Des difficultés financières pour l’Etat islamique

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L’époque du « califat-providence » semble révolue pour l’Etat islamique qui semble manquer de sources de revenus pour financer sa politique « sociale ».
En cause, un recul militaire sur certains fronts comme en Irak, les frappes aériennes sur les infrastructures de l’organisation, ses ressources pétrolières (sur environ 80 puits exploités sur les territoires sous son contrôle, l’Etat islamique en a perdu 69 en un an et demi) ou ses voies de communication et le fait que la frontière turco-syrienne, source importante de trafics, est beaucoup moins poreuse que par le passé. A cette baisse de revenus et ses destructions s’ajoute un effort de guerre qui pèse de plus en plus sur son budget (les deux tiers de ses dépenses selon des estimations).

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Conséquence : l’organisation a décidé de se serrer la ceinture, mais aussi de faire payer les populations qui vivent sur les territoires qu’elle contrôle pour contrebalancer l’amenuisement de ses réserves financières.
L’organisation Etat islamique a ainsi décidé de diviser par deux la solde de ses combattants en Syrie.
Certaines dépenses sociales comme les pensions versées aux familles de « martyrs », le soutien aux prisonniers ou encore l’organisation des mariages, commencent aussi à être fortement touchés.
A Mossoul, en Irak, l’université de la ville, rebaptisée cet automne « université de l’Etat islamique » a décidé de fermer la majorité des filières de son département d’ingénierie. Dans une note interne, les étudiants sont invités à demander leur transfert vers d’autres domaines, comme l’agronomie et l’étude de la charia.
Enfin, mesure hautement symbolique, l’Etat islamique a décrété la fin des subventions à un produit de base dans la région, le pain. A Rakka, sa « capitale » syrienne, l’EI a annoncé en ce début d’année une libéralisation de son prix, laissant aux fours à pain de la région la latitude de déterminer le prix de la denrée, jusque-là fixé par l’organisation, qui la subventionnait. Cela s’ajoute à l’envolée des cours de la farine, conséquence de la vente par l’organisation d’une partie des stocks au régime syrien, via un intermédiaire à Alep, selon des militants de la ville. A la mi-janvier, le kilogramme de pain se vendait autour de 135 livres syriennes (0,65 euro) contre 86 livres au début de l’année 2015.
La consommation quotidienne de pain dans la province de Rakka se serait effondrée en conséquence de 70 % en volume sur une année.
Toutefois, les revenus de l’Etat islamique reste important, notamment grâce au détournement des devises au pillage des banques : l’assaut qui a été lancé sur Mossoul en 2014 a doté l’Etat islamique d’un capital qui reste très important et qui permettra au groupe de survivre sur plusieurs années.

D’après un article du Monde.fr

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