Étiquette : Développement

Le Tiers – Mondopoly

Voici un « nouveau » jeu (datant en réalité de 1986) pour le club l’an prochain.

Dans cette version altermondialiste du célèbre jeu, vous jouez un paysan du Pérou qui essaye de s’en sortir avec ses cinq petits champs. Le jeu se joue en individuel, mais les joueurs peuvent s’aider et créer des fonds mutuels, se prêter de l’argent à des taux non usuraires, etc.

Chaque joueur devra faire des choix pour son exploitation. Il devra d’abord choisir les cultures qu’il souhaite produire. Il pourra décider, par ailleurs, de faire partie d’une coopérative afin de bénéficier de conseils techniques et d’appuis financiers mais il acceptera alors d’entrer dans le système de solidarité que celle-ci impose. Ensuite, les paysans parcourront l’année en tentant de résister aux divers aléas (climatiques, agressions…) mais profiteront également des aides de la coopérative par exemple, ou des lois éditées en leur faveur.
Ils pourront également, tout au long de l’année choisir de s’impliquer dans la vie de leur village et de leur communauté (défense de leurs droits, construction de diverses infrastructures.) A la fin de l’exploitation (en principe 4 ou 6 années) chacun devra faire ses comptes.

Des jeux autour du développement durable et du commerce équitable

Vous trouverez ici le descriptif de nombreux jeux de simulation pour aborder le problème du développement durable, du commerce mondial et de l’inégalité des termes de l’échange. Il y a notamment un jeu sur le commerce mondial des bananes que je pourrais utiliser l’année prochaine en 4e en complément de mon activité de géographie !
Et puis un jeu sur le commerce du café ici et un autre sur le commerce équitable.

Un exemple de développement durable : la transformation du Typha en charbon en Mauritanie

Depuis la mise en service en 1986 du barrage anti-sel de Diama à 27 km de l’embouchure du fleuve Sénégal, le Typha a trouvé un terrain d’eau douce propice à sa prolifération. Cette plante qui se développe depuis les rives et s’étale sur le fleuve, progresse depuis d’année en année. Elle étend aujourd’hui son tapis vert sur 130 km en amont de l’embouchure.
Cette plante néfaste bouleverse tout l’écosystème du delta, changeant la qualité de l’eau, absorbant oxygène et lumière et empêchant ainsi la pousse d’autres plantes. Mais elle perturbe aussi toute l’activité économique de la région, réduisant les zones de productions agricoles et piscicoles, obstruant les couloirs de navigation et les canaux d’irrigation, restreignant l’eau vive pour abreuver leurs animaux… Et comme le Typha entraîne la stagnation de l’eau, il favorise la prolifération de moustiques et des parasites et donc des maladies comme le paludisme.
On a beau la couper, l’arracher, le brûler, il n’existe aucune méthode vraiment efficace pour se débarrasser de cette plante qui repousse sans cesse. Faute de pouvoir l’éradiquer, des scientifiques et des ONG ont cherché à la valoriser. Le projet, financé par la communauté européenne, a conçu une méthode de conversion de cette biomasse en bio-charbon comme alternative au charbon de bois.
La transformation du Typha offre ainsi une ressource énergétique renouvelable permettant de lutter contre la déforestation et d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre. Si toute production et consommation de charbon émet en effet du carbone dans l’atmosphère, le CO2 émis par le charbon de Typha est recapté en grande partie par la plante qui repousse très vite, à la différence du charbon de bois qui émet des gaz non réassimilés par l’environnement et conduit à la déforestation. Une tonne de charbon de Typha permet ainsi d’économiser 7 tonnes de CO2, par rapport à du charbon de bois.
L’impact de cette action est aussi économique. En régulant son envahissement dans les zones où vivent les populations, la coupe du Typha favorise un retour à la normal des activités agricoles et piscicoles. De la coupe à la commercialisation en passant par la transformation, cette solution d’énergie renouvelable produite localement crée aussi de l’activité qui génère des revenus complémentaires pour les ménages. Depuis 2012, huit unités de production artisanale ont été installées dans la région de Rosso, en Mauritanie. D’une capacité de production chacune de 1,5 tonne par mois, leur gestion est assurée par les villageois. Les hommes se chargent de la coupe du Typha, et les femmes, organisées en coopérative, de la transformation et la commercialisation.
Le Typha est séché, puis carbonisé pour devenir de la poussière de charbon qui sera mélangée avec de l’argile puis pressée et agglomérée sous forme de briquettes prêtes à la vente. Enfin, ce combustible domestique coûte moins cher que le charbon de bois, le charbon de Typha se consumant plus lentement et étant donc plus économique.

