Cela se passe en Afrique…

Le film «Blood Diamond» en janvier 2007 fustigeait le trafic de diamants en Sierra Leone. Aujourd’hui, c’est une enquête choc, «L’Or africain» d’un journaliste suisse qui épingle le désastre engendré par l’extraction de l’or sur le continent africain.

Le commerce de l’or génère d’énormes profits pour les multinationales. Les trois plus importantes, l’Anglogold (Afrique du Sud), la Barrick Gold (Canada) et la Newmont Mining (Etats-Unis) dégagent d’importants bénéfices grâce à la main d’œuvre très bon marché et grâce aux cours très élevé de l’or. Mais cette activité provoque également de graves dégâts sur la santé des habitants et sur l’environnement des sites. On a constaté une hausse importante de diverses pathologies à cause du cyanure et du mercure utilisés pour détacher les paillettes d’or de la roche. Ces produits se déversent dans les nappes phréatiques et provoquent des maux comme la cécité, des paralysies. Par exemple dans deux villages de Sadiola, un important site minier au Mali, 4 femmes sur 5 font des fausses couches.

Toujours en Afrique, la Chine vient de consentir un prêt de 5 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) à la République Démocratique du Congo pour reconstruire des infrastructures de transport mises à mal par les guerres à partir de la fin des années 1990 et réhabiliter des mines. La construction de deux universités et de plusieurs milliers de logements, la remise à niveau de dizaines d’hôpitaux et celle d’une centaine de centres de santé sont également prévues d’ici à trois ans.

En annonçant l’octroi du prêt, les autorités congolaises ont expliqué que la Chine sera remboursée par des concessions minières de cuivre et de cobalt et le produit des taxes perçues par les usagers des routes et des chemins de fer construits par les Chinois.

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