Un ensemble d’armes votives en bronze découvert au Moyen – Orient

Un ensemble exceptionnel d'armes en bronze mis au jour dans le Sultanat d'Oman-1Un ensemble exceptionnel d'armes en bronze mis au jour dans le Sultanat d'Oman-2

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Des fouilles menées par la mission archéologique française en Oman central ont permis de mettre au jour des vestiges d’objets votifs, découverts à même le sol, dans un bâtiment d’un complexe probablement cultuel.
Long de 15 mètres, ce bâtiments était constitué de blocs en grès taillés et de briques faites de terre. C’est dans une petite salle apparemment dépourvue de porte que les archéologues ont découvert un ensemble inédit d’armes en bronze.
Datés de l’âge du fer II (900-600 av. J.-C.), ces objets semblent être tombés des meubles ou des étagères qui les supportaient ou bien ils étaient accrochés aux murs de la pièce.

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Il s’agit de deux petits carquois intégralement en bronze, y compris les six flèches contenues à l’intérieur de chacun d’eux. D’après leurs dimensions (35 cm), ce sont des modèles réduits imitant des originaux en matériau périssable qui ne sont habituellement pas retrouvés lors de fouilles.
Il y a aussi des armes métalliques factices d’après leurs dimensions légèrement réduites, la matière qui les compose, et leur absence de finition. Il s’agit de cinq haches de combat, de cinq poignards à pommeau en forme de croissant caractéristiques de l’âge du fer II, d’une cinquantaine de pointes de flèches et de cinq arcs complets.
Ces derniers sont formés d’une branche courbée plate, infléchie au niveau des deux extrémités, entre lesquelles est tendue une corde en bronze. La dimension de ces arcs (70 cm en moyenne) et surtout la matière utilisée indiquent qu’il s’agit d’imitations d’arcs en matériaux périssables.
Le caractère non utilitaire de la plupart des armes pourrait indiquer qu’elles ont été conçues pour être offertes à une divinité guerrière. Cela semble confortée par la présence, dans le deuxième bâtiment du site, de quelques fragments d’encensoirs en céramique et de petits serpents en bronze, autant d’éléments souvent associés à des pratiques rituelles à cette période.

D’après un communiqué du CNRS

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