Étiquette : Les découvertes européennes et la conquête des empires

Un jeu sur les grandes découvertes en cinquième

Guillaume Batail, professeur d’histoire-géographie au collège de Portbail dans la Manche a créé un jeu pour permettre à ses élèves de mémoriser et vérifier des connaissances de bases sur les grandes découvertes avec un jeu de plateau.
Le jeu est conçu pour être joué par petits groupes de 4 mais d’autres formes d’organisation peuvent sans peine être imaginées : classe entière (avec plateau vidéo-projeté), tables contre table, à distance avec une autre classe de l’établissement ou du bout du monde via le mail ou une application de réseau social… Il est complètement jouable dans le temps normal de la classe.
Il est à télécharger et à essayer ici.

 

Vers une nouvelles lecture des quipus ?

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En comparant les quipus – des chapelets de cordelettes tressées par les Incas pour recenser leur population – avec des textes de colons espagnols, un étudiant d’Harvard de 21 ans a réussi à découvrir de nouvelles informations sur ce peuple.

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Pendant longtemps, les scientifiques avaient estimé que ces symboles contenaient seulement des informations chiffrées de recensement.
Grâce à son analyse de six quipus d’une même vallée, Manny Medrano a pu se rendre compte que le peuple Recuay, qui vivait dans la zone en question, était divisé en six clans, non pas seulement géographiquement en fonction de l’emplacement dans la vallée, mais aussi en fonction des rangs sociaux, ce qui n’avait encore jamais été prouvé.
Cet étudiant s’est focalisé sur les couleurs et la construction en « recto-verso » des quipus pour en tirer ces conclusions.
Durant sa première année d’université, l’étudiant avait fait preuve de prédispositions au décryptage des symboles anciens et il avait suivis une série de cours avec Gary Urton, un chercheur. Quand l’étudiant avait expliqué à son professeur qu’il n’avait rien à faire pour ses vacances de Pâques et qu’il souhaitait l’aider à déchiffrer ces messages, celui-ci n’a pas hésité longtemps. Les résultats de cette transcription sortiront en intégralité, courant janvier, dans le journal de recherche spécialisé en ethnographie et en histoire des cultures indigènes.

D’après un article du Figaro.fr

Le château de Nantes et le mémorial de l’abolition de l’esclavage

En visite à Nantes, j’ai visité  le château des ducs de Bretagne. Après le tour des remparts, j’y ai d’abord vu deux expositions temporaires.

La première, intitulée « Les esprits, l’or et le chaman » présentaient des parures et objets en or colombien d’avant la conquête européenne. Les 220 objets présentés sont d’une grande beauté et l’exposition les met magnifiquement en valeur. Elle se poursuit jusqu’au 12 novembre pour les amateurs.

La seconde était consacrée à l’estampe japonaise à travers l’histoire des quarante – sept rônins. Elle ouvrait aujourd’hui, ce qui a entraîné une affluence assez gênante alors que nous étions seuls, ma femme et moi, pour visiter la première exposition.

L’après-midi, je suis retourné au château afin de visiter les collections permanentes, illustrant l’histoire de Nantes, du Moyen – Âge à la Seconde guerre mondiale, au long d’une trentaine de salles.  Deux de ces salles sont consacrées à la traite négrière dont le port de Nantes fut un acteur important au XVIIIe siècle.
De passage à la librairie du musée, j’en ai profité pour acquérir ce livre pour la bibliothèque de classe.

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Après ma visite, j’ai marché jusqu’au Mémorial de l’abolition de l’esclavage, au quai de la Fosse.  Avant d’arriver au mémorial lui-même, on emprunte une promenade tout au long de laquelle sont réparties 2000 plaques de verre. 1710 rappellent le nom des navires négriers et les dates de départ des expéditions négrières nantaises. Les 290 autres plaques indiquent les comptoirs négriers, les ports d’escale et les ports de vente en Afrique, aux Antilles, aux Amériques et en Océan Indien.

À partir de l’esplanade,on accède au Mémorial par un escalier à ciel ouvert conduisant à un passage souterrain rappelant les conditions d’enfermement des esclaves dans les cales des navires. Le long couloir est encadré à gauche par la Loire, visible entre les piliers de soutènement, et à droite par une immense plaque de verre qui court sur 90 mètres.

Celle-ci porte une sélection de textes provenant de tous les continents touchés par la traite (Europe, Afrique, Amériques, Océan Indien), s’étendant sur cinq siècles (du XVIIe au XXIe siècle) : lois, témoignages, œuvres littéraires, chants, textes fondamentaux de l’abolitionnisme…

À l’extrémité ouest du passage, quelques clés historiques et géographiques replacent la traite atlantique dans son contexte.

 

De quoi sont morts les premiers colons en Amérique ?

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La tombe et les reste d’un des premiers colons sur le site de La Isabela

Le blog Dans les pas des archéologues propose ici un article sur les causes de la mort des premiers colons européens arrivés aux Antilles après Christophe Colomb. Les récentes analyses des corps retrouvés dans le cimetière de la colonie évoquent le scorbut, une maladie provoquée par une carence en vitamine C, s’expliquant par le fait que les colons ont conservé leur alimentation européenne plutôt que de se nourrir des ressources locales.

A-t-on retrouvé la Santa Maria ?

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Réplique du navire amiral de Colomb construite en 1907

Selon le journal The Independent, une équipe d’archéologues sous-marins a découvert l’épave de la Santa Maria, le navire à bord duquel Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492. La caravelle s’était abîmée sur des récifs au large d’Haïti, quelque temps après la découverte des Bahamas.

« Toutes les preuves géographiques, la topographie sous-marine et les preuves archélogiques tendent à confirmer qu’il s’agit bien du navire amiral de Colomb », indique Barry Clifford, un archéologue sous-marin dont l’équipe n’a, pour l’instant, que photographié les lieux et pris des mesures. L’empreinte laissée par le ballast au fond de l’océan, les canons correspondent cependant à celle d’un navire de la taille de la caravelle.

La localisation de l’épave a été possible grâce à la découverte, en 2003, de la probable localisation du fort construit par Christophe Colomb et à la lecture du récit de voyage du navigateur.