Les 6 démarches de l’historien

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Un site canadien propose une nouvelle approche de l’enseignement de l’histoire. Cette approche repose sur l’idée que la pensée historique est au cœur de la pédagogie de l’histoire et que les élèves devraient devenir de meilleurs penseurs historiques à mesure qu’ils progressent dans leur cheminement scolaire.

La pensée historique se fonde selon les chercheurs sur 6 concepts clés, qui s’opérationnalisent à travers autant de compétences :

1) Etablir la pertinence historique d’un fait.

Comment décider ce qu’il vaut la peine d’apprendre ? Les événements importants sont ceux qui ont donné lieu à de grands changements sur de longues périodes pour un grand nombre de personnes. La Seconde Guerre mondiale en est un bon exemple. (…) Un personnage ou un événement historique peut devenir pertinent si nous (les historiens) pouvons le relier à de plus vastes tendances qui témoignent de quelque chose d’important pour nous. (…) «C’est pertinent parce que ça se retrouve dans le manuel d’histoire» et «c’est pertinent parce que je m’y intéresse» : voilà deux mauvaises explications de la pertinence historique.

2) Utiliser des sources primaires.

Les documents historiques, comme les lettres, textes, dossiers, journaux, dessins, articles et autres pièces d’information laissées derrière par les hommes disparus, sont de les matériaux de travail de l’historien. Il s’agit de sources primaires qui permettent de reconstituer le passé. Pour bien les utiliser, il faut les placer dans leur contexte historique et en tirer des hypothèses afin de mieux comprendre ce qui se passait au moment où elles ont été crées.

3) Définir la continuité et le changement.

L’histoire est une combinaison complexe de continuité et de changement. Identifier et expliquer ces moments et surtout le passage de l’un à l’autre est le travail de l’historien.

4) Analyser les causes et les conséquences.

Les causes d’un évènement sont multiples et multidimensionnelles, et reposent sur des idéologies, des institutions et des conditions à long terme, et des motivations, des actions et des événements à court terme. Les causes avancées pour un événement particulier (et leur ordre de priorité) peuvent différer selon l’importance de cet événement et les approches de l’historien.

5) Adopter une perspective historique.

Le passé est comme un pays étranger, et par conséquent difficile à comprendre. Faire comprendre cette «étrangeté» est le défi que doit relever l’historien. Adopter un point de vue historique,c’est tenter de comprendre le contexte social, culturel, intellectuel et émotionnel qui a façonné la vie et les actions des gens du passé.

6) Comprendre la dimension éthique des interprétations historiques.

Les crimes et les sacrifices du passé s’accompagnent – ils de responsabilités, pour nous, aujourd’hui ? Nous ne pouvons pas imposer nos valeurs éthique contemporaines à des événements du passé. Cependant ce que nous apprenons du passé peut nous aider à faire face aux enjeux éthique d’aujourd’hui.

Chacun des points aborder est illustrer par des leçons proposées aux élèves canadiens. par exemple,  pour illustrer la notion du point de vue historique, le site propose une leçon sur l’engagement volontaire des jeunes canadiens dans l’armée pour aller combattre en Europe en 1914. Cette leçon doit être utilisable pour le cours sur la première guerre mondiale. Peut-être vais-je l’utiliser en première STMG ?

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