Catégorie : Michel Rio

Manchette ou Rio ?

En lisant « La position du tireur couchée » de Jean – patrick Manchette, j’ai un moment eu un sentiment de déjà vu… L’histoire de ce tueur à gage voulant décrocher et dont l’amour pour une femme va entrainer sa perte m’a rappelé « Faux pas » de Michel Rio.
Dans les deux cas, l’intrigue est simplicime et le propos assez sombre. Mais Rio a écrit un roman intemporel dont l’objet est de rendre compte des état d’âme d’un monstre social tandis que Manchette place son action dans les années 70, en pleine guerre froide.Je n’ai pas adhéré au soubassement géopolitique de l’intrigue de Manchette et je trouve qu’elle nuit au roman.
Christian, le héros de Manchette, subit les évènements tandis que « l’inconnu » de Rio mène le jeu. C’est que Manchette a signé un roman qui réfléchit sur la société tandis que Rio analyse l’individu.
Et puis la fin… la fin du livre de Manchette m’a paru ridicule, avec cette répétition générationnelle tandis que la fin du livre de Rio est simple et semble s’imposer de soi.

Deux romans à lire bientôt



Je viens de découvrir deux romans qui vont allonger la liste de ce que je vais lire en 2009.
Tout d’abord, Des vents contraires, d’Olivier Adam. Un homme (un écrivain) et ses deux enfants se refugient à Saint Malo après la disparition de leur mère/femme.
Et puis le nouveau roman de Michel Rio, l’auteur du formidable Faux pas (je l’ai déjà dit, je crois). Il s’agit d’une nouvelle aventure de Francis Malone, le colossal et brillant policier de La statue de la liberté et de La Mort. Vous pourrez trouver un résumé d’un entretien avec Michel Rio ici.

Rencontres littéraires

J’ai fait des rencontres importantes dans ma vie, y compris des rencontres littéraires.
Tolkien d’abord, dont ma mère m’a offert les trois tomes en Livre de Poche, alors que j’étais malade, au fond de mon lit. Je garde un souvenir précis et net de cet instant. Et cet auteur a infléchi ma vie, durablement.
Lovecraft ensuite, rencontré sur les conseils de Nicolas, un ami. Et découvrir un auteur clef grâce à un ami, c’est quelque chose.
Borges, rencontré par l’intermédiaire d’un magazine. Un coup de foudre, pourrait-t-on dire.
Dans une moindre mesure, ce même magazine m’a fait connaitre Michel Rio (l’auteur de l’excellent « Faux pas »), John Irving le monde selon Garp ») et Italo Calvino Si par une nuit d’hiver un voyageur »)
Julien Gracq, découvert à cause d’une liste de livres à lire pour entrer en Hypokhâgne.
Et enfin, Paul Auster pour lequel je ne me souviens plus des circonstances de la rencontre (une table, chez un libraire ?) et Siri Hustvedt, partagée avec une amie.

Pour être complet, il faudrait ajouter Dumas et Flaubert, découverts grâce à ma grand-mère.