La population française en 2020

Voici ce que l’on peut retenir en troisième du bilan démographique de l’INSEE pour 2020 :

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Au 1ᵉʳ janvier 2021, la France compte 67 422 000 habitants : 65 250 000 résident en métropole et 2 172 000 dans les cinq départements d’outre-mer. La population a augmenté de 0,3 % en 2020, comme en 2019.
En 2020, le solde naturel (différence entre les nombres de naissances et de décès)s’est établi à + 82 000 personnes. Cette baisse est due au recul des naissances qui se poursuit, mais surtout à la forte hausse du nombre des décès pendant la pandémie de Covid-19. La moitié de la croissance de la population en 2020 est due au solde naturel et l’autre moitié au solde migratoire, estimé à + 87 000 personnes.
En 2020, 740 000 bébés sont nés en France, soit 13 000 naissances de moins qu’en 2019 (– 1,8 %). Le nombre de naissances dépend à la fois du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. La population féminine de 20 à 40 ans, âges où les femmes sont les plus fécondes, a globalement diminué depuis le milieu des années 1990 mais la baisse des naissances s’explique surtout par la baisse de la fécondité : en 2020, l’indicateur conjoncturel de fécondités de 1,84 enfant par femme, après 1,86 en 2019. L’ICF oscillait autour de 2 enfants par femme entre 2006 et 2014.
En 2020, 658 000 personnes sont décédées en France (selon les estimations arrêtées fin novembre 2020) ; c’est 45 000 de plus qu’en 2019, soit une hausse de 7,3 %. L’augmentation est particulièrement importante pour les personnes de 65 ans ou plus, dont le nombre de décès en 2020 est supérieur de 43 000 par rapport à 2019, soit une hausse de 8,3 %. Du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité, le nombre de décès a tendance à augmenter ces dernières années (+ 0,7 % par an en moyenne entre 2004 et 2014, puis + 1,9 % entre 2014 et 2019), mais l’augmentation en 2020 s’explique surtout par l’épidémie de Covid-19 qui a eu un impact fort sur la mortalité lors de la première vague, entre mars et mai, puis lors de la deuxième vague, à partir d’octobre. Le nombre de décès associés à la première vague de l’épidémie est évalué entre 25 000 et 30 000, malgré le confinement et les consignes sanitaires. En comparaison, la grippe de l’hiver 2019-2020 a entraîné environ 4 000 décès, après 10 000 décès pour la grippe de l’hiver précédent.
En 2020, l’espérance de vie à la naissance est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,2 ans pour les hommes. Les femmes perdent 0,4 an d’espérance de vie par rapport à 2019 et les hommes 0,5 an. Ces dernières années, les gains d’espérance de vie s’étaient ralentis pour les hommes comme pour les femmes : entre 2010 et 2019, soit avant 2020, les femmes avaient gagné 1,0 an contre 1,7 an entre 2001 et 2010 ; pour les hommes, les gains étaient de 1,7 an après 2,6 ans. En 2020, les espérances de vie à 60 ans baissent par rapport à 2019 de la même durée que les espérances de vie à la naissance : – 0,4 an pour les femmes, passant de 27,8 ans à 27,4 ans ; et – 0,5 an pour les hommes, passant de 23,4 ans à 22,9 ans. L’espérance de vie à 80 ans baisse de 0,3 an pour les femmes comme pour les hommes.
La France compte 18% de jeunes de moins de 15 ans. Au 1ᵉʳ janvier 2021, plus d’une personne sur cinq (20,7 %) en France a 65 ans ou plus. Cette part augmente depuis plus de 30 ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des premières générations nombreuses nées après-guerre.

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