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Des prospectus sur des firmes transnationales

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Mes deux classes de quatrième ont bien travaillé et j’ai pu imprimer de nombreux prospectus sur les firmes après leurs recherches et leur mise en page avec le site Lucidpress. Bien sûr, la qualité est inégale et certains élèves n’ont pas respecté les consignes de fond ou de forme (document recto – verso, en 3 volets), mais je suis satisfait dans l’ensemble.
Par contre, j’ai pu remarqué que ce travail perpétue les stéréotypes dans les choix des firmes qui était portant totalement libre : aux filles Zara, Primark, Sephora et autre Hollister et aux garçons Ferrari, Apple, Samsung, Nike, Adidas, etc…

Des prospectus sur des firmes transnationales

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Voici quelques – uns des travaux de mes élèves de quatrième sur les firmes transnationales. Si les élèves ont travaillé, ce fut de manière inégale. Certains ont appris à utiliser l’application Lucidpress, me demandant des conseils pour la mise en page de leur prospectus, d’autres se sont contenter du minimum. La recherche du « côté obscur » de l’entreprise choisie a été également plus ou moins bien menée.
Cependant j’ai pu voir une classe au travail, motivée et en situation de recherche. Ce qui était l’un des objectifs !

Il me me reste qu’à imprimer les prospectus à la rentrée sur la nouvelle imprimante de la classe !

Des élèves de quatrième qui travaillent sur les FTN

J’ai repris à mon compte l’activité proposée par mon collègue monsieur Didier. Il s’agit pour les élèves, après avoir trouvé la définition d’une firmes transnationales, d’en choisir une et de réaliser une brochure publicitaire à son sujet. Mais j’ai introduit une nouveauté : au verso du prospectus, ils doivent faire figurer des éléments sur le côté obscur de l’entreprise (infraction à la législation, pollution, lobbying…).

Ces FTN qui escroquent l’Afrique

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(le croquis n’est pas de moi : il provient de ce site)

51 des 100 plus grandes économies du monde sont désormais des multinationales. Et souvent loin devant la plupart des pays d’Afrique où elles sont beaucoup implantées. Dans son rapport Parlons argent : l’Afrique invitée du G7, publié ce mardi, Oxfam révèle qu’en 2010, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, des multinationales et des investisseurs basés dans les pays du G7 ont escroqué l’Afrique de 6 milliards de dollars (5,4 milliards d’euros).
En cause, une astuce juridique qui permet à une entreprise de fixer artificiellement les prix auxquels ses filiales s’échangent des biens ou services dans le but d’échapper à l’impôt, éviter les droits de douane, voire blanchir de l’argent. Par ce biais, les firmes transnationales ont soustrait à l’impôt 20 milliards de dollars de bénéfices réalisés en Afrique. Le taux d’imposition des sociétés s’établissant en moyenne à 28 % dans les pays africains, cela correspond donc à un manque à gagner fiscal de près de 6 milliards de dollars.Cette somme correspond à plus du triple des fonds nécessaires pour combler le déficit de financement de la santé en Sierra Leone, au Liberia, en Guinée– trois pays dévastés par l’épidémie d’Ebola.
Au total, tous stratagèmes d’optimisation confondus, les pays africains perdraient, chaque année, quelque 200 milliards d’euros ce qui correspond à 4 % du PIB du continent où 40 % de la population, soit 400 millions de personnes, vit avec moins de 1,25 dollar par jour.
Pour contrebalancer ces non rentrées fiscales, les gouvernements des pays africains sont contraints d’augmenter les impôts indirects qui pèsent d’abord sur la population et les micro-entreprises et les PME du pays et augmente donc les difficultés des habitants.

D’après des article de Libération et de La Croix.

Les secousses de l’histoire : la colonisation et décolonisation de l’Algérie avec Orangina

C’est la tentative menée par mon collègue Ludovic Fécamp, du collège André Maurois de La Saussaye qui m’a inspiré cet article (merci à lui). Il y a là une idée à creuser pour une étude de cas en quatrième en mêlant l’histoire (la colonisation) et la géographie (sur les échanges de marchandises, la mondialisation et les firmes transnationales).

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(Publicité  de 1935 et des années 40, Collection du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille)

La boisson Orangina est née de la visite à l’automne 1935 de Léon Beton, dont l’activité à Boufarik , en Algérie française, portait sur les huiles essentielles de géranium et de lavande, au stand Naranjina de la foire de Marseille. Ce concentré d’oranges, mis au point par le docteur Agustin Trigo Mirallès de Valence, en Espagne, donnait une orangeade après l’addition d’eau et de sucre et de l’huile essentielle contenue dans le bouchon. Léon Beto décida de racheter la formule du procédé de concentré de jus d’orange, afin de trouver un débouché aux oranges de sa région, la Mitidja, de plus en plus concurrencée sur les marchés métropolitains par la production espagnole. Améliorée pour en faire une boisson prête à boire, la boisson est baptisée « Orangina, soda de Naranjina ».

