L’électricité solaire, l’avenir en Afrique ?

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L’Afrique dispose de ressources énergétiques colossales, à la fois fossiles et renouvelables. Et pourtant, plus de la moitié de ses habitants n’ont pas accès à l’électricité, soit 621 millions de personnes. Ainsi, un Africain (hors Afrique du Sud) ne consomme en moyenne que 162 kilowattheures (kWh) par an contre 7 000 kWh pour les autres Terriens. De fait, la consommation électrique de toute l’Afrique est inférieure à celle de l’Espagne, avec une population 25 fois supérieure. Ce qui n’empêche pas les Africains de payer un coût délirant pour l’électricité : une habitante du nord du Nigeria doit ainsi débourser, par kWh, 60 à 80 fois plus qu’une Londonienne ou une New-Yorkaise. Les Africains paient le prix de l’électricité le plus élevé au monde.

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L’absence d’une électricité abondante et bon marché pousse de nombreux habitants à conserver des habitudes énergétiques nocives en s’éclairant au kérosène ou en cuisinant au bois. La pollution au monoxyde de carbone ainsi générée serait responsable de la mort de près de 600 000 personnes sur le continent chaque année, soit davantage que le paludisme.

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D. Light, société américaine basée au Kenya, propose un kit solaire domestique avec panneau photovoltaïque, une radio, une lampe torche et trois bulbes, pour illuminer les foyers de ceux qui n’ont pas d’électricité. Malgré la progression rapide du réseau national, le pays n’est électrifié qu’à 40 %, les villes en priorité, les espaces ruraux étant délaissés.
« Nous ne faisons pas de publicité télévisée pour nos produits, cela coûte des milliers de shillings à la seconde et ce n’est pas efficace pour atteindre notre clientèle cible qui n’a pas l’électricité », affirme Jacob Guilo, chargé de la distribution de D. Light à Nairobi. Alors pour diffuser ses produits, D. Light fait appel à des revendeurs locaux, qu’ils nomment les « solar energy promoters », commissionnés 1000 shillings (8,8 euros) à chaque vente de kit solaire, plus un bonus de performance. « C’est bien plus dynamique que la vente en magasin, poursuit Jacob. Car les revendeurs sont mobiles, actifs, ils vont vers la clientèle, agissent dans leur zone d’influence, leur quartier ou leur village d’origine. »
D. Light fonctionne via un système de micro-crédit. L’acheteur dépose une somme de 3500 shillings pour l’obtention du kit solaire, puis effectue des paiements journaliers de 40 shillings à l’aide d’un système de transaction par SMS. Au bout d’une année, le kit est remboursé et l’acheteur peut en disposer librement. Au final, il aura payé un total de 17 100 shillings.
D. Light fait parfois appel à la Croix-Rouge ou à l’Unicef pour atteindre des zones enclavées, voire en conflit. la société leur vend des kits à prix réduit pour qu’ils soient distribués en même temps que la nourriture et les médicaments. L’entreprise est désormais présente dans 62 pays, dont le dernier en date est le Soudan du Sud.
Une autre entreprise américano-kényane, M-Kopa, propose elle aussi un kit comprenant un panneau photovoltaïque, une batterie de 8 W, deux ampoules, une radio, un chargeur de téléphone et une torche. Il est également possible de l’acquérir grâce au micro-crédit.

D’après un article du Monde.fr

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