Des enfants chercheurs d’or au Sénégal

Kharakhéna est un petit village traditionnel du sud-est du Sénégal, à quelques dizaines de kilomètres des frontières avec le Mali et la Guinée, qui comptait en 2011 vingt-cinq maisons et moins de 200 habitants. En 2014, ils seraient près de 12 000. La raison ? Une « mine d’or » découverte dans une colline voisine dont on extrait environ 1,5 tonne chaque année.
Venus des villages voisins avec leur famille, ou seuls, arrivés en camion du Mali, de Guinée, de Guinée-Bissau, du Burkina Faso et même de Côte d’Ivoire, des enfants sont venus y travailler. Ils ont parfois déserté l’école, mais beaucoup disent qu’ils n’y allaient plus à cause de familles trop pauvres pour assurer leur scolarité, ou d’établissement trop éloigné de leur maison. Ils sont là désormais avec l’espoir de gagner un argent facile (une pépite de cinq grammes se vend 100 000 CFA soit environ 152 euros).
Entre décembre 2013 et février 2014 soixante-quinze enfants et adolescents ont été identifiés sur 14 sites d’orpaillage. Si vingt-cinq d’entre eux dépassaient les 16 ans, quinze avaient entre 7 et 10 ans, treize entre 10 et 13 ans et vingt-deux de 13 à 16 ans.
A la rentrée scolaire 2013, les enfants des villages voisins de Samékouta, un autre site d’orpaillage, se pressaient au bord des trous. Sur les soixante-dix candidats à l’entrée en sixième au collège, aucun ne s’est finalement présenté.

Au Sénégal, une enquête de 2005 a recensé 1 338 515 enfants, âgés de 5 à 17 ans, au travail dont 450 000 qui étaient astreints à des travaux dangereux.

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