Une bande dessinée sur les années 30 et la Seconde guerre mondiale

La série Amours fragiles  nous plonge dans la Seconde guerre mondiale. Même s’ils mettent en scène des personnages que nous retrouvons, les différents épisodes ne se contentent pas de suivre une progression chronologique. Chaque album est, en effet, consacré à un des aspects du conflit, choisi par les auteurs.

Le premier, intitulé Le dernier printemps nous projette dans l’Allemagne des années trente. Martin, jeune homme timide et idéaliste, fils unique d’une famille de la petite bourgeoisie, tombe amoureux de sa jolie voisine, la fille d’un médecin spécialiste. Cet amour de jeunesse va déterminer le reste de sa vie. Hitler prend le pouvoir et l’étau commence à se resserrer sur la société allemande. Or, Katarina est juive. Ce qui n’était qu’un détail de sa biographie est en train de devenir une malédiction. Cela fera aussi de Martin un ennemi du régime.

Dans le deuxième album, Un été à Paris , Martin, prétextant une thèse, a fui l’Allemagne et partage la vie de bohême d’un couple d’exilés. Katarina, devenue Catherine travaille dans un journal parisien également. Le vrai sujet, c’est la vie difficile des émigrés anti-nazis dans la France d’avant-guerre : déclassement, misère et tracasseries policières.

Maria, le troisième volume, est consacré aux résistants allemands anti-nazis . On est dans l’esprit de la Rose Blanche. Comme toujours, dans la série, les petits détails de la vie quotidienne sont mêlés aux grands évènements de l’histoire.

Katarina , le quatrième tome, met en scène l’aryanisation des biens juifs en France occupée . L’oncle de Katarina, dirigeant d’une PME, est progressivement chassé de l’entreprise qu’il a créée parce qu’il est Juif. Jusqu’au bout, en « bon Français » désireux de respecter les lois de son pays, il s’accroche à l’illusion que Vichy protègera les « bons Juifs ».

Résistance, cinquième album est consacré, comme son nom l’indique, à la Résistance française . Les personnages des albums précédents s’interrogent sur le sens de leur action, sa valeur militaire réelle.

Il faut attendre le sixième volume d’Amours fragiles, L’Armée indigne , pour être plongé dans la guerre. Mais, comme toujours dans la série, les combats sont lointains. La Wehrmacht reflue sur le front de l’est . Nous sommes en Ukraine. Deux sujets sont surtout abordés : le moral des soldats allemands et la surveillance policière dont ils sont victimes ainsi que les atrocités commises par les Einsatzgruppen alors que l’armée allemande reflue.

Pour en finir, le septième tome, n’apporte pas la conclusion de la saga, malgré son titre. Ce volume nous plonge dans la préparation du complot des officiers , qui cherchent à abattre Hitler.

La série devrait comporter trois autres tomes pour trouver sa conclusion.

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