Des intelligences qui poussent

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Je lis en ce moment Littérature vagabonde de Jérôme Garcin , collection de visites d’écrivains dans leurs demeures, occasion pour moi de retrouver de vieilles connaissances (le livre s’ouvre sur une visite à Julien Gracq à Saint Florent – le – Vieil) ou bien de découvrir de « nouveaux auteurs » dans leur intérieur.

L’un d’eux est Jean – Louis Bory, qui habitait Méréville, dans la Beauce, et qui s’y suicida en 1979. Il était l’auteur de Mon village à l’heure allemande, un premier roman primé par le Goncourt, mais il était surtout un professeur, visiblement doué et passionnant. Voici ce qu’il disait de ses élèves :
 » Et ces intelligences poussent, constatait-il, émerveillé. Comme des arbres. Beau spectacle. Des arbres que l’on souhaite le plus vigoureux possible, dispensant les meilleurs fruits, le plus riche ombrage. Voilà un if, voici un bégonia. Tailler cet if, cultiver ce bégonia, mais non transformer cet if en bégonia, ce bégonia en if. »
« A la faveur de mon métier, j’ai vécu avec des gens qui ne vieillissent jamais, mes élèves : ils ont toujours le même âge puisqu’on les renouvelle chaque année« .

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Mon village à l’heure allemande, publié en 1945, dressait le portrait d’un village « fictif » (en fait Méréville) sous l’occupation. Vous pourrez en lire une chronique ici.

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