Catégorie : La dernière séance

Un autre film récent sur la RDA et la guerre froide

3230364

La Révolution silencieuse est un film adapté du récit autobiographique de Dietrich Garstka, Das Schweigende Klassenzimmer. Celui-ci raconte comment, avec ses camarades lycéens d’une petite ville de la République Démocratique Allemande, ils improvisèrent une minute de silence en guise de protestation contre la répression de l’insurrection de Budapest par les troupes soviétiques, en 1956, et la mort supposée du footballeur Ferenc Puskás.
Pour dérisoire et inoffensif qu’il était, cet acte impulsif eut des conséquences qu’ils n’auraient jamais imaginées. Dans le contexte qui allait mener à la crise de Berlin et à l’édification du Mur, en 1961, le geste fut pris très au sérieux par les autorités éducatives. Elles s’attachèrent à débusquer et à châtier les meneurs de cet acte séditieux, menaçant l’ensemble des élèves d’une lourde sanction : l’interdiction de passer leur diplôme (l’Abitur, équivalent du baccalauréat) dans l’ensemble de la RDA, et donc d’accéder à des études universitaires. Contre toute attente, et contre l’avis de leurs parents, les lycéens refusèrent en bloc de se laisser diviser et de trahir leurs camarades, préférant tout quitter pour émigrer en RFA où ils ont été reçus à bras ouverts à côté de Francfort et ont pu passer leur baccalauréat. Propagande oblige, leur histoire a été très largement médiatisée : dès le mois de janvier 1957, ils ont fait la une de plusieurs journaux. L’histoire de ces jeunes a donc été transformée en un emblème de l’inhumanité de l’Allemagne de l’est.
Stalinstadt, la ville où se déroule l’action, était proche de la frontière polonaise, mais à 80 kilomètres seulement de l’enclave occidentale de Berlin Ouest. A l’époque, le mur qui séparera la ville en deux et en fera le symbole de la Guerre Froide n’est pas encore construit : on peut se rendre en train d’une Allemagne à l’autre, pour visiter sa famille ou fleurir la tombe d’un proche, comme au début du film. C’est ce qui explique qu’entre 1949 et 1961, plus de 2,7 millions de personnes (sur 17 millions) ont fui la RDA.

Un film sur l’Allemagne durant la guerre froide

le_vent_de_la_liberte_affiche

1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière.
Les médias allemands et internationaux relatèrent abondamment cette aventure, dont Disney tira dès 1982 une adaptation intitulée La Nuit de l’évasion, véritable outil de la propagande américaine contre l’URSS et le « Bloc de l’Est ».
Le vent de la liberté de Michael Herbig sortira au cinéma le 10 avril 2019 et pourrait intéresser les élèves de troisième.
Un dossier pédagogique, plutôt pour l’allemand, est déjà disponible sur le site Zéro de conduite. L’association invite d’ailleurs les enseignants (Allemand, Histoire et documentalistes) aux projections en avant-première du film. A Rouen, celle – ci aura lieu à l’Omnia le dimanche 24 mars à 10h30.

Où vont les extra-terrestres quand ils visitent notre planète ?

wkdmaqgd5d9218xhug4fencf21

Voici deux cartes qui montrent les localisations des rencontres entre les humains et des entités extra-terrestres dans les différents films. Cela permet de dresser une géographie du tourisme interplanétaire. On remarque que les aliens ont longtemps préféré visiter les Etats – Unis et que cela reste leur destination favorite, mais que depuis les années 2000, mondialisation oblige, ils sont partis à la découverte de la planète et notamment des pays émergents. Sans surprise, l’Afrique semble cependant un continent très largement méconnu des visiteurs d’outre-espace.

J’ai trouvé les cartes ici.

Monsieur, il y aura bien un 2 ?

d11657e6b2f80c7fe6e683116e262b90

Ce matin, les troisièmes sont allées voir Siddarth dans le cadre de collège au cinéma. La fin abrupte les a déstabilisés, habitués qu’ils sont au happy end américain…
Le dossier d’exploitation du film est disponible ici.
Fin 2013, alors qu’il devait retourner aux États-Unis pour travailler sur un film de science-fiction, le réalisateur Richie Mehta fut bloqué à Delhi pour cinq semaines à cause de l’éruption d’un volcan islandais qui empêchait le trafic aérien. C’est là qu’un conducteur de pousse-pousse musulman lui raconta cette histoire :
« Le chauffeur m’a demandé si j’étais originaire du Pendjab. Je lui ai répondu que mon père y était né. Alors il m’a demandé si je savais où se trouvait Dongri. Non, ai-je répondu. Qu’est-ce que c’est? C’est un quartier? Alors il m’a rétorqué qu’il ne savait pas exactement, mais que c’était là-bas qu’il avait probablement perdu son fils. Il ne savait pas épeler le nom de son fils, il n’avait pas non plus de photos de lui. Il ne savait même pas comment s’y prendre pour déposer une main courante au commissariat. Cela faisait un an que son fils avait disparu et qu’il demandait de l’aide aux passagers de son pousse-pousse, ne pouvant pas se permettre de prendre un seul jour de congé pour partir à sa recherche. Il avait une femme et un autre enfant. Je lui ai demandé son numéro de téléphone mais il n’en avait pas. Il m’a donné le numéro d’un voisin. Quand j’ai raconté l’histoire à Rajesh [Tailang, l’acteur principal et coauteur du scénario], il s’est souvenu d’une chose qui lui était arrivée au Pakistan. À l’hôtel où il était descendu pour la tournée d’une pièce de théâtre dans laquelle il jouait, au lieu d’une bible posée sur la table de nuit, il y avait un album de photos de gens qu’on pouvait commander, des hommes, des femmes, des enfants. Il était abasourdi qu’on puisse faire ça. Cette nuit-là je suis rentré chez moi et j’ai cherché “Dongri” sur Google, que j’ai trouvé en cinq secondes. J’ai voulu appeler le numéro que le chauffeur m’avait laissé mais il n’était même pas attribué, il avait dû se tromper. C’est ainsi que je n’ai plus jamais eu de nouvelles de cet homme qui avait perdu son fils. »

Un film sur la Révolution française

(il y a un travail à faire sur ces affiches en quatrième)

L’ambition de Pierre Schoeller était de redonner vie à la Révolution et d’en faire comprendre le mécanisme et le sens, de mettre en scène la mort d’un monde et la naissance d’un autre, ce qui est advenu en France entre le 9 avril 1789, jeudi saint, un mois avant la réunion des États généraux et jour où le roi lava pour la dernière fois les pieds des enfants pauvres de Paris, et le 21 janvier 1793, date de l’exécution de Louis XVI.
En deux heures, le film concentre donc les images, les discours, les figures et les­ conflits dans un spectacle exigeant guidé par un souci de fidélité aux sources.
Le réalisateur a été interrogé par l’historien Patrick Boucheron au sujet du film et de sa dimension historique. L’entretien est à lire ici, dans la revue en ligne Entre Temps.
De son côté, le site Zéro de conduite propose de nombreuses pistes d’exploitation pédagogiques possibles du film ici.

 

C’est drôle !

En musique, à moustache et en costume, les bagagistes de l’aéroport d’Heathrow, à Londres, ont rendu hommage à Freddie Mercury, qui y a travaillé avant de devenir une star.
Le film Bohemian Rhapsody, qui sortira le 31 octobre prochain, retrace le destin du groupe Queen et de son chanteur Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique.
Toute ma jeunesse !