D’après un article du Monde.fr

Chouette, j’ai mon activité pour le cours de géographie de cinquième, demain !

etude de cas Typha

La pauvreté en Amérique latine

Selon le rapport annuel de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal), la région compte encore 28 % de pauvres (c’est-à-dire ayant des revenus inférieurs à quatre dollars par jour !), chiffre stable depuis 2012, après vingt années de forte baisse. Cela représente 133,7 millions d’habitants.

Derrière ce panorama général se cachent cependant des cas de figure très différents : les chiffres font ainsi apparaître une Amérique du Sud plus équilibrée, alors que peu de progrès ont été accomplis ces dernières années en Amérique centrale. Au Nicaragua ou au Honduras, par exemple, le taux de pauvreté reste proche de 60 %. Il faut ajouter à cela les personnes qualifiées de « vulnérable » dont les revenus sont estimés entre 4 et 10 $ par jour et qui regroupent 38 % de la population d’Amérique latine.

Cette baisse de la pauvreté dans la région s’explique par des années 1990-2000 particulièrement profitables à l’Amérique latine. De nombreux pays avaient alors bénéficié de la forte hausse des cours des matières premières (pétrole et minerais pour le Pérou, le Venezuela, la Bolivie, le Chili, productions agricoles pour l’Argentine et le Brésil), combinée à une très importante augmentation de la demande chinoise. De plus, l’arrivée au pouvoir de nombreux présidents de gauche (Hugo Chavez au Venezuela, Lula au Brésil) s’est traduite par la mise en place de politiques redistributives, en faveur des classes les plus défavorisées, qui ont permis une chute rapide de la pauvreté et une consolidation des classes moyennes (individus qui perçoivent entre 10 et 50 dollars de revenus par jour) regroupant 34,3 % des habitants du continent latino-américain, soit environ 181,2 millions de personnes.
Ce dynamisme économique a été mis à profit, dans la dernière décennie, pour réduire les disparités sociales, même si elles demeurent fortes par rapport à d’autres régions. Entre 2002 et 2013, le coefficient de Gini, qui mesure les inégalités, a ainsi chuté de 10 %.

Aujourd’hui, l’Amérique latine est cependant confrontée à la fois au ralentissement de la demande chinoise et à l’effondrement du cours des matières premières. Et les politiques mises en place par certains régimes, notamment au Venezuela et en Argentine, ont également trouvé leurs limites, se traduisant par d’importantes subventions déséquilibrant les budgets des Etats et par une forte inflation.

D’après un article de La Croix.fr

Les bidonvilles dans le monde et en France

Bidonvilles_2005_large
La population des bidonvilles en 2005

 

Depuis 2008, plus de la moitié de l’humanité vit en ville, selon les Nations unies. Et, en 2050, la planète comptera 6,4 milliards d’urbains, soit plus des deux tiers de la population mondiale qui atteindra alors 9 milliards. Or 40 % de la croissance urbaine se fait dans les bidonvilles, souligne le Forum économique mondial de Davos, dans son rapport annuel.
Sous la pression de la croissance démographique et de l’exode rural, l’urbanisation dans les pays émergents entraîne un étalement urbain peu contrôlé, caractérisé par le développement de quartiers composés d’habitats sommaires, surpeuplés et non reliés aux réseaux d’eau potable et d’assainissement. Selon l’ONU-Habitat, plus d’un milliard de personnes, soit un tiers de la population urbaine, vit dans des bidonvilles. En Afrique subsaharienne et en Asie du Centre et du Sud, ce sont respectivement 62 % et 43 % des urbains qui habitent dans des quartiers précaires.

Près de 17 000 personnes vivent dans près de 400 bidonvilles en France aujourd’hui. C’est l’un des principaux enseignements de l’état des lieux dressé par la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement.