Catégorie : Expositions

Un petit séjour à Lille et dans ses environs : jour 1

Le premier jour, à notre arrivée dans la matinée, nous avons déambulé dans les rues du vieux Lille où se trouvait notre hôtel et nous avons trouvé refuge dans la librairie du Furet du nord pour échapper au froid. Grave erreur pour notre compte en banque ! Nous avons quasiment trouvé un livre à chacun des sept étages de ce temple des livres…  Une heure trente plus tard, nous sortions chargés comme des mules et le portefeuille plus léger. J’y ai notamment déniché un monumental ouvrage sur l’architecte Frank Lloyd Wright et un autre sur la villa Cavrois que nous comptions visiter le lendemain. 

Après avoir déposé nos achats à l’hôtel, nous sommes allé manger Aux tiroirs à cookies, qui propose des gâteaux salés (accompagnant une belle salade) et bien évidemment sucrés, dans une ambiance très agréable.  L’après-midi, direction le Palais des arts  où nous sommes tombés sur une mise en scène du dessinateur François Boucq qui a eu carte blanche pour revisiter de nombreuses salles du musées pour un résultat inventif et décalé !

Une émission de La Grande Table au sujet de cette exposition.

Au départ, nous y allions toutefois surtout pour les célèbres plans en relief datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Ces maquettes sont magnifiques et offrent une visions très précises de plusieurs villes du nord de la France ou de la Belgique. 

Mais le musée est très riche et expose de nombreuses oeuvres d’art de toutes les époques (même si les parties antique et médiévale sont actuellement fermées pour rénovation). 

Ce fut une journée bien remplie !

Une exposition virtuelle (ou non) à voir en troisième

Les élèves du collège René Goscinny de Vaires-sur-Marne ont créé l’exposition « Allons enfants ! Les jeunes de 1914 à nos jours ! », aboutissement d’un projet transdisciplinaire réalisé entre 2019 et 2021 avec les équipes éducatives et en partenariat avec la commune.
La visite regroupe une cinquantaine de panneaux organisés autour d’un parcours chronologique (Section I -« Jeunesses d’hier ! », Section II – « Jeunes d’aujourd’hui », Section III – « Les jeunes, demain ! »). Une application audioguide téléchargeable pour smartphone est proposée pour accéder aux contenus multimédias de la visite.
En suivant ce lien, vous pourrez découvrir la diversité des productions des élèves (documents d’archives et œuvres d’art commentées, exposés thématiques, portraits biographiques, productions plastiques et littéraires engagées, lectures théâtralisées…).

Du 11 juin au 4 septembre 2021. Square du Pavillon Louis XIII, 48 boulevard de Lorraine – 77360 Vaires – Sur – Marne, entrée libre selon les horaires du square.

Une exposition sur les homosexuels et les lesbiennes dans l’Europe nazie

A partir du 17 juin 2021, le Mémorial de la Shoah évoque dans une exposition l’histoire de la persécution des homosexuels et lesbiennes sous le Troisième Reich en s’appuyant sur une riche sélection de documents pour la plupart inédits en France.
Le destin des « triangles roses » est depuis une trentaine d’années l’objet de recherches historiques, mais il reste encore méconnu du grand public : quelle fut la nature des persécutions ? Combien de personnes furent touchées ? Tous les homosexuels furent-ils visés ? Quel fut le sort des lesbiennes ? Quels furent les territoires concernés par la répression, notamment en France ? Comment honorer le souvenir des victimes ? Autant de questions auxquelles l’exposition tente d’apporter des réponses.

