La sortie du Royaume – Uni de l’Union Européenne

Le gouvernement de David Cameron met tout son poids dans la balance pour alerter la population britannique du risque économique d’une sortie du pays de l’Union européenne (ce que l’on appelle le «Brexit»). Un rapport de 200 pages alertent sur les perspectives qui attendraient le Royaume-Uni s’il faisait faisant cavalier seul.
Le rapport évalue à 6% du PIB à l’horizon 2030 le manque à gagner par rapport au maintien dans l’Union. Il se base pour arriver à cette conclusion sur un scénario dans lequel Londres négocierait avec l’UE un accord de libre-échange similaire à celui qui lie le pays d’Amérique du Nord au bloc européen. Le gouvernement traduit la perte d’activité par foyer à 4300 livres (5400 euros) par an.
Les services du gouvernement ont cependant choisi d’adopter l’hypothèse la plus pessimiste de développements. Le mois dernier, le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers avait publié une analyse similaire pour le compte du patronat britannique. Son scénario le plus noir concluait à une perte de revenus de 100 milliards de livres, soit 5,5% du PIB, en 2020.

Mais pourquoi les Britanniques voudraient-il quitter l’Union Européenne ?
1) Pour contrôler l’immigration
Si l’Europe n’apparaît pas en tête des préoccupations des électeurs, c’est en revanche le cas de l’immigration. Plus de la moitié de l’immigration nette en Grande-Bretagne provient de l’Union européenne, en particulier des pays de l’Est (Pologne, Roumanie, pays baltes…). La liberté de circulation au sein de l’UE empêche Londres d’agir sur ces flux. Pour contrebalancer, le gouvernement a durci les critères d’entrée pour les pays du reste du monde. Les eurosceptiques estiment qu’en dehors de l’UE, le Royaume-Uni pourrait enfin reprendre le contrôle de ses frontières et de sa politique migratoire.
2) Restaurer leur souveraineté nationale
La souveraineté de la représentation nationale britannique est sacrée dans l’esprit des Anglais. Les politiques vivent très mal le sacrifice qu’impose l’appartenance à l’UE, d’où seraient originaires 70% des textes de lois applicables. Ils dénoncent le déficit démocratique des décisions d’une Commission non élue. Les plus durs des eurosceptiques réclament en vain un droit de veto sur les décisions de Bruxelles. À défaut, ils plaident pour une sortie de l’Union qui seule rendrait au Parlement de Westminster sa toute-puissance.
3) Quitter un navire qui prend l’eau
La crise de la zone euro qui n’en finit pas, le renflouement de la Grèce à coups de milliards d’euros (auquel le Royaume-Uni n’a cependant pas participé), le naufrage des migrants indiquent aux Britanniques un échec du projet européen. Par contraste, le dynamisme retrouvé depuis deux ans de l’économie britannique les conforte dans l’idée qu’il est grand temps de se séparer de l’UE pour survivre et prospérer.
4) Commercer librement avec le monde
Si l’appartenance au premier marché mondial facilite les échanges commerciaux du Royaume – Uni, les eurosceptiques estiment que leur pays pourrait faire mieux hors du cadre de l’UE. Ils voudraient voir Londres reprendre son siège à l’Organisation mondiale du commerce pour signer ses propres partenariats avec des pays extérieurs, comme la Chine, l’Inde, les émergents d’Asie ou d’Amérique latine, et retrouver sa place sur la scène internationale. Ils mettent en avant les relations privilégiées avec les membres du Commonwealth pour dynamiser le commerce extérieur britannique.

D’après différents articles du Figaro.fr

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