Les lieux de mémoire ne sont pas des endroits comme les autres

De nombreuses personnes sont ulcérées de voir des visiteurs se photographier tout sourire, sauter de pierre en pierre, faire du skate ou du vélo au mémorial de la Shoah de Berlin, érigé en 2005 en hommage aux Juifs assassinés en Europe par les nazis.  De même, les touristes visitant Auschwitz ne font pas toujours preuve de la retenue justifiée dans ce lieu de mémoire, ainsi que l’industrie touristique qui s’est développé à propos du camps.
C’est pour cela qu’un artiste israélien, installé à Berlin, a monté un projet artistique pour dénoncer les selfies pris au mémorial de Berlin et postés sur les réseaux sociaux.
Avec « Yolocaust », mot-valise du terme « yolo » (« On ne vit qu’une fois », utilisé par les internautes) et d’holocauste, il entendait replacer des selfies trouvés sur Facebook, Instagram, Tinder et Grindr dans le contexte de l’horreur des camps de la mort.

Il me semble que ces images peuvent servir à ouvrir une réflexion sur les enjeux de la mémoire et sur l’utilisation des images avec les élèves.

J’avais déjà évoqué ici le problème posé par le jeu Pokémon Go dans les lieux de mémoire.

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