Étiquette : Emergence du roi absolu

Des vêtements du XVIIe siècle retrouvés sous la mer

En août 2014, dans l’épave d’un navire marchand du XVIIe siècle (qui transportait une cargaison de buis, d’encens, de tabac et d’anis), près de l’île néerlandaise de Texel, un paquet apparu, dégagé du sable qui le recouvrait jusque là. Des plongeurs le remontèrent alors à la surface. En l’ouvrant, les découvreurs entrèrent dans la garde-robe et dans l’intimité d’une dame de l’aristocratie ayant vécu quatre siècles plus tôt à l’époque des Stuart.
Le paquet contenait en effet une très belle robe en damas, des chemisiers rehaussés de fils d’or et d’argent, des mi-bas en soie, une pochette de velours rouge brodée de fils d’argent contenant un peigne à épouiller en corne de vache et des pommes de senteur, petits bijoux sphériques et ajourés qui servaient de diffuseurs de parfum.

Un château du XVIe siècle découvert à Lille

Des fouilles archéologiques menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) à Lille, ont permis de retrouver les ruines d’une citadelle datant du XVIe siècle.
L’existence de ce château, mentionné par différentes sources, n’avait jamais été prouvée jusqu’à aujourd’hui. Les fouilles, effectuées sur une emprise de 5800 m² entre le quartier d’affaires Euralille et celui de Fives, ont révélé une occupation du site depuis le Ier siècle avant notre ère jusqu’au XVIIIe siècle. Si rien n’a été retrouvé du château du XIIIe, en revanche celui du XVIe a laissé de multiples traces. Les nombreux objets exhumés du fossé, comme les services de table (verreries de Venise, cuillères en argent, céramiques de Delft), reflètent le niveau de vie privilégié des résidents.
La première vocation du château semblait toutefois être défensive: il était entouré d’un fossé dans lequel les archéologues ont mis au jour des boulets de canon en métal et en pierre portant des traces d’impacts.
Puis, fin XVIIe – début XVIIIe, l’édifice du XVIe siècle est arasé et réaménagé en jardin tandis qu’un nouveau logis est construit au sud, en front de parcelle, selon les archéologues, lui donnant alors une tournure plus résidentielle.

La presse et Louis XIV

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Comment les journaux actuels auraient – ils couvert les 72 ans du règne de Louis XIV ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre Grégor Brandy,Vincent Manilève et Jean-Marie Pottier sur le site Slate.fr. De sa naissance à sa mort, en passant par son avènement, son mariage, l’arrestation de Fouquet, les journaux Libération, Le Monde, Paris Match et d’autres sont parodiés.

1er septembre 1715 : mort de Louis XIV

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Daté du 2 août 1714, le testament de Louis XIV a été rédigé après que sa descendance légitime a presque disparu : son fils est décédé en 1711, ses deux petits-fils en 1712 et 1714 et l’aîné de ses arrière-petits-fils en 1712. En 1714, il ne restait plus au souverain qu’un arrière-petit-fils âgé de 4 ans, le futur Louis XV, pour lui succéder.
Pour prendre la tête du Conseil de régence, Louis XIV prévoyait dans son testament de nommer son neveu, le duc d’Orléans afin d’écarter son dernier petit-fils vivant, devenu roi d’Espagne sous le nom de Philippe V.
Outre le duc d’Orléans, le conseil de régence comprenait le duc de Bourbon, cousin du roi, les quatre secrétaires d’État et les deux fils de Louis XIV et de Mme de Montespan, le duc du Maine et le comte de Toulouse. Ces deux derniers avaient d’ailleurs été déclarés aptes à succéder au trône de France en cas de disparition de tous les princes légitimes.
Un codicille du 13 avril 1715,tenu secret, nommait le maréchal de Villeroy gouverneur du jeune roi et lui confiait le commandement des troupes chargées de sa sécurité.
Le second codicille a été rédigé par Louis XIV sur son lit de mort, le 25 août, immédiatement après avoir reçu les derniers sacrements. Il y nommait Fleury, ancien évêque de Fréjus, comme précepteur du jeune roi et, pour confesseur de ce dernier, le jésuite Le Tellier.
Le testament de Louis XIV avait été confié au Parlement de Paris, leur donnant ainsi un rôle politique important.
Dans son testament, Louis XIV ne s’est pas seulement préoccupé de sa succession, mais aussi du devenir de sa politique. Le souverain recommanda au Conseil de régence et à son successeur de respecter la législation mise en place pour assurer l’unité religieuse, c’est-à-dire, sans le nommer explicitement, l’édit de Fontainebleau (1685) révoquant l’édit de Nantes et interdisant l’exercice du culte protestant, même privé, dans le royaume – à l’exception de l’Alsace. Louis XIV mentionna également la législation punissant les duels, qu’il tenait à voir respectée après sa mort.
Il recommanda aussi deux fondations : les Invalides et Saint-Cyr. Instituée par l’ordonnance de 1670, la première avait pour mission d’accueillir les militaires âgés ou blessés au service du roi et trop pauvres pour subvenir à leurs besoins. Instituée par l’édit de 1686, la seconde, inspirée par Mme de Maintenon, était également une fondation charitable, destinée à éduquer les jeunes filles pauvres de la noblesse.

D’après un  article de l’Histoire.fr

Un cahier d’école de Louis XIII ?

La Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel possède sous la cote A21 un cahier de 142 pages intitulé Les Preceptes de Manuel empereur de Constantinople touchant l’éducation Royalle mis en françois par le Roy treschretien Louis XIIIe.
Il s’agirait d’un manuscrit autographe des leçons données au jeune roi Louis XIII par ses précepteurs. Aux traductions du latin au français d’extraits de l’œuvre de l’Empereur Manuel Paléologue pour son fils Jean intitulé Praecepta educationis regiae (XVe siècle), écrite de la main du jeune prince, succède une sentence latine écrite par un précepteur. Le manuscrit fut offert en 1796 à la bibliothèque par Samuel de Chambrier, un homme politique et historien de Neuchâtel.

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On y voit assez distinctement les progrès en écriture de l’élève entre le début du cahier et la fin. Ce cahier permet de comprendre un peu quelle éducation recevait les rois absolus en France et montre le poids de la religion chrétienne dans la formation de ces rois.