Les liens entre une FTN et un régime totalitaire

C’est ce que montre cet article du Monde Diplomatique. Il s’agit des liens entre l’entreprise Bouygues et la dictature totalitaire du  Turkménistan.

Voici quelques éléments montrant le caractère totalitaire de ce régime, utiles aux élèves de troisième pour comparer avec les régimes nazis et staliniens :
– Impossible à un journaliste de poser des questions à un Turkmène, sous peine de provoquer son arrestation sitôt l’article paru.
– Vingt ans de bourrage de crâne, de répression et de culte de la personnalité ont anesthésié les consciences, nettoyé les cerveaux de toute velléité d’esprit critique.
– Instrument d’endoctrinement de la population en général et de la jeunesse en particulier, le Ruhnama, « Livre de l’esprit », de Niazov, est un tissu d’inepties obscurantistes. Ce pavé publié en 1993 mêle maximes et considérations sur l’histoire et la culture turkmènes. Il est devenu l’ouvrage de référence pour les élèves du primaire, du secondaire, et même à l’université. A sa lecture, les Turkmènes découvrent par exemple qu’ils ont inventé la roue et l’écriture. Dans ce pays de culture musulmane, ils doivent aussi apprendre que « la barbe pousse depuis le cerveau. Plus la barbe est longue, moins il y aura de cerveau. Moins il y a de cerveau, moins la personne est sage».
– Une simple remarque du président, même si elle ne fait l’objet d’aucune directive formelle, peut immédiatement être appliquée comme une loi. En février 2004, il reprocha aux hommes de se laisser pousser les cheveux ou la barbe : une grande partie de la population se coupa les cheveux et se rasa.
– Le palais de la presse turkmène est orné du profil doré du dictateur et sa façade en forme de livre ouvert rappelle le Ruhnama et le degré zéro de liberté dont jouissent les journaux et agences, hébergés sous le même toit, à quelques dizaines de mètres des ministères et du palais présidentiel. Son inauguration en octobre 2006 a eu lieu quelques semaines après la mort en prison, sous la torture, de la journaliste Ogoulsapar Mouradova.
– La prison d’Ovadan Dépé, à trente kilomètres au nord-ouest d’Achkhabad enferme des dizaines de prisonniers politiques, soumis à un isolement total, sous des températures oscillant entre 50 °C en été et — 20 °C en hiver, quand ils ne sont pas torturés avec des bâtons ou des chiens.
– Les habitants de la ville de Gök Dépé vivent sous le regard de l’omniprésent dictateur, dont le portrait occupe le centre de la localité.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s