Le droit de veto français à l'ONU

« Tant que je serai dans la situation d’exercer la responsabilité de mon pays si les Français me la confient, il n’y aura pas de remise en cause du droit de veto, de remise en cause unilatérale du droit de veto », a déclaré François Hollande, lundi 28 novembre.  « Les Nations unies doivent évoluer, il y a une réflexion qui peut être engagée, une gouvernance mondiale », a-t-il cependant ajouté.

Voilà qui est clair sur la volonté du candidat socialiste de préserver un système qui a bloqué et qui bloque encore trop souvent certaines réalisations de l’ONU. Le Conseil de sécurité des Nations unies, composé de cinq membres permanents (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine et Russie) et dix non permanents élus pour deux ans n’’a été réformé qu’’une fois en 1963, lorsque quatre nouveaux sièges non permanents ont été créés. La réforme du Conseil nécessite l’’accord d’au moins les deux-tiers des Etats membres de l’ONU et celui de tous les membres permanents, qui disposent du droit de veto.

Concernant le droit de veto, la France l’a utilisé 18 fois depuis 1945. Le dernier usage du droit de veto par la France remonte à décembre 1989 au sujet de la situation à Panama. Elle l’a utilisé seule, la dernière fois, en 1976, sur la question de Mayotte.

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