Une rengaine connue

Olivier Bertrand, journaliste et cofondateur du média en ligne Les Jours, a été arrêté et placé en garde à vue vendredi 11 novembre soir par les autorités turques. Un photographe turc qui l’accompagnait a également été interpellé, puis relâché au bout de cinq heures de garde à vue. Cet ancien journaliste de Libération a été interpellé sans motif alors qu’il effectuait un reportage dans la province de Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie a déclaré à l’Agence France-Presse Isabelle Roberts, présidente du média en ligne créé en 2015. Depuis un an, Olivier Bertrand effectuait des reportages en Turquie. Il avait notamment relaté les purges qui ont suivi la tentative de coup d’État de juillet 2016.
L’ambassade de France à Ankara et le ministère des affaires étrangères ont indiqué être à l’œuvre auprès des autorités turques afin d’obtenir la remise en liberté du journaliste.
Les relations entre Ankara et les pays de l’Union Européenne se sont encore tendues ces dernières semaines après l’arrestation de plusieurs journalistes et opposants politiques turcs, notamment le patron du quotidien d’opposition Cumhuriyet.
Les autorités turques nient toute atteinte à la liberté de la presse et affirment que les seuls journalistes arrêtés, comme ceux de Cumhuriyet sont liés à des « organisations terroristes », c’est-à-dire le Parti des travailleurs kurdes (PKK) et le mouvement Gülen des musulmans conservateurs.
Les conditions de travail se sont aussi dégradées au cours des derniers mois pour les journalistes étrangers en Turquie, mais aucun n’avait encore été arrêté.

Selon l’Association des journalistes de Turquie, 170 organes de presse ont été fermés, 105 journalistes placés en détention et 777 cartes de presse annulées depuis la tentative de coup d’État du 15 juillet. La Turquie est 151e au classement mondial de la liberté de la presse, établi par RSF en 2016, derrière le Tadjikistan et juste devant la République démocratique du Congo.

Dans ce reportage d’Arte, on voit bien que la population turque est victime de la propagande du gouvernement, qui accuse l’étranger de fomenter des troubles en Turquie, sans en apporter cependant la preuve. La Turquie s’enfonce sous nos yeux dans la dictature et peut-être le totalitarisme.

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