Les élections législatives

(cette vidéo concerne les élections de 2012)

Les élections législatives auront lieu les 11 et 18 juin en métropole. Les circonscriptions qui éliront leur député dès le premier tour ne voteront que le 11 juin. Les Français de l’étranger, qui sont représentés par des députés depuis 2012, voteront le 3 juin pour les résidents du continent américain, et le 4 juin pour tous les autres. Certains DOM-COM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon) voteront, comme pour l’élection présidentielle, la veille de la métropole (le 10 juin).
Les habitants de Polynésie française seront appelés aux urnes le 3 juin pour le premier tour. Le second tour aura lieu, le cas échéant, le 17 juin pour tous ces territoires.

Circonscriptions_législatives_françaises_depuis_2012
Les circonscriptions législatives


Le scrutin des élections législatives n’est pas national mais est organisé par circonscriptions. Il en existe 577, dont onze à l’étranger, d’où sont donc issus les 577 députés qui siègent à l’Assemblée nationale (c’est un maximum, inscrit dans la Constitution depuis 2007). Chaque électeur est rattaché à une circonscription (souvent une subdivision d’un département) dans laquelle se présentent des candidats de toutes les formations politiques qui sont parvenues à en présenter un.
Le mode de scrutin est le même que pour toutes les autres élections : uninominal (par opposition aux scrutins de listes) ; majoritaire (non proportionnel) ; à deux tours. Autrement dit, un seul candidat peut remporter la circonscription : celui qui a obtenu la majorité des voix. Il remporte alors un siège au nom de sa formation politique.
Pour être élu au premier tour, un candidat aux législatives doit réunir plus de 50 % des suffrages exprimés et au moins 25 % des électeurs inscrits. Cela veut par exemple dire qu’un candidat arrivé en tête avec 60 % des voix serait élu dès le premier tour si la participation (en suffrages exprimés) est de 60 % (36 % des inscrits), mais qu’un candidat arrivé en tête avec 51 % des voix et une participation de 45 % ne le serait pas (23 % des inscrits).

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Si un candidat n’est pas élu dès le premier tour, les deux candidats qui arrivent en tête sont automatiquement qualifiés pour le second. Mais il est possible qu’un troisième, voire un quatrième candidat le soit également, provoquant ce qu’on appelle des « triangulaires », voire des « quadrangulaires » Il faut pour cela réunir au moins 12,5 % des inscrits, ce qui correspond à une part des voix très variable en fonction de la participation : avec une participation relativement forte (70 % de suffrages exprimés), il faut atteindre un seuil de 17,86 %. Avec une participation faible (50 %),le seuil passe à 25 %.
L’objectif des partis politiques est d’obtenir au moins 289 députés (donc de remporter le scrutin dans 289 circonscriptions) pour avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale et pouvoir ainsi appliquer leur programme sans avoir à négocier avec les autres formations politiques.
Selon la Constitution, c’est en effet le gouvernement qui décide de la politique du pays et c’est l’Assemblée qui vote obligatoirement les lois. Si la majorité des députés est d’une autre famille politique que celle du président, alors le gouvernement sera de la même couleur politique que l’Assemblée. Autrement dit, la politique mise en œuvre sera celle de la majorité parlementaire et non celle du chef de l’Etat. C’est ce qui s’est passé lors des trois cohabitations qu’a connu notre pays jusqu’à maintenant (1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002).
C’est justement pour éviter ces cohabitations que Jacques Chirac et Lionel Jospin ont voulu réformer le mandat du président de la République pour l’aligner sur la durée du mandat des députés. Avant 2002 (première mise en application du quinquennat), des élections législatives avaient lieu au cours du septennat et faisaient planer le risque de perdre la majorité parlementaire.
Depuis 2002, l’élection des députés a lieu juste après l’élection présidentielle et a systématiquement donné, jusqu’à maintenant, la majorité absolue au président nouvellement élu — et donc toute la latitude pour appliquer son programme.
Mais cette année, le résultat est incertain : le mouvement d’Emmanuel Macron, En marche !, trop récent, ne compte aucun député et le Front national n’en a que deux.

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Enfin, dernière donnée qui vient tout compliquer, depuis 2002, l’abstention aux législatives ne cesse d’augmenter, témoignant d’un désintérêt croissant des Français pour ces élections, souvent perçues comme la pâle continuité de la présidentielle. En 2012, les abstentionnistes aux législatives étaient plus de deux fois plus nombreux que lors du scrutin présidentiel.

D’après un article du Blog Les Décodeurs.

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