Catégorie : Expositions

C’est demain que nous partons

Cette exposition temporaire se tient du 27 mars au 22 décembre 2022, au mémorial de la Shoah de Drancy. Elle propose de découvrir des lettres constituent souvent les dernières traces laissées par les victimes à la veille de leur départ, ou même parfois écrites depuis les wagons qui les emmènent « vers l’Est ». Traduits, retranscrits, les originaux et fac-similés sont étayés de photographies et d’objets liés à la correspondance. Des éléments historiques permettront de mettre en lumière l’importance de la correspondance dans la Shoah, pendant et après la guerre, et son rôle essentiel dans la transmission de la mémoire et de l’histoire du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. 

La vie en HLM

Il est possible de remonter le temps pour visiter un logement social des années 60 à Aubervilliers.
C’est une expérience immersive qui est proposée pour la première visite : Dans le logement de la famille Croisille, reconstitué tel qu’en 1967, les guides présentent sa trajectoire depuis son arrivée dans la cité Émile-Dubois. Après avoir fait connaissance avec la famille, vous serez amené à suivre, dans une journée ordinaire de l’année 1967, le père (ouvrier), la mère (au foyer) ou encore l’un des enfants (une employée de la Sécurité sociale, un apprenti plombier, une écolière).
Dans la seconde visite, les guides font découvrir l’histoire de trois ménages qui se sont succédé dans une même cage d’escalier, des débuts de la “cité des 800” aux années 2000. En mettant à la portée de tous la démarche d’enquête historique, à travers les objets et les archives présentés, l’exposition permet de retracer quatre moments et autant d’enjeux :
– 1957, l’accès au logement social aux débuts des grands ensembles ;
– 1968, émancipation féminine et société de consommation ;
– 1985, une cité en crise dans un contexte de désindustrialisation ;
– 2005, exclusion et solidarités dans un territoire en recomposition.

Visites possibles sur réservation jusqu’au 30/06/2022 les mercredi, vendredi et samedi.
Plein tarif : 8 euros
Tarif réduit (3 euros) pour : les habitant·e·s de Plaine Commune, les bénéficiaires des minimas sociaux et de l’allocation chômage, les étudiant·e·s – moins de 26 ans, les personnes ayant la carte famille nombreuse.
Gratuité : habitant·e·s d’Aubervilliers, enfants de moins de 9 ans, enseignant·e·s, personnes en situation de handicap avec une personne accompagnatrice.

Un petit séjour à Lille et dans ses environs : jour 1

Le premier jour, à notre arrivée dans la matinée, nous avons déambulé dans les rues du vieux Lille où se trouvait notre hôtel et nous avons trouvé refuge dans la librairie du Furet du nord pour échapper au froid. Grave erreur pour notre compte en banque ! Nous avons quasiment trouvé un livre à chacun des sept étages de ce temple des livres…  Une heure trente plus tard, nous sortions chargés comme des mules et le portefeuille plus léger. J’y ai notamment déniché un monumental ouvrage sur l’architecte Frank Lloyd Wright et un autre sur la villa Cavrois que nous comptions visiter le lendemain. 

Après avoir déposé nos achats à l’hôtel, nous sommes allé manger Aux tiroirs à cookies, qui propose des gâteaux salés (accompagnant une belle salade) et bien évidemment sucrés, dans une ambiance très agréable.  L’après-midi, direction le Palais des arts  où nous sommes tombés sur une mise en scène du dessinateur François Boucq qui a eu carte blanche pour revisiter de nombreuses salles du musées pour un résultat inventif et décalé !

Une émission de La Grande Table au sujet de cette exposition.

Au départ, nous y allions toutefois surtout pour les célèbres plans en relief datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Ces maquettes sont magnifiques et offrent une visions très précises de plusieurs villes du nord de la France ou de la Belgique. 

Mais le musée est très riche et expose de nombreuses oeuvres d’art de toutes les époques (même si les parties antique et médiévale sont actuellement fermées pour rénovation). 

Ce fut une journée bien remplie !

Une exposition virtuelle (ou non) à voir en troisième

Les élèves du collège René Goscinny de Vaires-sur-Marne ont créé l’exposition « Allons enfants ! Les jeunes de 1914 à nos jours ! », aboutissement d’un projet transdisciplinaire réalisé entre 2019 et 2021 avec les équipes éducatives et en partenariat avec la commune.
La visite regroupe une cinquantaine de panneaux organisés autour d’un parcours chronologique (Section I -« Jeunesses d’hier ! », Section II – « Jeunes d’aujourd’hui », Section III – « Les jeunes, demain ! »). Une application audioguide téléchargeable pour smartphone est proposée pour accéder aux contenus multimédias de la visite.
En suivant ce lien, vous pourrez découvrir la diversité des productions des élèves (documents d’archives et œuvres d’art commentées, exposés thématiques, portraits biographiques, productions plastiques et littéraires engagées, lectures théâtralisées…).

Du 11 juin au 4 septembre 2021. Square du Pavillon Louis XIII, 48 boulevard de Lorraine – 77360 Vaires – Sur – Marne, entrée libre selon les horaires du square.

Une exposition sur les homosexuels et les lesbiennes dans l’Europe nazie

A partir du 17 juin 2021, le Mémorial de la Shoah évoque dans une exposition l’histoire de la persécution des homosexuels et lesbiennes sous le Troisième Reich en s’appuyant sur une riche sélection de documents pour la plupart inédits en France.
Le destin des « triangles roses » est depuis une trentaine d’années l’objet de recherches historiques, mais il reste encore méconnu du grand public : quelle fut la nature des persécutions ? Combien de personnes furent touchées ? Tous les homosexuels furent-ils visés ? Quel fut le sort des lesbiennes ? Quels furent les territoires concernés par la répression, notamment en France ? Comment honorer le souvenir des victimes ? Autant de questions auxquelles l’exposition tente d’apporter des réponses.

Extraits du discours aux officiers SS prononcé par Heinrich Himmler à Bad Tölz, le 18 février 1937 :
« Si j’admets qu’il y a un à deux millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des individus de sexe masculin sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela si-gnifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. (…)
L’homosexuel est naturellement un objet idéal de pression, d’abord parce qu’il est lui-même passible de sanctions, deuxièmement parce que c’est un type malléable, et troisièmement parce qu’il est veule et dépourvu de toute volonté. (…)
Aujourd’hui encore, il se présente tous les mois un cas d’homosexualité dans la SS. Nous avons de huit à dix cas par an. J’ai donc décidé la chose suivante : dans tous les cas, ces individus seront officiellement dégradés, exclus de la SS et traduits devant un tribunal. Après avoir purgé la peine infligée par le tribunal, ils seront internés sur mon ordre dans un camp de concentration et abattus pendant une « tentative d’évasion ». (…) J’espère ainsi extirper ces gens de la SS – jusqu’au dernier. Je veux préserver le sang noble que nous recevons dans notre organisation et l’œuvre d’assainissement racial que nous poursuivons pour l’Allemagne. »
Publiés dans Heinrich Himmler, Discours secrets, Paris, Gallimard, 1978.