Étiquette : Bourgeoisies commerce traite et esclavage au XVIIIe siècle

L’histoire de la vie

C’est le titre choisi par les 4e4 pour leur émission de radio. Ce premier rendez-vous, comme pour celui des 4e5, est consacré à la traite négrière au XVIIIe siècle.
Il manque aussi le générique de l’émission que les élèves vont devoir choisir pour le prochain numéro.

Le moment Histoire

C’est le titre choisi par les 4e5 pour leur émission de radio. Ce premier rendez-vous est consacré à la traite négrière au XVIIIe siècle. Nous espérons pouvoir enregistre d’autres émissions durant l’année.
Après avoir étudié deux dossiers documentaires du manuel, les élèves ont collectivement rédigé un texte. Ensuite, ils ont réfléchi aux questions que pourraient poser les animateurs aux historiens invités et les réponses de ceux-ci.
Il manque juste le générique de l’émission. j’ai proposé aux élèves de le composer eux-même et une élève va essayer de le faire pour demain.

Ci-dessous, une émission de France Info Junior consacrée à l’esclavage dans le monde aujourd’hui.

Suite des textes sur Bordeaux au XVIIIe siècle

Il s’agit du travail de rédaction en une séance effectué par mes quatrièmes après l’étude d’un dossier de leur manuel (une séance).

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Parmi ces textes de qualité inégale, mais témoignant d’un réel effort de construction, deux se détachent, car ils ont été entièrement rédigés en anglais.

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Pour le premier, l’élève a utilisé Google comme moyen de vérification. Il a tapé son texte en anglais et vérifié que le français correspondait bien à ce qu’il voulait dire. Le second texte a été rédigé directement en anglais par l’élève, qui n’a pas utilisé de dictionnaire !

Visite de Bordeaux au XVIIIe siècle

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Dans le cadre du chapitre « Bourgeoisie, commerce et traite négrière », j’ai demandé aux élèves d’étudier la ville et le port de Bordeaux au XVIIIe siècle puis de rédiger un récit de voyage comme s’ils étaient Arthur Young, le voyageur et écrivain anglais auteur d’un Voyage en France publié en 1792.

Afin de les guider un peu, j’ai proposé un « plan » de rédaction :

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Voici quelques-uns de leurs travaux :

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Les élèves qui le souhaitaient pouvaient rédiger tout ou partie de leur texte en anglais, avec un délai. Je devrais en avoir un ou deux par classe.

Vous pourrez lire le récit de la visite de Bordeaux par Young ici en même temps que le même exercice donné aux élèves du collège Delacour de Clères, il y a un an jour pour jour…

Un port africain au temps de la traite

Couverture - Là où les nègres sont maîtres (1)

Le livre de Randy Sparks, professeur à l’université Tulane à La Nouvelle-Orléans en Louisiane, a pour sujet un port africain de la Côte-de-l’Or (le Ghana d’aujourd’hui) au XVIIIe siècle.

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Annamaboe (dont le nom contemporain est Anomabu) était alors le port de traite le plus important de la côte, d’où des centaines de milliers d’esclaves furent déportés vers les Amériques. Avant de se lancer avec succès dans la traite négrière, les élites marchandes de ce port commerçaient de l’or et des céréales.
Les Britanniques, via la Royal African Company, devenue en 1750 la Company of Merchants Trading to Africa, y construisirent un grand fort.

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Le fort anglais vers 1870

Les chefs locaux, d’ethnie Fante, surent habilement jouer des rivalités entre marchands européens, en faisant monter les enchères et en prenant une part active au commerce. Les guerres qui opposèrent les Fante aux Ashanti permirent un afflux de captifs. Au début du XVIIIe siècle, la traite était deux fois plus rentable que le commerce de l’or.
En mobilisant une grande variété d’archives, Randy Sparks montre de manière très convaincante comment une société créolisée naquit de la rencontre des administrateurs, soldats et négociants britanniques avec les Fante. Les enfants issus de ces unions (les « mulâtres ») étaient envoyés faire leurs études en Angleterre lorsque le père était fortuné ; d’autres trouvaient emploi comme interprète ou marin.
Les Britanniques et les Français se disputaient les faveurs commerciales de John Corrantee (ou Kurantsi), le chef principal d’Annamaboe, né dans les années 1670. Ils le sollicitèrent pour qu’il envoie ses enfants étudier dans leurs pays respectifs. Prudent, Corrantee envoya d’abord l’un de ses fils à Paris au début des années 1740. Le jeune prince fut reçu avec tous les honneurs, étudia au lycée Louis-le-Grand, avant de rentrer au pays.
Les Britanniques invitèrent un autre fils à s’instruire en Angleterre, ce que Corrantee accepta, ne serait-ce que pour mieux comparer les deux pays et continuer son jeu diplomatique. William Ansah, le fils préféré, s’embarqua donc pour Londres en 1747. Enfin, c’est ce qu’il croyait. Le capitaine du bateau négrier était censé acheminer sa cargaison d’esclaves jusqu’à la Barbade avant de convoyer le jeune homme en Angleterre, mais il fit croire que ce dernier avait péri lors du voyage et le vendit en esclavage. Corrantee finit par l’apprendre et demanda aux Britanniques de le récupérer. On le retrouva à la Barbade, puis la CMTA le débarqua en Angleterre où ses aventures firent sensation. William Ansah devint une figure de la vie mondaine et littéraire anglaise, avant que le jeune homme levât l’ancre pour Annamaboe en 1750 où toute la ville fêta le retour du miraculé.
Au début du XIXe siècle, la prospérité d’Annamaboe déclina, en raison de sa destruction par les Ashanti, et surtout de l’abolition de la traite par les Britanniques. L’économie de la ville s’effondra, et elle sombra dans l’oubli.

