Catégorie : Beaux livres

Ramenés de Paris dans la bibliothèque

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Il s’agit des catalogues de l’exposition Néandertal et Nadar. L’ouvrage sur Neandertal est bien plus complet que l’exposition elle-même et ne s’adresse donc pas aux enfants. Le catalogue radar reprend tous les documents présentés dans l’exposition et est donc très riche. Le troisième livre est un cadeau de ma femme. La librairie de la BnF le proposait en solde et cela faisait un moment que je voulais un livre sur ce fabuleux photographe.

Résultat de la pêche sur les quais

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C’était Quai des livres, à Rouen, aujourd’hui. J’ai été presque raisonnable : un exemplaire, complet cette fois, de l’atlas de Normandie pour 1€, une carte ancienne du pays de Caux (20€), deux classeurs contenant des récits de voyages faits entre 1949 et 1973, rédigés à la main et illustrés de petites photographies (20€) et un carton à dessin contenant de magnifiques illustrations (euh, un peu plus cher !).

Ces illustrations accompagnaient le texte du‎ Phèdre proposé par les Éditions du Grésivaudan en 1973. Il s’agit de 15 burins originaux gravés par Raymond Carrance (connu aussi sous le nom de Czanara) réunis en portefeuille. Celui-ci est le n°30.

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EDIT : j’avais oublié ce numéro spécial de L’Illustration sur l’exposition colonial de 1931 (20€).

Frontispices de l’Encyclopédie

Dans le cadre du cours sur l’Europe des Lumières, je fais comparer aux élèves la page de titre de la première édition de l’Encyclopédie (1751) avec celles des volumes de la troisième édition, édité en Suisse, en ma possession (1777).
Je leur fais transcrire la date puis nous jouons au jeu des différences :
– le frontispice qui change d’une volume à l’autre ;
– la mention « Avec approbation et privilège du roi » qui a disparu ;
– le lieu de production qui est passé de Paris à Genève.
Cela me permet d’aborder l’histoire de l’Encyclopédie et la censure sous l’Ancien Régime.
Ensuite, nous détaillons le titre pour comprendre ce que contient l’ouvrage et comment il a été conçu. Pour cela, nous utilisons un extrait de l’article « encyclopédie » de l’Encyclopédie !
« Le but d’une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre; d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux, et que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain. (…). Il faut tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement. (…) Il faut fouler aux pieds toutes ces vieilles puérilités; renverser les barrières que la raison n’aura point posées; rendre aux sciences et aux arts une liberté qui leur est si précieuse (…). »

Une très belle Histoire de France

Je me suis procuré les quatre premiers volumes de l’Histoire de France dirigée par Joël Cornette et parue chez Belin. Ce sont des synthèses bien écrites, richement illustrées et documentées. La dernière partie de chaque volume, appelée « l’atelier de l’historien », fait heureusement le point sur certaines questions disputées dans le petit monde des historiens. Ainsi, dans le volume consacré au temps de la guerre de Cent Ans, est-il abordé la question de la crise de la fin du Moyen – Âge, de la figure de Jeanne d’Arc et de l’alimentation.

Cette Histoire de France fait suite pour moi à celle de Michelet, de Lavisse et de Duby.

 

Comprendre le travail de l’historien

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Ce livre, qui m’avait échappé jusqu’ici, dresse le portrait d’un historien en ses archives, celles qu’il a consultées, mais celles aussi qu’il a constituées en explorant le «fonds Duby» déposé pour l’essentiel à l’ Institut Mémoires de l’édition contemporaine.
Cette enquête collective, en réalité les actes d’un colloque organisé par la Fondation des Treilles, entreprend de saisir Georges Duby à travers les visages de papier que constituent ses archives de travail, qu’il conservait avec soin. Ce faisant, ils invitent le lecteur à entrer dans la fabrique de l’œuvre historique.
L’étude se compose de quatre parties, avec une introduction assez longue sur le fonds déposé par la femme de Duby. La première partie concerne les documents liés à la thèse de Duby sur le Mâconnais. La seconde partie aborde les liens de Duby avec les autres sciences sociales. La troisième partie étudie l’élaboration du livre Les Trois Ordres ou l’imaginaire du féodalisme. La dernière partie s’intéresse aux travaux de Duby sur les arts ou ses liens avec le cinéma et la télévision entre autres choses.

Librairies

Un autre livre qui me tenterait assez, si ce n’était son prix, un tantinet élevé !

« Histoire de la librairie française » sous la direction de Patricia Sorel et Frédérique Leblanc, avec la collaboration de Jean-François Loisy. Ed. du Cercle de la librairie, 736 p., 159 €.

Un livre pour réfléchir sur la vente de livres… Vous en trouverez une présentation ici.

Une suite au livre « Librairies, corps et âmes » paru chez Vinci en 1994 et dans lequel des écrivains évoquaient leurs librairies favorites.