Arthur Young visite Bordeaux

Le célèbre voyageur et écrivain anglais Arthur Young a visité Bordeaux en 1787 et en parle ainsi dans son ouvrage Voyage en France :
« Quoi que j’aie pu entendre dire et lire sur le commerce, la richesse et la magnificence de cette cité, ils dépassent grandement mon attente. Paris ne répondit nullement à mon attente, car on ne saurait le comparer avec Londres ; mais nous ne devons pas nommer Liverpool pour le comparer avec Bordeaux. La grande curiosité dont j’avais le plus entendu parler répond le moins à sa réputation : je veux dire le quai, qui est respectable seulement par sa longueur et son activité commerciale, mais, ni l’une ni l’autre, aux yeux de l’étranger, n’a une grande importance, s’il est dépourvu de beauté. La ligne des maisons est régulière, mais sans magnificence ni beauté. C’est une berge sale, glissante, boueuse ; des parties, non pavées, sont encombrées par des ordures et des pierres ; des allèges s’y amarrent pour le chargement et le déchargement des bateaux qui ne peuvent approcher. C’est toute la saleté et le désagrément résultant du commerce, sans l’ordre, l’arrangement et la magnificence d’un quai. Barcelone est unique à cet égard. Si je me permets de trouver des défauts aux bâtiments qui longent la rivière, on ne doit pas supposer que mon jugement porte sur le tout ; la demi-lune qui se trouve sur la même ligne, est bien mieux. La Place Royale, avec la statue de Louis XV au milieu, constitue une belle ouverture. Mais ce qui est vraiment magnifique c’est le Château-Trompette, qui occupe près d’un demi-mille sur le quai. Ce fort a été acheté au roi par les spéculateurs, qui sont en train de l’abattre dans l’intention de construire une promenade et des rues neuves, pouvant contenir dix-huit cents maisons. J’ai vu plan de la promenade et des rues ; ce serait, si on l’exécutait, l’une des plus splendides extensions urbaines que l’on pût voir en Europe. Ce grand travail est arrêté à présent, parce que l’on craint que le roi ne revienne sur sa décision.« 

J’ai demandé aux élèves de quatrième de rédiger le texte d’Arthur Young après avoir étudié les documents du livre, mais sans connaître le vrai. Ils pouvaient, s’ils le voulaient, rédiger tout ou partie du texte en anglais. Pour les guider, j’avais proposé qu’ils localisent d’abord Bordeaux en France, puis qu’ils décrivent l’activité portuaire et la ville avant d’expliquer l’origine de la richesse de la ville et de  ses habitants.

Voici quelques uns de leurs travaux :

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(pour voir les textes en grand, vous pouvez ouvrir les images dans un nouvel onglet ou les télécharger)

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