreuses personnes sont ulcérées de voir des visiteurs se photographier tout sourire, sauter de pierre en pierre, faire du skate ou du vélo au mémorial de la Shoah de Berlin, érigé en 2005 en hommage aux Juifs assassinés en Europe par les nazis.  De même, les touristes visitant Auschwitz ne font pas toujours preuve de la retenue justifiée dans ce lieu de mémoire, ainsi que l’industrie touristique qui s’est développé à propos du camps.
C’est pour cela qu’un artiste israélien, installé à Berlin, a monté un projet artistique pour dénoncer les selfies pris au mémorial de Berlin et postés sur les réseaux sociaux.
Avec « Yolocaust », mot-valise du terme « yolo » (« On ne vit qu’une fois », utilisé par les internautes) et d’holocauste, il entendait replacer des selfies trouvés sur Facebook, Instagram, Tinder et Grindr dans le contexte de l’horreur des camps de la mort.

Il me semble que ces images peuvent servir à ouvrir une réflexion sur les enjeux de la mémoire et sur l’utilisation des images avec les élèves.

J’avais déjà évoqué ici le problème posé par le jeu Pokémon Go dans les lieux de mémoire.

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Ces photos sont presque toutes issues du livre Hungry Planet de Peter Menzel que j’utilise en ce moment en cinquième pour parler de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde. Il a fait poser des familles du monde entier avec ce qu’elle consommait en nourriture pour une semaine.

Une exposition sur la censure durant la Première guerre mondiale

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En 1915, les autorités françaises décident de créer la section photographique de l’armée qui va produire des images de guerre officielles. Mais pour préserver la stratégie et les intérêts militaires du pays ou encore pour ne pas entamer le soutien du peuple français, les images d’armement ou de souffrance humaine sont alors interdites de publication.
Ces photographies, interdites de diffusion il y a plus d’un siècle, font l’objet d’une exposition au Château de Vincennes à Paris jusqu’au 30 juin prochain.
Ces images font partie d’un fond constitué de 100 000 plaques de verre rejetées par le comité de censure pendant le premier conflit mondial.

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Un exemple de photographie censurée

Images interdites de la Grande Guerre, exposition du Service historique de la Défense, château de Vincennes (pavillon du Roi), lundi (13h-17h), mardi au jeudi (9h-17h), vendredi (9h-16h), samedi (9h30-15h). Entrée libre.

Un monde complexe et violent

Voici quelques unes des photos sélectionnées pour le World Press Photo 2017 (le palmarès rassemblait 46 sujets différents, dans seize catégories), dont la lauréate prise par le photojournaliste turc Burhan Ozbilic montrant un policier turc venant juste d’assassiner l’ambassadeur russe à Ankara, Alexei Karlov, le 19 décembre dernier.
A Gogjali, quartier de Mossoul libéré des forces de l’Etat islamique, le 2 novembre 2016. Les combattants des forces antiterroristes de l’armée irakienne, vérifient une à une les maisons et leurs habitants. Le traumatisme laissé par les combats et les bombardements se lit sur les visages effrayés des enfants.
Quatre fillettes participant à une séance de fortification de leurs orteils, à l’école de gymnastique à Xuzhou, en Chine.
Qayyara, près de Mossoul, le 12 novembre 2016. Une famille fuit les combats qui opposent l’armée irakienne à l’EI, pour la libération de Mossoul, la seconde ville du pays.
Bâton-Rouge, 9 juillet 2016. Ieshia Evans, une jeune manifestante de 28 ans, s’avance vers la police anti-émeute de Bâton-Rouge pendant une manifestation en réaction à la mort de Alton Sterling, tué quelques jours plus tôt par la police de la ville.
New York. Un chauffeur de taxi musulman fait sa prière tandis que deux étudiants iraniens, posent pour leur photo de mariage.

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JONATHAN BACHMAN/REUTERS/WORLD PRESS PHOTO

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Je ne peux m’empêcher de faire un lien entre la photographie prise à Bâton Rouge en 2016 par Jonathan Bachman et celle de Marc Riboud, prise à Washington en 1967.