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Un film sur la période de la guerre d’Algérie

Caroline Huppert revient dans le film Pour Djamila sur l’arrestation brutale et le calvaire subis par Djamila Boupacha durant la guerre d’Algérie. La cinéaste livre un récit fidèle de ce feuilleton judiciaire, transformé en véritable tribune pour l’indépendance algérienne par l’avocate Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir.
Mais si la réalisatrice s’inspire de l’ouvrage écrit en collaboration par les deux femmes pour innocenter Djamila Boupacha, elle évite soigneusement de se prononcer sur la culpabilité de la jeune militante.
Ce film historique, a voir quelques jours encore sur le replay d’Arte, est véritable réquisitoire contre des actes de torture que les autorités françaises n’ont à ce jour toujours pas reconnus.

Le corps d’un soldat français mort en Algérie en 1956 a été rapatrié

Les autorités algériennes ont accepté en juin le rapatriement de la dépouille d’un sergent français, tué en 1956 lors du conflit pour l’indépendance de l’Algérie et inhumé au cimetière national militaire du Petit Lac à Oran . Ce n’était pas arrivé depuis la fin du conflit en 1962 et c’est le résultat d’un combat de plus de 20 ans pour sa famille.
De 1954 à 1962, selon les chiffres officiels de l’armée française, plus de 20 000 soldats sont morts lors des combats ou attentats et environ 400 seraient inhumés en Algérie.

D’après un article du Figaro.fr

La république gaullienne

Ces extraits du documentaire « De Gaulle, le dernier roi de France » permettent de comprendre la naissance de la Ve République et la politique mise en place par de Gaulle entre 1958 et 1969.

Sur la fin de la IVe et le début de la Ve :

Sur la politique étrangère, tournée vers l’indépendance et la grandeur de la France :

Sur la réforme constitutionnelle de l’élection présidentielle :

Et enfin sur les raisons de la chute de de Gaulle en 1969 :

Un extraordinaire travail de mémoire réalisé par des lycéens

En 2012-2013, deux classes de première S du lycée Jacob Holtzer de Firminy- Loire ont participé à un projet pédagogique intitulé «Mémoires de la guerre d’Algérie dans la vallée de l’Ondaine ».
Ce projet était centré sur la rencontre de dix témoins locaux, tous issus de la vallée de l’Ondaine (appelés du contingent, syndicalistes, nationalistes, rapatriés) ; il s’agissait de confronter leurs expériences de guerre.
Après avoir livré leurs représentations sur cette guerre, le travail des élèves s’est ensuite décomposé en deux phases principales.
Un temps de travail en classe entière a été prévu entre le mois de septembre et décembre : cours sur la guerre d’Algérie dans le cadre du programme d’histoire de première S, rencontre avec un témoin qui a redécouvert ses propres lettres d’Algérie plusieurs dizaines d’année après la guerre pour évoquer avec lui le problème de la mémoire, projection d’un film sur les harkis à la cinémathèque de Saint-Etienne, projection au lycée d’un film sur les souvenirs et les traumatismes de la guerre subis par des appelés du contingent issus d’un quartier de Saint-Etienne et échange des impressions entre les témoins apparaissant dans le film et les élèves, rencontre avec le romancier Didier Daeninckx pour échanger sur son roman Meurtres pour mémoires où est évoqué le triste épisode du 17 mars 1961, venue dans le lycée d’une exposition photographique organisée par la bibliothèque municipale de la Part Dieu « Mémoires d’exil » consacrée aux travailleurs nord-africains dans la région Rhône-Alpes dans les années 50-60.
A partir du mois de janvier et jusqu’au mois d’avril, les élèves ont travaillé par petits groupes pour rencontrer les témoins, transcrire les interviews ou participer au montage d’un film.
Ce travail a donné lieu à la réalisation d’un recueil de témoignages, d’un documentaire et d’une exposition photographique.

Reconnaissance de l’abandon des Harkis par la République française

François Hollande a reconnu une nouvelle fois officiellement ce dimanche la responsabilité des gouvernements français dans l’abandon des harkis, lors d’une cérémonie d’hommage à ces personnes qui ont soutenu la France lors de la guerre d’Algérie :
« Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France« .
Le président Nicolas Sarkozy avait déjà reconnu cette responsabilité en avril 2012.
Après les accords d’Evian le 18 mars 1962, 55 000 à 75 000 harkis, ont, selon les historiens, été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes. Environ 60 000 ont été admis en France,dans des conditions souvent déplorables. La communauté vivant actuellement en France est estimée à 500 000 personnes.

D’après un article du JDD.