Catégorie : Toi, la télé et moi…

Deux documentaires sur l’après Première Guerre mondiale à voir sur France 3

Il s’agit de « 1919 – 1920, après la guerre l’impossible oubli » de Gabriel Le Bomin et de « Occuper l’Allemagne : 1918 – 1930 » de Jérôme Prieur. Ils seront proposés dans la soirée du 11 novembre prochain.

Pas fabuleux tout cela…

Je n’ai pas parlé ici de l’émission « la fabuleuse histoire de l’école » proposée sur France 2 par Stéphane Bern, faute d’avoir eu le temps de la visionner. Je ne suis pas sûr de le faire après avoir lu la somme des critiques étayées et justifiées qui lui ont été faites et qu’on peut lire notamment ici. Il semble  que l’animateur veuille transmettre une vision old school de l’histoire, digne du Roman national qu’il affectionne beaucoup en tant que monarchiste. C’est regrettable, d’autant que les précédents épisodes de la fabuleuse histoire m’avaient semblé plus mesurés et sérieux. Ceci étant, la qualité générale de ce qui est montré à la télévision me conforte dans la décision de m’en passer, prise depuis maintenant il y a 10 ans…

Etre enfant pendant la Seconde guerre mondiale

Dans cette série documentaire à voir sur Arte, huit enfants et adolescents d’Europe se confient à travers les pages de leur journal intime. Entre fiction et documentaire, ces vidéos sont très pédagogiques. Dans le premier épisode, à voir ici, Anton un Allemand âgé de 10 ans, veut faire comme ses amis : intégrer les Jeunesses hitlériennes. Face au refus catégorique de son père, Anton imite sa signature sur le formulaire d’adhésion. Greta, l’amie juive d’Anton, semble aussi s’inquiéter de voir son compagnon de jeu porter l’emblème des Jeunesses hitlériennes. Mais le jeune garçon est fier de participer aux activités en apparence innocentes, du sport au lever de drapeau.
Dans le second épisode, à regarder ici, nous suivons Fritjof, 10 ans, qui vit dans un village norvégien de pêcheurs avec ses parents et sa sœur lorsque l’Allemagne nazie envahit la Norvège.
Dans le troisième épisode, les parents de Sandrine accueillent et cachent chez eux des enfants juifs dont les parents ont été déportés dans les camps. Sandrine les aide tant qu’elle le peut, même si elle regrette parfois de tout devoir partager avec des inconnus, jusqu’à ses propres vêtements.
Dans le quatrième épisode, Calum, 15 ans, refuse de croire au danger lorsque l’armée allemande décide de bombarder l’Angleterre en 1940. Tandis que leur professeur leur explique comment se protéger en cas d’attaque, l’adolescent en profite pour faire rire ses camarades. Mais bientôt, les bombardements touchent quasiment toutes les maisons : celles de ses amis, mais aussi la sienne…
Dans le cinquième épisode, nous sommes en 1942. Depuis plusieurs mois déjà, Romek vit avec sa famille dans le ghetto juif de Varsovie, en Pologne. De temps en temps, il arrive à s’en échapper pour partir à la recherche d’un peu de nourriture. Un jour, il rapporte du monde extérieur une rumeur effrayante : les nazis ont planifié d’envoyer tous les habitants du ghetto dans des camps…
Sixième épisode : en 1942 encore, dans les décombres de Stalingrad, qui résiste aux assauts allemands, Vera, comme des milliers d’autres enfants soviétiques, erre à la recherche de sa famille. Elle est finalement placée dans un orphelinat, bien loin de chez elle, au Kazakhstan.
Septième épisode : Justus, 15 ans, est enrôlé dans l’armée allemande. En ce début de l’année 1945, il est persuadé qu’en se battant de toutes ses forces l’Allemagne parviendra à gagner cette guerre qui n’en finit pas.
Huitième épisode : à 14 ans, Eva, jeune orpheline, arrive au camp de concentration d’Auschwitz et nourrit l’espoir d’y retrouver ses amis choristes, qu’elle avait rencontrés à Theresienstadt. Pour échapper à l’enfer environnant, Eva se réfugie dans la musique.

La tapisserie de Westeros

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Dans un musée de Belfast, des couturières apportent les dernières touches à une immense tapisserie, conçue pour rendre hommage à la série Game of Thrones et au savoir faire de l’industrie textile d’Irlande. Longue de 90 mètres, cette tapisserie est le récit brodé des huit saisons de la série médiévale-fantastique, tournée essentiellement à Belfast, qui raconte l’histoire de familles nobles se battant pour régner sur le continent de Westeros. Les sections de la tapisserie représentant les sept premières saisons sont déjà achevées.

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Une fois la huitième terminée, l’oeuvre sera exposée en France en septembre à Bayeux, à l’Hôtel du Doyen situé près de la cathédrale, non loin de la tapisserie du XIe siècle dont elle imite le style et qui raconte la conquête de l’Angleterre par les Normands, sur 70 mètres de broderie.

Si la tapisserie de Westeros a majoritairement été tissée à la machine, il a fallu deux ans à 30 volontaires pour en broder les finitions : le rouge du sang dans la scène des Noces pourpres, le vert émeraude du feu grégeois ou encore le bleu glacial des Marcheurs Blancs, autant d’éléments marquants dans l’imagerie de la saga.
En attendant que l’oeuvre entière soit exposée, les visiteurs du musée de Belfast peuvent actuellement profiter des sept premières saisons brodées.

D’après un article de La Croix.fr