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Intérieur de l’usine de Boufarik

Dès que les relations commerciales reprirent avec l’Espagne, en 1947, le fils de Léon Beton négocia avec le docteur Trigo la propriété de la marque Orangina pour la France et son Empire colonial.  La société Naranjina Nord-Afrique qui fournit le concentré et gère la publicité fut créé en 1951 en ouvrant à Boufarik la première usine de préparation. La société gérait également la publicité de la marque. La mise en bouteilles du produit était confiée aux Établissements Marin à Blida, et Montserrat à Alger. Le produit obtint d’abord du succès en Algérie, puis Jean-Claude Beton trouva des concessionnaires pour élaborer la boisson et la distribuer en France métropolitaine (Les Établissements Milles à Perpignan, les Établissements Denni à Strasbourg et la société Fruidam à Paris ).

Avec la guerre d’Algérie et l’indépendance , l’entreprise installa à Vitrolles l’usine fabricant le concentré d’orange et une partie de la production de la boisson finale. Suite au développement du produit en métropole, Naranjina Nord-Afrique fut transformée en février 1961 en Compagnie française des produits Orangina (CFPO) dont le siège social était établi à Marseille. La production locale devenant insuffisante, l’usine algérienne de Boufarik ferma définitivement en 1967. L’acquisition de la Compagnie française des produits Orangina par le groupe Pernod-Ricard en 1984 autorisa enfin un développement international toujours d’actualité depuis.

Cependant, selon son actuel exploitant algérien, la marque Orangina faisait partie d’un fonds industriel commercial qui a été nationalisé au titre de biens vacants en 1962, comme tous les biens qui appartenaient à la France avant l’indépendance. Plus précisément, les Français de la CFPO l’auraient cédé aux établissements Marin qui l’auraient abandonné à l’indépendance, en 1962. De procès en procès, la bataille juridique que mène depuis une quarantaine d’années Maâmar Djgaguen, propriétaire d’Orangina Algérie, s’est encore compliquée avec la production sous licence de l’Orangina par la Société des eaux minérales de Saïda, filiale du groupe privé Yaïci, accordée par le groupe japonais Suntory, propriétaire de la marque Orangina depuis 2009.

Voici quelques liens utiles :
un article du blog Histoire d’entreprises,
un article de l’Express sur le retour d’Orangina en Algérie en 2003,
un extrait d’un article intitulé « Orangina, mieux qu’une saga« ,
– deux publicités sur le site de l’INA montrant l’évolution dans la pratique commerciale : en 1971 et en 1972.
– une émission algérienne sur la propriété intellectuelle de la marque Orangina après la décolonisation et l’indépendance de l’Algérie ici en arabe et traduite en français. Elle montre bien les conséquences de la colonisation et de la décolonisation sur les Algériens et les Pieds – Noirs avec un combat juridique sur le nom Orangina.
– les sites d’Orangina France ( filiale du groupe Orangina Schweppes possédant une vingtaine de marques, dont les 6 principales, Orangina, Schweppes, Oasis, Pulco, Trina et La Casera, représentent 80% de la performance commerciale du groupe. ) et d’Orangina Algérie.
un extrait de l’interview de François Hollande en Algérie en décembre 2012, interrogé sur la vente d’une marque algérienne aux Japonais et avouant son ignorance du dossier Orangina.
– deux articles sur le point de vue algérien de l’imbroglio juridique ici et .

 

Exercice de cartographie en 4e

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CG3 réaliser un croquis Mac Cain

CG3 réaliser un croquis Rio Tinto

CG3 réaliser un croquis ZTE

Les élèves de 4e2 se sont initiés à la cartographie en travaillant sur trois firmes transnationales : Mac Cain, Rio Tinto et ZTE (d’après les dossiers de mon collègue Olivier Quinet modifiés par mes soins). Le travail a duré deux heures, plutôt intenses et voici quelques unes de leurs productions.

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Quelques cartes glanées sur Internet

D’abord sur la place des firmes transnationales dans le monde :

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Puis sur la mondialisation et ses inégalités :

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Et sur les murs qui ont remplacé celui de Berlin :

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Une carte sur l’accès à l’électricité en Afrique qui peut intéresser les cinquièmes (on y voit 19 millions de personnes sans électricité à Madagascar sur une population totale de 23 millions) :

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