Mais Istanbul n’entend pas…

La  romancière turque Asli Erdogan dont la libération a été annoncée mercredi 23 novembre, reste finalement incarcérée pour un autre chef d’accusation.
L’ordre de libération conditionnelle annoncé par les médias était lié au chef d’accusation, « atteinte à l’Etat et à l’intégrité de l’Etat » mais elle reste en état d’arrestation pour le chef d’accusation «d’appartenance à une organisation terroriste», a expliqué son avocat.
Le terme « organisation terroriste » désigne en Turquie le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’Etat depuis 1984.
L’écrivain est détenue depuis août sous l’accusation de collaboration avec un journal prokurde. Elle avait rédigé dans les colonnes d’Ozgür Gundem des éditoriaux favorables à la cause kurde. Elle y déplorait surtout les vies perdues à l’hiver 2015-2016, quand le PKK avait lancé des soulèvements armés dans les localités kurdes du sud-est du pays (Sur, Cizre, Varto, Nusaybin).
Elle est détenue à la prison pour femmes de Bakirköy. Souffrant de diabète et d’asthme, elle s’était plainte récemment des conditions de détention, déplorant le manque d’accès aux médicaments et l’absence de promenades quotidiennes dans la cour.

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