Catégorie : Toi, la télé et moi…

Une initiative intéressante

Vous pourrez revoir ici une émission de la chaine C8 dans laquelle quatre candidats à l’élection présidentielle (Emmanuel Macron, Jean – Luc Mélenchon, François Fillon et Benoît Hamon) se sont retrouvés devant une classe d’élèves de primaire pour répondre à leur question. Il ne s’agit pas seulement d’une opération de communication mais également d’un véritable exercice pédagogique dont je vous recommande le visionnage.

Portrait de femme : Eliane Victor (1918 – 2017)

La productrice de télévision Éliane Victor, qui a mis les femmes en avant avec l’émission « Les femmes aussi« , est décédée mardi 7 mars.
Née le 21 octobre 1918 à Paris, d’une famille issue de la haute bourgeoisie, elle épousa d’abord en 1939, à 18 ans, l’écrivain Alain Pieyre de Mandiargues, puis en 1946, en secondes noces, l’explorateur Paul-Émile Victor, dont elle garda le nom malgré leur séparation à la fin des années 50.
Évoquant sa jeunesse, elle a déclaré : « Je n’avais pas de vocation professionnelle, j’étais ce qu’on appelle une jeune fille rangée, un peu turbulente et je faisais des études très modestes (…) Dans ce milieu et à cette époque-là, les femmes ne travaillaient pas, il fallait plutôt se marier, et bien se marier. »
En 1957, son fils aîné a dû subir une opération à cœur ouvert aux États-Unis. Elle l’accompagna à Minneapolis et, pendant trois mois, écrivit à son amie Hélène Lazareff, la directrice du magazine Elle pour lui raconter sa vie au chevet de son fils. Celle – ci publia ces lettres, qui bouleversèrent la France.
Quelques mois plus tard, Pierre Lazareff, époux d’Hélène et patron de France Soir, lui proposa de rejoindre son projet de magazine d’information télévisuel : « Cinq colonnes à la une« . Eliane Victor découvrit alors la vie active comme secrétaire générale de cette émission, aux côtés de Lazareff, Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet.
Dans son autobiographie, Profession femme, Éliane Victor a confié s’être heurtée à leur scepticisme teinté de machisme lorsqu’elle leur annonça son intention de produire une émission consacrée aux femmes.
Cette émission, « Les femmes aussi« , à l’antenne de 1964 à 1972, marqua son temps en racontant à la télévision la vie des Françaises et leur désir d’émancipation. En 65 émissions et autant de portraits, Éliane Victor y interrogeait des femmes de tous horizons (infirmières, agricultrices, mères…) sur le mariage, le divorce, les enfants ou encore le vieillissement.
L’émission a connu un très grand succès et de nombreuses personnalités y participèrent, passant derrière la caméra ou même devant, pour jouer les reporters: Simone Signoret, Roland Barthes, Benoîte Groult, Françoise Mallet-Joris ou Nadine Trintignant, par exemple.

Vision de Russie

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De l’image d’Epinal…

(A la réalité ! )

Ce documentaire du cinéaste et ethnologue Stéphane Breton nous montre quelques jours de vie dans le transsibérien en 3e classe.
Voyageurs d’une pauvreté extrême, jeunes appelés inquiets ou ouvriers itinérants, beaucoup boivent souvent. L’alcool fait le lien social et devient le leitmotiv plus ou moins discret du film. Seul le personnage principal, un ancien tankiste de l’Armée rouge, demeure sobre.

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Le documentaire est à voir pour quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Une famille américaine dans les tourmentes du XXe siècle

Le documentaire My american way of war a été proposé lundi 6 février dans l’émission Droit de suite de la chaîne LCP.
Nourrie d’images souvent inédites et privées, cette fiction documentaire retrace et analyse l’avènement de la puissance américaine au tournant des années 1918-1945, de la fin de la Première Guerre mondiale à la fin de la Seconde Guerre mondiale, des années folles à la bombe atomique, en passant par la Deuxième Révolution industrielle et la Grande Dépression économique.
Grâce à la correspondance et aux films de familles, le narrateur, Jeff Stryker, enquête pour retracer de manière sensible, personnelle et à hauteur d’homme l’histoire de ses parents, Mike et Gisèle, héros de cette Génération perdue qui fut confrontée, d’une guerre mondiale à l’autre, à toutes les problématiques du XXe siècle qui résonnent encore aujourd’hui…
Portrait des Etats-Unis à travers celui d’une famille, ce film conçu comme un roman historique au point de vue documentaire original, humaniste, anthropologique et littéraire, donne à voir comment les individus de la classe moyenne ont vécu les grands bouleversements de la première moitié du XXe siècle.
Ce documentaire sera encore diffusé le mardi 14 février et le jeudi 02 mars à 20h30.

Voilà un documentaire qui peut donner des idées aux élèves de troisième pour l’EPI.

Une fiction pour faire comprendre la justice des mineurs

Un collègue a proposé à ses élèves de quatrième d’étudier une série pour aborder la justice des mineurs en éducation civique. 3 x Manon retrace l’itinéraire judiciaire d’une jeune fille qui a poignardé sa mère et commis de multiples délits. Elle est envoyée en centre éducatif fermé. La série, très bien interprétée, raconte son parcours semé d’obstacles et présente un système judiciaire réaliste, loin d’être parfait mais animé aussi de professionnels investis. Si certains passages sont sombres, la fin porteuse d’espoir rend la série accessible pour les élèves.
Certains extraits permettent d’expliquer le rôle du tribunal pour enfants et le fonctionnement de la justice des mineurs.

Deux documentaires sur les mines en France

France 2 a diffusé ce mardi soir deux documentaires consacrés aux mines et aux mineurs.
Le premier, intitulé « L’épopée des Gueules noires » (en replay ici), raconte l’histoire de la mine et des mineurs à travers de nombreuses images d’archives et des témoignages. A travers ces histoires personnelles, plusieurs thèmes étaient abordés : production industrielle, travail des enfants, conséquences sociales, urbaines, environnementales, immigration, santé… Ce documentaire pourrait intéresser les quatrièmes en histoire.
Le second documentaire, « Une vie après la mine » (ici en replay), se concentre sur la reconversion des zones minières après l’arrêt de la production. Reconversion des sites mais aussi reconversion des mineurs qui ont dû lutter pour défendre leur droits, préserver leur santé et entretenir la mémoire de leur métier, après la fermeture des derniers bassins miniers, au début des années 2000. Ce documentaire s’adresse aux troisièmes pour île thème des espaces productifs en géographie.