L’Inde, bientôt la seconde puissance mondiale ?

Infographie Le Monde.fr

Dans une étude publiée mardi 9 octobre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que l’Inde doit assouplir sa législation du travail, accélérer les réformes dans l’éducation, et développer ses infrastructures, pour maintenir son rythme de croissance. Après avoir dépassé les 9 % en 2006, celle-ci devrait se situer en 2007 aux alentours de 8,5 %.

Il y a un paradoxe : l’industrie s’est développée alors que la main-d’œuvre disponible dans le pays est une des moins chères au monde mais que chaque entreprise a « l’obligation d’obtenir une autorisation publique pour licencier même un seul salarié dans les unités manufacturières de plus de 100 travailleurs ».

Cette rigidité du marché du travail empêche les ouvriers agricoles d’occuper des emplois mieux rémunérés dans l’industrie. L’agriculture fait travailler 57 % de la population active alors qu’elle contribue à seulement 20 % du produit intérieur brut (PIB). Le transfert de main-d’œuvre indienne depuis le secteur agricole vers l’industrie est le plus bas d’Asie. L’Inde a réussi sa révolution informatique. Elle doit désormais accomplir sa révolution industrielle.

Le contexte est favorable. Une enquête auprès de 340 entreprises mondiales, révèle que l’intérêt des fabricants pour l’Inde est plus important que pour la Chine.

Pour favoriser l’expansion de l’industrie, encore faut-il que l’Inde développe ses infrastructures. Les coûts de logistique en Inde sont parmi les plus élevés du monde. L’Inde veut consacrer 250 milliards de dollars (178 milliards d’euros) à la modernisation des infrastructures d’ici 2012, en y associant le secteur privé. Mais la complexité des procédures administratives ralentit l’exécution des chantiers. Ainsi, l’autorité indienne des autoroutes nationales, qui souhaite en construire 1 231 kilomètres, attend l’autorisation de son ministère de tutelle qui doit lui même consulter un comité d’approbation des partenariats publics-privés. Le projet attend depuis avril.

Les dépenses dans l’enseignement supérieur ne représentent que 0,8 % du PIB, soit la moitié de la moyenne observée dans les autres pays émergents. La mauvaise performance du système éducatif est un frein à l’innovation. Le pays ne compte que 5 000 doctorants.

Si l’Inde mène ces réformes, l’OCDE considère que le pays pourrait réduire sa pauvreté de moitié d’ici 2015. A noter que je n’ai rien lu sur le travail des enfants…

D’après un article du Monde.fr

 

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