Catégorie : Atelier cartographie

Quand les artistes dessinaient les cartes

Il s’agit d’une exposition proposée par les Archives nationales, sur le site de l’Hôtel Soubise, à Paris. Elle met en valeur 97 cartes originales dont 89 manuscrites et 10 de très grand format (supérieur à 2 mètres). Il s’agit de « vues figurées » , des représentations de territoires de dimension restreinte (terroir, ville, seigneurie, petit comté), qui montrent les lieux comme si le spectateur les avait sous les yeux. Aucune de ces cartes n’était faite pour montrer le chemin d’un lieu à un autre ou pour guider le voyageur. Faites à la demande de commanditaires prestigieux (rois, princes, abbayes, villes), elles étaient liées à des pratiques de gouvernement : elles délimitaient une frontière ou des droits, aidaient à trancher des procès, illustraient des travaux d’aménagement, appuyaient des opérations militaires, décrivaient des événements historiques, cataloguaient des possessions ou célébraient l’identité d’un lieu ou d’un territoire.
Beaucoup de ces « figures » ont été faites par des peintres, parfois parmi les plus renommés de leur époque (Jean Cousin, Bernard Palissy, Nicolas Dipre…), se trouvant ainsi au confluent de l’art et de la cartographie. Elles offrent un éclairage exceptionnel sur les paysages et les décors de la vie quotidienne au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance.

Du 25 septembre 2019 au 7 janvier 2020.
Du lundi au vendredi de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermé le mardi
Plein tarif : 8 €, tarif réduit : 5 €

Ceci n’est pas un atlas

This is not an atlas est un ouvrage proposant  des documents au format papier et pdf en open access participant de la contre-cartographie ou cartographie radicale. Il a été élaboré par le kollektiv orangotango, un réseau de géographes critiques et activistes sur des questions de luttes de territoires, de pouvoir. C’est un recueil de représentations visuelles de territoires ou d’espaces relevant souvent de la cartographie sensible. Je trouve notamment très intéressant le travail de cartographie effectué par des réfugiés.

Merci au Carnet NEOCARTOgraphique pour cette découverte.

Différents espaces vécus en milieu périurbain

Ces trois schémas sont issus d’un article intitulé « Grandir et vieillir dans les espaces périurbains » que l’on peut lire sur le blog Métropolitiques. Il me rappelle le travail que nous avions fait, ma femme et moi, lors d’une conférence – atelier de Philippe Rekacewicz à propos de notre espace familial vécu. Cela me donne envie de demander aux élèves de troisième de fabriquer le même genre de carte en ouverture d’année, l’an prochain.

Le monde en carte

Matthieu Alfré et Christophe Chabert (auteur du blog Mind the Map) propose Le monde en carte : méthodologie de la cartographie, un intéressant ouvrage, publié par les éditions Autrement. Ils présentent d’abord une méthode de la cartographie puis proposent une analyse des enjeux mondiaux et régionaux pour réviser efficacement les grands repères géopolitiques. Chaque carte de cet atlas est accompagnée d’un commentaire qui éclaire sa construction : explication du sujet, justification de la problématique, architecture de la légende, mise en perspective du sujet.

Capture d’écran 2019-06-19 à 17.46.49Capture d’écran 2019-06-19 à 17.46.11

La projection Fuller

Richard Buckminster Fuller était un ingénieur – architecte – inventeur américain autodidacte, créateur, entre autre, d’une projection du globe terrestre originale, se voulant la vision d’un monde égalitaire, relié et coopératif.

La projection Fuller, qu’il imagina en collaboration avec l’architecte américano-japonais Shoji Sadao,  est une projection icosaédrique (un icosaèdre est un solide composé de 20 triangles équilatéraux de même dimension). L’idée ingénieuse des deux hommes est d’avoir projeté des parties de la terre sur ces 20 faces, ce qui lui a permis de faire subir très peu de distorsions au globe terrestre.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La première version de la projection polyèdrique dit de Fuller a été présentée dans le magazine Life, en 1943. Mais à l’époque, Fuller n’était pas encore parvenu à trouver un découpage complètement satisfaisant qui ne scinde pas les continents.
En 1946, Fuller fit breveter une version qui reposait sur un cuboctaèdre (polyèdre à 14 faces régulières, dont 8 sont des triangles équilatéraux et 6 des carrés). Il est finalement parvenu à son objectif en 1954, avec l’icosaèdre. Fuller a alors disposé ces 20 triangles de manière particulière afin de ne pas avoir à scinder les continents.

Deux exemples d’utilisation de cette projection :

2931c4dfcd0797fb178cc78f28b211c6839

A partir de sa projection, Fuller a imaginé en 1961 l’un des premier « serious game » intitulé   « jeu  de la paix mondiale » dans lequel les joueurs devaient « Make the world work, for 100% of humanity, in the shortest possible time, through spontaneous cooperation, without ecological offense or the disadvantage of anyone. »

Le métier de cartographe

Invité par Cédric Ridel, professeur d’histoire-géographie, Philippe Rekacewicz est venu faire des conférences et conduire des ateliers cartographiques en janvier 2019 au lycée international Marguerite Duras d’Ho Chi Minh Ville.
A l’occasion de sa venue au lycée, il a bien voulu répondre aux questions de deux élèves de Terminale, concernant la cartographie et le métier de cartographe.
Pour écouter l’interview :
http://blogs.lfiduras.com/webradio/2019/01/13/interview-de-philippe-rekacewicz/

Pour faire une bonne carte

Manifeste_v2

Ce manifeste a été réalisé par Marie-Laure Apers – Trémolo, Nicolas Lambert et Hervé Parmentier, suite à la formation qui s’est tenue à Sète du 12 au 16 novembre 2018. Ce Manifeste est également issu de la démarche participative « Les 10 lois de la cartographie » engagée en septembre 2016.
Je suis rassuré, on y retrouve la plupart des points que j’aborde avec mes élèves.