Que se passe-t-il au Gabon ?

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Jeudi 8 septembre, quelques minutes seulement avant la fin du délai légal, Jean Ping a finalement déposé un recours devant la Cour constitutionnelle afin de contester le résultat de la présidentielle gabonaise du 27 août qui aurait vu la victoire de son adversaire et président sortant Ali Bongo.
La Mission d’observation électorale de l’Union européenne avait pourtant jugé satisfaisantes les conditions du vote et la conduite du dépouillement dans les quelque 5000 bureaux du pays où l’opposition disposait de représentants. Mais c’était avant le dépouillement de la province du Haut-Ogooué, fief du président sortant.
Lorsque les gouverneurs de chaque province, chargés de transmettre les procès-verbaux de dépouillement à la commission centrale, ont commencé à publier les résultats, dès le dimanche soir, soit vingt-quatre heures après le vote, il est apparu que le candidat Ali Bongo enregistrait 60 000 voix de retard sur Jean Ping dans huit des neuf provinces du pays. Un écart quasiment impossible à rattraper alors que seul le Haut-Ogooué n’avait pas encore annoncé ses résultats. Il fallut alors attendre quarante-huit heures supplémentaires pour que le Haut-Ogooué transmette des résultats aujourd’hui hautement controversés.
Dans la région du Haut-Ogooué, dont le résultat « officiel » a permis à Ali Bongo de rattraper le retard constaté après compilation des votes dans les huit autres provinces du pays, le taux de participation annoncée est de 99,83 % ! (alors que la moyenne est estimée à 48 % dans les huit autres provinces). Cela signifirait que seulement 50 électeurs sur les 71 786 inscrits sur la liste électorale du Haut-Ogooué publiée en avril ne sont pas allés voter !
La Mission européenne affirme à ce propos que l’abstention observée dans l’une des quinze commissions électorales locales est à elle seule supérieure à l’abstention déclarée par la Cénap pour l’ensemble de la province.
Quand on constate que c’est grâce aux 95,46 % des voix qui lui sont attribuées dans cette province qu’Ali Bongo dépasse finalement Jean Ping de quelque 6000 voix au niveau national, on peut s’interroger.
Le candidat malheureux évoque un probable bourrage d’urnes mais se fait peu d’illusion sur son recours car la Cours constitutionnelle est présidée par l’une des belles – mères du président sortant soi-disant réélu. Dans sa requête à la Cour constitutionnelle, il demande le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote pour le Haut-Ogooué, en présence de représentants de la majorité et de l’opposition à parité égale, mais aussi d’experts internationaux.
Rappelons que le Gabon a été dirigé par Omar Bongo de 1967 jusqu’à sa mort en 2009. Son fils, Ali Bongo,remporta alors l’élection.

D’après un article du Monde.fr

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