Catégorie : Beaux livres

D’autres splendides gravures

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Né à Bordeaux en 1955, Gerard Trignac est un dessinateur, illustrateur, peintre et graveur contemporain français. Il étudia d’abord l’architecture (1975 – 1978), puis passa par les beaux-arts et fit partie des artistes accueillis à la Casa de Velazquez de Madrid où il séjourna pendant deux ans (1982 – 1984).
Son univers pictural est principalement fait de paysages architecturaux fantastiques. Il dépeint un monde sombre, vaste et à l’abandon, fait de béton de roche et de gigantesques armatures de métal. Cela donne des décors aux dimensions immenses dans lesquels l’homme n’est que parfois représenté par de petites tâches noires perdues dans le fouillis de l’architecture colossale.
Il a illustré deux livres auteurs que j’aime beaucoup : Les villes invisibles d’Italo Calvino et L’immortel de Jorge Luis Borges. Ils sont, hélas, très difficiles à dénicher…

 

Une belle édition du Rivage des Syrtes

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Je l’ai reçu hier et elle est aussi belle que prévu.

Bien que Julien Gracq se dît lui-même non bibliophile, ni collectionneur de quoi que ce soit d’ailleurs, il existe plusieurs autres belles éditions illustrées de ses oeuvres. Voici celles dont j’ai pu retrouver la trace  :

 

Un balcon en forêt, orné de lithographies de Gustave Singier,

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Le Roi Cophetua accompagné de cuivres d’Ivan Theimer,

 

 

Le Roi Cophetua illustré de gravures à l’aquatinte d’André Minaux,

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La Terre Habitable accompagné d’eaux-fortes en noir de Jacques Hérold,

 

 

La route, orné de 9 pointe-sèches de Jean-Michel Mathieux – Marie,
Les Eaux étroites, avec huit eaux-fortes dans le texte de Olivier Debré,

 

 

Au château d’Argol avec des lithographies hors-texte et en couleurs de Jean Carzou.

Parmi eux, seule l’édition de La route par Les Bibliophiles de France, datant de 1984, m’intéresse car c’est pour moi le plus beau texte de Gracq.

Le Rivage des Syrtes illustré

Camille Paul Josso, mort en 1986, était un graveur, peintre et illustrateur français qui a orné de nombreux textes d’écrivains dont Le rivage des Syrtes de Julien Gracq, mais également Le discours de la méthode de René Descartes, Notre Dame de Paris de Victor Hugo ou La navigation sentimentale de Jean de la Varenne.
J’ai fais l’acquisition du Rivage des Syrtes, édité par Beaux Livres Grands Amis en 1957. Cet exemplaire fait partie des 130 édité sur vélin de rives, réservés aux sociétaires de la maison d’édition, sur un total de 175. Il est accompagné de deux états d’une même gravure supplémentaire sur vélin.

Ramenés de Paris dans la bibliothèque

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Il s’agit des catalogues de l’exposition Néandertal et Nadar. L’ouvrage sur Neandertal est bien plus complet que l’exposition elle-même et ne s’adresse donc pas aux enfants. Le catalogue radar reprend tous les documents présentés dans l’exposition et est donc très riche. Le troisième livre est un cadeau de ma femme. La librairie de la BnF le proposait en solde et cela faisait un moment que je voulais un livre sur ce fabuleux photographe.

Résultat de la pêche sur les quais

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C’était Quai des livres, à Rouen, aujourd’hui. J’ai été presque raisonnable : un exemplaire, complet cette fois, de l’atlas de Normandie pour 1€, une carte ancienne du pays de Caux (20€), deux classeurs contenant des récits de voyages faits entre 1949 et 1973, rédigés à la main et illustrés de petites photographies (20€) et un carton à dessin contenant de magnifiques illustrations (euh, un peu plus cher !).

Ces illustrations accompagnaient le texte du‎ Phèdre proposé par les Éditions du Grésivaudan en 1973. Il s’agit de 15 burins originaux gravés par Raymond Carrance (connu aussi sous le nom de Czanara) réunis en portefeuille. Celui-ci est le n°30.

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EDIT : j’avais oublié ce numéro spécial de L’Illustration sur l’exposition colonial de 1931 (20€).

Frontispices de l’Encyclopédie

Dans le cadre du cours sur l’Europe des Lumières, je fais comparer aux élèves la page de titre de la première édition de l’Encyclopédie (1751) avec celles des volumes de la troisième édition, édité en Suisse, en ma possession (1777).
Je leur fais transcrire la date puis nous jouons au jeu des différences :
– le frontispice qui change d’une volume à l’autre ;
– la mention « Avec approbation et privilège du roi » qui a disparu ;
– le lieu de production qui est passé de Paris à Genève.
Cela me permet d’aborder l’histoire de l’Encyclopédie et la censure sous l’Ancien Régime.
Ensuite, nous détaillons le titre pour comprendre ce que contient l’ouvrage et comment il a été conçu. Pour cela, nous utilisons un extrait de l’article « encyclopédie » de l’Encyclopédie !
« Le but d’une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre; d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux, et que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain. (…). Il faut tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement. (…) Il faut fouler aux pieds toutes ces vieilles puérilités; renverser les barrières que la raison n’aura point posées; rendre aux sciences et aux arts une liberté qui leur est si précieuse (…). »