Un emploi du temps avec du Freinet dedans

emploi-du-temps

Je me suis servi du modèle d’emploi du temps proposé par la collègue du blog La classe de Mallory en conservant son organisation le plus possible (notamment les ateliers Déclic et ECRIT que je trouve extraordinaire). J’y ai intégré les temps en autonomie sur plan de travail en maths et en étude de la langue (qu’il s’agisse de travail sur fichier avec autocorrection ou bien de travail libre), le conseil coopératif, le texte libre et le journal de classe et le quoi de neuf.
Suite au visionnage du documentaire Ecole(s) en France, j’ai retenu plusieurs éléments de la pratique de Sylvain Connac que je voudrai mettre en place : le toilettage des textes libres et la conférence philosophique.
Concernant les rituels, je trouve intéressant celui des dictées flash, de la présentation d’oeuvre d’art et de la boîte à papiers surprises. De même, il en existe plusieurs en langue vivante.
Le temps de « leçon » (le plus réduit possible) aurait lieu en début de semaine : le lundi pour les maths et l’étude de la langue ou l’atelier déclic et le mardi pour les sciences.

Une réponse sur « Un emploi du temps avec du Freinet dedans »

  1. Je suis tombé sur cet article par hasard en faisant une recherche, le titre m’a amusé ! Mais il y a quand même quelques erreurs à corriger à mon avis :

    – Ce que tu appelles « temps en autonomie sur plan de travail » c’est le travail individuel (ou travail personnel). Parce qu’ils sont autonomes d’une manière générale, et pas juste à ces moments-là ! 😉
    D’ailleurs si je peux me permettre, il manque quand même du temps de travail individuel sur cet emploi du temps, pour que ce soit efficace il faut environ 2h par jour.
    Et on ne sépare pas le français et les maths, quel intérêt ? Le but est que les élèves organisent leur temps et leurs activités, et pour ça il faut qu’ils aient le choix de faire du français ou des maths, ça fait aussi partie de l’autonomie.
    Si on sépare le français et les maths, on perd une grande partie de l’intérêt du système, et pour rien…

    – Le « conseil », ça c’est un terme de la pédagogie institutionnelle, repris par les programmes officiels en EMC, et qui n’a pas grand chose à voir avec Freinet.
    En pédagogie Freinet on ne fait pas des « conseils » mais des réunions coopératives. La différence est que les premiers sont axés uniquement sur les règles de vie et les problèmes de discipline, alors que les secondes permettent aux élèves de gérer véritablement tous les aspects de la classe, y compris les projets, le fonctionnement, l’argent de la coopérative, etc…

    – Sylvain Connac n’est pas représentatif de la pédagogie Freinet, bien que sympathisant. Il travaillait surtout en pédagogie institutionnelle, qui n’a pas grand chose à voir, même si certaines pratiques sont ressemblantes en apparence.

    – Le « toilettage » c’est pour les chiens ! 😉 Les textes libres on les améliore et on les corrige collectivement.

    – Le « Quoi de neuf » c’est tous les jours, et même là en général on a du mal à gérer les nombreuses demandes d’interventions.
    C’est un pilier de la classe, une source d’enseignement et de projets, on ne peut pas le réduire à un simple moment de parlote une fois par semaine.

    – Dictées flash : rien à voir avec Freinet, la plupart des enseignants Freinet ne font pas de dictées, puisqu’on fait le même travail en mieux en méthode naturelle, en particulier à partir des textes libres.

    – Boîte à papiers surprises : aucune idée de ce que c’est, c’est peut-être très bien mais a priori ce n’est pas une pratique de la pédagogie Freinet.

    – « Le temps de « leçon » (le plus réduit possible) » => Non non, pas réduit, mais carrément éliminé, banni ! 😉
    Soyons logiques et cohérents : on ne peut pas considérer qu’on a autant de niveaux différents que d’élèves dans la classe, et en même temps faire des leçons collectives où les élèves devraient apprendre par coeur les mêmes choses en même temps.
    D’autant que ce qu’on veut c’est que les élèves sachent faire, et non pas qu’ils sachent régurgiter bêtement des leçons apprises par coeur.
    En pédagogie Freinet on n’a tout simplement pas besoin de leçons, pas besoin de cours pour « introduire » les nouvelles notions : les élèves apprennent directement par la pratique, et ils utilisent toutes les notions toute l’année au quotidien.

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