La société anonyme du Djebel Chiker

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Voici les informations que j’a trouvé sur la société anonyme marocaine du Djebel Chiker dans L’Écho des mines et de la métallurgie daté du 10 mars 1937.
« L’activité minière au Maroc
Avec la hausse des métaux et la rareté des matières premières, l’activité a repris dans les travaux de recherches et d’exploitation minière au Maroc. Certaines entreprises n’avaient, du reste, jamais cessé d’extraire et de vendre leurs produits.
A l’heure actuelle, on travaille activement dans les entreprises suivantes :
Office chérifien des phosphates, à Kourigba et Louis-Gentil ;
Sté chérifienne des charbonnages de Djerada*, anthracite ;
Sté des mines de Bou-Arfa*, minerai de manganèse, très recherché, même dans les
basses teneurs ;
Sté Le Molybdène*, la molybdénite est toujours rare et recherchée ;
Sté minière du Haut-Guir*, minerai de plomb et zinc ;
Sté des mines d’Aouli*, marche à plein de la laverie pour minerai de plomb ;
Sté marocaine du Djebel-Chicker*, minerai de plomb ;
Sté minière du Bou-Azzer et du Graara*, regagne rapidement le tonnage de minerai
de cobalt expédié en 1935, l’Association du cobalt a relevé à près de 2.000 t. de métal le quantum total à fournir par les adhérents.« 

Un tableau statistique indique que cette société exploitait 598 tonnes de de plomb à sa mise en exploitation en juin 1936 (sur une production totale de 7565 tonnes pour les mines marocaines) . La société avait été fondé en 1927 comme en témoigne les actions en ma possession. l’année 1927 avait été marqué par un regain d’intérêt pour l’exploitation minière au Maroc, évoqué en août dans l’Echo des mines et de la métallurgie. La raison semblait être la mise en chantier de voies de chemin de fer vers l’intérieur du pays, rendant possible l’acheminement du minerai vers la côte en vue de son exportation.  mais en 1930, la Revue de géographie alpine (tome 18, n°2, 1930). signalait qu’on en était encore à la recherche de gisement de galène dans le djebel Chiker.

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Ce délai dans l’exploitation ne semble pas extraordinaire et investir dans une société minière supposait pouvoir attendre un long moment avant de toucher d’éventuels dividendes si on en croit cet article de L’écho des mines et de la métallurgie du premier janvier 1927.

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