Quelle répartition pour la future Assemblée nationale ?

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Selon un sondage OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique, publié le 3 mai et réalisé pour les circonscriptions métropolitaines hors Corse (soit 535 sièges sur 577), le mouvement d’Emmanuel Macron (la République en Marche) parviendrait lors des législatives des 11 et 18 juin prochains à être la première force politique à l’Assemblée nationale, avec entre 249 à 286 sièges ( la majorité en nécessitant 289).
La droite et le centre (LR et UDI) recueilleraient 200 à 210 sièges, échouant donc à imposer une cohabitation (il faudrait pour cela qu’ils soient les partis recueillant le plus de siège). Quant au PS, il recueillerait de 28 à 43 sièges seulement. Le Front national pourrait constituer un groupe, avec de 15 à 25 députés. La France Insoumise obtiendrait enfin 6 à 8 députés.

Cette enquête s’appuie sur des sondages d’intention de vote au premier tour des législatives, par force politique, avec pour hypothèse que chaque grand courant représenté à la présidentielle présenterait des candidats dans toutes les circonscriptions. Ces sondages ont ensuite été rapportés à chaque circonscription, en prenant en compte la structure de l’électorat à partir de résultats des élections de 2012, des régionales de 2015 ainsi que du premier tour de la présidentielle de 2017. Elle prend aussi en compte un « bonus » aux sortants qui se représentent. L’hypothèse de participation est comparable aux législatives de 2012 (soit un peu moins de 60 %).

La composition actuelle de l’Assemblée nationale :

AN2012

Toutefois, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dimanche soir, 61% des Français indiquent ne pas souhaiter que le nouveau président de la république obtienne une majorité au Parlement, ce qui contredirait le sondage du 3 mai.

La situation la plus mauvaise serait que les élections législatives débouchent sur une Assemblée nationale morcelée, à l’image du résultat du premier tour de la présidentielle. Les forces politiques majeures – En marche !, Les Républicains et l’UDI, le Parti Socialiste, le Front National et la France insoumise – se partageraient les sièges sans qu’aucun n’approche de la majorité absolue ou ne se détache nettement des autres. Il faudrait alors au nouveau président dissoudre rapidement cette assemblée en espérant que les Français changent leur vote ensuite.

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