Une compagnie commerciale au XVIIIe siècle

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(deux vues du port de Marseille au XVIIIe siècle par Vernet)

De 1741 à 1793, la Compagnie royale d’Afrique, installée à Marseille, bénéficia d’un privilège commercial avec une partie des côtes d’Afrique du Nord. Depuis son établissement principal de La Calle (El Kala), elle gérait les activités de comptoirs secondaires : Annaba ou Collo dans la régence d’Alger, et d’établissements plus temporaires dans la régence de Tunis avant de pouvoir s’installer à Tabarque (Tabarka) en 1783.
Son existence reposait sur des accords conclus avec le dey d’Alger, renouvelés à l’avènement d’un nouveau souverain, et avec le bey de Tunis pour une temporalité définie par le texte même du traité. Ils prévoyaient les modalités d’exercice de ce privilège commercial et les redevances que la Compagnie devait régler annuellement à ces régences. Il n’y avait donc pas de situation de domination, mais bien une concession commerciale, librement consentie en l’échange de paiement de droits dont le montant pouvait être renégocié.
La première mission de l’entreprise était d’approvisionner Marseille en grain, en s’interdisant toute spéculation sur son cours – et en compensant le manque à gagner par la vente d’autres produits, comme les cires, cuirs, laines et coraux. La Provence ne produisait en effet pas assez de blé pour nourrir Marseille. Pour la ville et son arrière-pays, l’arrivée des blés d’importation était donc de première importance. La proximité des côtes de Barbarie et la sécurité relative de la navigation constituaient un atout non négligeable.
La Compagnie a maintenu son activité pendant plus d’un demi-siècle, et dégagé des bénéfices conséquents. Pour y parvenir, la Compagnie royale d’Afrique a parfois agi pour faire libérer des Barbaresques, captifs sur la rive nord de la Méditerranée, ou sollicité l’intervention de corsaires des Régences pour disperser ou capturer des pêcheurs de corail napolitains en infraction avec son monopole.

D’après un article de Libération.fr

Pour en savoir plus, voici deux articles intéressants :

https://cdlm.revues.org/6364

https://samah.hypotheses.org/80#more-80

 

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