Extraits du discours aux officiers SS prononcé par Heinrich Himmler à Bad Tölz, le 18 février 1937 :
« Si j’admets qu’il y a un à deux millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des individus de sexe masculin sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela si-gnifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. (…)
L’homosexuel est naturellement un objet idéal de pression, d’abord parce qu’il est lui-même passible de sanctions, deuxièmement parce que c’est un type malléable, et troisièmement parce qu’il est veule et dépourvu de toute volonté. (…)
Aujourd’hui encore, il se présente tous les mois un cas d’homosexualité dans la SS. Nous avons de huit à dix cas par an. J’ai donc décidé la chose suivante : dans tous les cas, ces individus seront officiellement dégradés, exclus de la SS et traduits devant un tribunal. Après avoir purgé la peine infligée par le tribunal, ils seront internés sur mon ordre dans un camp de concentration et abattus pendant une « tentative d’évasion ». (…) J’espère ainsi extirper ces gens de la SS – jusqu’au dernier. Je veux préserver le sang noble que nous recevons dans notre organisation et l’œuvre d’assainissement racial que nous poursuivons pour l’Allemagne. »
Publiés dans Heinrich Himmler, Discours secrets, Paris, Gallimard, 1978.

Une exposition sur Simone Veil

Simone Veil a été la première femme ministre de la Vème république, en charge la Santé sous les gouvernements de Jacques Chirac et de Raymond Barre, entre 1974 et 1979. Elle élabora et défendit alors la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Elle a aussi été ministre des Affaires sociales, députée européenne et présidente du parlement européen. Elle est ensuite entrée au Conseil constitutionnel et à l’Académie française, y devenant ainsi la sixième femme à siéger.
La mairie de Paris a décidé de lui rendre hommage à travers une exposition se tenant au sein de la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville.
L’exposition offre à la vue des visiteurs de nombreux documents pour certains inédits, dont les archives privées de l’ancienne ministre. De salle en salle, l’exposition invite à découvrir la vie de Simone Veil. Elle s’ouvre sur l’enfance de Simone Veil, à Nice où la famille Jacob menait une vie agréable. Alors que la situation des juifs en France se détériorait, Simone Jacob fut traquée par les rafles de la Gestapo. Le 13 avril 1944, Simone, sa mère et sa sœur furent déportées au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Elle ne rentra en France qu’à partir de mai 1945. Étudiante à la fois en faculté de droit et à l’Institut d’études politiques de Paris, elle rencontra Antoine Veil, son futur époux. À la suite de ses études, Simone Veil, occupa des postes de hauts fonctionnaires de l’État, Depuis son poste de magistrate comme depuis celui de ministre elle consacra son temps et son énergie à défendre l’intérêt général, pour parvenir enfin à la tête de l’Europe et du Parlement européen. Témoin des atrocités des camps, Simone Veil se battit afin que la Mémoire ne soit jamais oubliée, et pour que ces crimes ne soient pas laissés impunis. Admirée et écoutée, Simone Veil est devenue une Icône, au regard de son élection à l’Académie française et de son entrée au Panthéon.
Exposition visible du vendredi 28 mai jusqu’au 21 août 2021. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 10h à 18h30. Elle est gratuite.

Une exposition sur le peintre Hyacinthe Rigaud

Organisée au château de Versailles jusqu’au 13 juin, l’exposition suit une logique à la fois chronologique et thématique, s’attachant à décrire la carrière de Hyacinthe Rigaud, de ses débuts en Catalogne jusqu’à sa consécration à Paris. On pourra notamment y voir les autoportraits peints par l’artiste tout au long de sa vie et une section entière consacrée aux portraits de Louis XIV. Une autre partie de l’exposition fait découvrir le processus de création des portraits, du choix de leurs formats à leur diffusion par la gravure auprès du plus grand nombre, en passant par la création de dessins et la présentation d’esquisses aux modèles. Les portraits exposés reflètent toute la diversité de la clientèle de Rigaud, française ou étrangère.

Une exposition sur le génocide arménien

Le Mémorial de la Shoah propose une exposition intitulée « Le Génocide des Arméniens de l’Empire ottoman » jusqu’au 11 juillet 2021. Elle est disponible en ligne et s’organise en trois pôles intitulés « stigmatiser », »détruire » et « exclure ».