La mémoire de l’esclavage en France

À l’heure où les États-Unis se déchirent à propos de la mémoire des héros confédérés de la guerre de Sécession, certains s’interrogent en France sur nos monuments commémoratifs célébrants des personnalités ayant soutenu l’esclavage.
Par exemple, la statue du général Leclerc (né en 1772 et mort en 1802), trônant à Pontoise. Il était le beau-frère de Napoléon Ier qui l’avait envoyé avec 35 000 hommes à Saint Domingue en 1801 pour vaincre Toussaint Louverture, chef de la révolution en Haïti. Voici ce qu’il écrivait dans une lettre envoyée à Bonaparte le 7 octobre 1802 :
«Voici mon opinion sur ce pays. Il faut détruire tous les Nègres des montagnes, hommes et femmes, ne garder que les enfants au-dessous de douze ans, détruire moitié de ceux de la plaine et ne laisser dans la colonie un seul homme de couleur qui ait porté l’épaulette, sans cela jamais la colonie ne sera tranquille.»
Les associations qui ont exploré Nantes, ancien port négrier, ont trouvé les rues Montauduine, Kervégan et Guillaume Grou, respectivement en hommage à une famille d’armateurs négriers, un ancien maire et un négociant ayant participé à la traite.
Bordeaux semble avoir hérité d’un plus grand nombre de fantômes de l’esclavage encore. Rue de la Béchade, rue Bethman, rue Thérésia Cabarrus, rue Desse, Passage Sarget, Passage Féger, Place Ravezies… La liste des rues polémiques contient une vingtaine de noms.
Et il en est de même au Havre, à La Rochelle, à Saint-Malo, Lorient ou Marseille.
Bien sûr, ces villes ont entrepris, après les années 1980, de rappeler leur passé esclavagiste à l’aide de monuments commémoratifs comme les Anneaux de la Mémoire à Nantes, mais cela s’est fait avec difficulté comme le soulignait Alain Juppé, maire de Bordeaux, lors de l’inauguration de salles dédiées à l’esclavage au Musée d’Aquitaine en 2009 : «Pourquoi le cacher: évoquer, à Bordeaux, il y a 15 ans, la traite négrière et l’esclavage n’allaient pas de soi.»
En 2006, la municipalité fit ainsi installer une plaque portant ces mots : « La Ville de Bordeaux honore la mémoire des esclaves africains déportés aux Amériques au mépris de toute humanité.» Mais cette petite plaque a longtemps été posée sur le sol d’un parking. Il a fallu que des associations boycottent les journées de commémoration pour que la plaque soit relevée et posée sur un petit muret.
Faut-il alors débaptiser les rues portant le nom d’anciens armateurs négriers ou de défenseurs de l’esclavage ? Doit-on les remplacer par ceux de héros de la lutte contre l’esclavage ? Est-il préférable d’accompagner les panneaux d’un autre, qui expliquerait les côtés plus sombres des personnes dont ils portent le nom ? La question n’est pas du tout tranchée.

D’après un article de Slate.fr

Fiche séquence « Bourgeoisie marchande, traite et esclavage au XVIIIe siècle »

Voici la fiche séquence de ce premier chapitre d’histoire de quatrième. Je reprends la séquence imaginée l’an dernier et expliquée ici.
L’esclavage me servira de lien lors du second chapitre  sur l’Europe des Lumières.
J’ai oublié de préciser que le manuel utilisé est le Nathan.