Que reste -t-il de la réforme ?

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Carte de l’égalité scolaire selon Najat Vallaud-Belkacem

J’apprends aujourd’hui officiellement une information entendu hier au rectorat…
En 2015, la ministre de l’Education nationale avait annoncé abruptement la fin des sections bilangues, qui permettent à une minorité d’élèves (16 %) d’apprendre deux langues vivantes dès la 6e, car elle les accusaient d’élitisme, et elle affirmait que ces sections étaient, de plus, « rendues obsolètes » par l’apprentissage, par tous les élèves, d’une deuxième langue vivante dès la 5e (au lieu de la 4e), comme prévu par la réforme du collège 2016.

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A la rentrée 2016, Paris comptera au total 175 écoles où les enfants pourront opter pour l’allemand, l’italien, le chinois, l’arabe et donc poursuivre en classes bilangues déjà existantes ou même entraîner leurs créations.

Or, la préparation de la rentrée 2016 laisse apparaître que 70 % des sections bilangues seront finalement maintenues à la rentrée. Avec toutefois de grandes disparités d’une académie à l’autre. Paris préservera (ô surprise !) l’ensemble de ses sections ainsi que l’académie de Marseille (90 %), tandis que Poitiers, Grenoble, Rouen, Lyon ou encore Lille en perdraient la majorité.
Les sections bilangues qui survivront ne devraient s’adresser qu’aux élèves ayant étudié l’allemand, l’italien, l’espagnol, le chinois au primaire, à la place de l’anglais. L’enseignement de ces langues au primaire pourra être pris en charge par des professeurs de collège sur la base du volontariat ( et non pour compléter un service ?), ou par des étudiants français et étrangers.
Explication de la ministre : « Comme je le dis depuis le début (ah, tiens, pas bien fort alors…), il faut distinguer deux choses : les sections bilangues qui sont utilisées en guise de contournement [de la carte scolaire], auxquelles nous voulons mettre fin, et les bilangues de continuité – qui constituent 50 % de ces sections –, qui permettent à des élèves ayant étudié une langue autre que l’anglais au primaire de rattraper leur retard en anglais et de se trouver dans un dispositif avec deux langues vivantes en 6e. Ces bilangues de continuité, nous les maintenons et même nous les développons »… Bel exemple d’hypocrisie politique !

Après avoir reculé sur les programmes, les langues anciennes puis les langues vivantes, pourquoi ne pas reculer sur les enseignements pratiques interdisciplinaires et l’aide personnalisée. Ne devrait plus alors rester que la pause méridienne obligatoire d’une heure trente ! Quoique, attention, il s’agit d’une mesure excessivement novatrice et déstabilisante pour le corps enseignant. Sans doute devrait-elle s’appliquer sur la base du volontariat…

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