3 mai 1936 : la victoire électorale du Front populaire

Le-Populaire-4-mai-1936

Le 3 mai 1936, le Front populaire remportait le deuxième tour des élections législatives avec 376 députés. Pour marquer les esprits et appuyer la victoire de la gauche avant l’entrée en fonction du gouvernement en juin, les premières grèves éclatèrent dès le 11 mai. Ce fut d’abord le Havre qui fut touché avec les usines d’aviation Bréguet puis Toulouse et Courbevoie. La mobilisation prit de l’ampleur avec l’arrivée de Renault et ses 30000 employés dans la grève. Peu à peu, c’est toute la société qui s’arrêta : les usines sidérurgiques ou textiles, mais aussi les salles de spectacles, les crieurs de journaux, les garçons de café. On estime les grévistes à 2 millions alors que se multiplièrent les occupations d’usines dans une atmosphère de liesse et d’espoir.

Dès ce moment, une partie de l’opinion française manifesta aussi sa peur du communisme qui aboutit au Maréchal Pétain et à la collaboration avec le nazisme en 1940.

« Jusque tard dans la nuit, le bloc compact de tous ceux qui sont massés là, malgré la poussée rouge, malgré les lendemains sombres, de tout leur coeur, de toutes leurs forces, lancent dans la nuit une immense clameur sans cesse renouvelée : ‘Vive la France !‘ »
L’Écho de Paris , le 4 mai

 » Ils se sont maquillés, masqués, travestis en bons apôtres ; mais la violence est l’arme qu’ils dissimulent pour s’en servir dès qu’ils jugeront le pays de France à leur merci.   »
Le Temps, un peu avant l’élection

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