On honore aujourd’hui les morts pour la France, mais que fait-on pour les vivants ?

En visite officielle au Sénégal, le ministre des affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault a rappelé, jeudi 10 novembre, le « devoir d’égalité, le devoir de reconnaissance » de la France à l’égard de ses anciens tirailleurs.
Il a pourtant fallu attendre 2007 et Nicolas Sarkozy pour que les pensions des anciens combattants des colonies soient alignées sur celles des anciens combattants français.
Et un millier d’ex-soldats de l’Empire colonial ayant combattu pour la France attendent aujourd’hui encore leur naturalisation, promise par le premier ministre Lionel Jospin en 1998.
C’est le cas d’Alioune Mbodji, 85 ans, Sénégalais et ancien sergent dans l’armée française qui a combattu et obtenu une médaille en Indochine, en 1953. Et une autre en Algérie, en 1956 avant de rentrer au Sénégal.
Il se sent Français de cœur. Mais lorsqu’il a demandé la nationalité, en 1998, on la lui a refusé au motif que sa femme et sa famille vivent au Sénégal. Mais il ne peut pas les faire venir en France, car sa pension ne lui permet pas de louer autre chose qu’un studio.
S’il choisissait de rentrer au Sénégal et de vivre sa retraite en famille, cela lui ferait perdre la pension qu’il touche ici, une source importante de revenu pour sa famille.

D’après un article du Monde.fr

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