New York, une ville souvent détruite dans les fictions

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Voici la couverture du numéro du 5 janvier 1950 du magazine Collier’s titré « Hiroshima USA : quelque chose peut-il être fait? « . En pleine guerre froide, l’article décrit avec une terrifiante précision, en se servant notamment des données recueillies à Hiroshima et Nagasaki et en les appliquant à l’architecture de New York, les conséquences d’une attaque nucléaire sur la ville.

Un an auparavant, après l’explosion de la première bombe atomique soviétique, l’écrivain Elwyn Brooks White publiait son essai Here Is New York dans lequel il affirmait : « la ville, pour la première fois dans sa longue histoire, est destructible. Une seule escadrille d’avions d’une envergure pas plus grande qu’un vol d’oies sauvages peut soudain mettre fin à la fantaisie de cette île, brûler les tours, détruire les ponts, transformer les passages souterrains en chambres de mort, incinérer des millions de gens. La conscience de sa mortalité fait désormais partie de New York : dans le bruit des avions au-dessus des têtes, dans les titres noirs des journaux« .
Le 12 juin 1982, plus d’un million d’Américains se sont d’ailleurs rassemblé dans Central Park pour protester contre les armes nucléaires. À ce jour encore, il s’agit de la plus grande manifestation politique de l’histoire des États-Unis.

Avant la guerre froide, New York avait souvent été détruite des des romans, soit à cause d’émeutes comme dans The destruction of Gotham de Joaquin Miller, en 1866. Soit lors de la Première guerre mondiale, lorsque Bernard Walker décrivit  des navires allemands réussissant, juste après la capitulation, à atteindre les côtes de New York pour la bombarder jusqu’à sa soumission dans America Fallen ! , publié en 1915. A noter qu’en 1908, H.G Welles avait imaginé l’attaque de la ville par l’aviation allemande dans La Guerre dans les airs.

Avec l’apparition du cinéma, les films vont mettre en image la destruction de New – York  à de nombreuses reprises. Au-delà du symbole évident que représente une capitale économique, diplomatique et touristique, New York semble une ville extrêmement cinégénique, avec ses gigantesques ponts de briques et d’acier, son fleuve, son immense parc, son réseau souterrain de métros, son quadrillage de rues étroites, ses gratte-ciels et bien sûr ses monuments : la destruction de la Statue de la Liberté a beau être une allégorie visuelle éculée et évidente, difficile de s’en passer quand on est un réalisateur de blockbuster chargé de séduire une audience mondiale. Sur la seule année 1998, par exemple, c’est un lézard géant (Godzilla), un tsunami (Deep Impact) et une pluie de météorites (Armageddon) qui détruisent New york.

Mais en 2001, le 11 Septembre devint le jour où beaucoup des scénarios catastrophes imaginés pendant un siècle et demi se sont réalisés, le jour de la plus meurtrière attaque du sol américain depuis Pearl Harbor (2996 victimes).

Depuis 2001, New york continue d’être régulièrement détruite dans des films, lors de catastrophes naturelles (Le jour d’après en 2004) ou d’attaques extra-terrestres (Cloverfield en 2008) par exemple.

D’après un article de Slate.fr

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